﴾ Chapitre 19.1 ﴿ : Un fil rouge feu

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Elias Vane avait grandi les mains dans la boue, avec la certitude qu’il suffirait de les laver pour toucher du doigt les rêves qu’il avait plein la tête. Il avait eu tort. L’uniforme des Gardes-ébènes n’avait pas gommé ses origines. Il lui avait simplement offert un nouveau type de crasse à fouiller. Une crasse qui sentait l’encre rance et les ambitions mortes. Pourtant, là où ses collègues n’y voyaient qu’un purgatoire destiné aux carrières ratées, Elias y voyait une mine à ciel ouvert. Il savait la vérité sale et timide, capable de se révéler à ceux qui acceptaient de gratter les marges que personne ne prenait la peine de lire. Son père lui avait répété maintes et maintes fois que le diable se terrait toujours dans les détails. S’il fallait passer chaque nuit à éplucher chaque ligne de chaque rapport pour lui permettre de prouver sa valeur, alors il le ferait. Car pour traquer ce qui se cachait dans l’ombre, il ne fallait pas craindre le noir.

Il referma le registre sous ses yeux et l’ajouta à la pile instable de dossiers qui s’empilait tout autour de lui. Il repoussa ceux à sa gauche pour se ménager un espace de travail décent. L’empilement menaça de s’effondrer sur son bureau surchargé. Autour de lui, le poste de l’Arche d’Union bourdonnait d’une activité paresseuse. Deux Garde-ébènes jouaient aux dés à l’entrée, patientant jusqu’à la fin de leur quart. Les autres inspecteurs passaient le temps à discuter ou somnolaient à leur bureau. Elias se trouvait au fond de la salle, mal éclairée, près des archives et de la porte des latrines qui claquait à chaque passage.

— Tu vas te faire mal aux yeux, gamin, retentit une voix molle de l’autre côté des piles de registres.

Elias écarta les dossiers supérieurs, révélant le visage marqué par la petite vérole et la moustache tombante de Karel, son binôme. L’homme d’âge mûr avait l’air triste, même lorsqu’il souriait, mais ses yeux gardaient une lueur bienveillante et paternelle. Il déballait méticuleusement un casse-croûte, enveloppé dans du papier gras. Il en tendit la moitié vers Elias.

— Tiens, proposa-t-il. T’as besoin de manger aussi. Tes rapports vont pas s’envoler.

— Je n’ai pas faim, Karel, répondit Elias en retournant à ses lectures. Il faut que je boucle le tri des archives avant ce soir.

— T’espères encore trouver quelque chose ? Si ces bouts de papier finissent ici, crois-moi, c’est que y’a plus grand-chose à en tirer.

— Ça c’est à moi d’en décider.

Karel soupira et mordit son pain avec la lenteur de celui payé à l’heure et non au résultat.

— Tu sais très bien que j’ai raison, marmonna-t-il, la bouche pleine. L’enquête est terminée. Si ça arrive ici, c’est que c’est sans intérêt. Varos nous a foutu la pression uniquement parce qu’Akino la lui a mise. Comme sur chaque poste d’ailleurs. C’est la chaîne alimentaire ça, gamin, et on est tout en bas.

Pour illustrer son propos, un éclat de rire sonore traversa les bureaux pour en chasser la morosité ambiante. La porte battante à l’entrée s’ouvrit en laissant filtrer un courant d’air bienvenu, et deux inspecteurs qui l’étaient un peu moins. Jance avançait en premier, la mâchoire carrée, les cheveux blonds, soigneusement coiffés courts. Il portait un uniforme impeccable, et dégageait cette arrogante assurance de ceux qui n’avaient jamais eu à s’inquiéter de pouvoir régler leur loyer. Il ne portait pas les marques d’Elias. Lui portait l’odeur du savon coûteux et du cuir neuf. Son binôme le suivait comme un chien, une comparaison pas assez insultante selon Elias.

Les deux traversèrent la salle sans un regard aux gardes qui jouaient aux dés. Ils n’existaient que dans leur bulle d’importance, parlaient fort, occupaient l’espace comme s’ils étaient seuls. En approchant de son bureau, Jance réduisit l’allure. Son regard glissa sur Karel avec une indifférence impolie, avant de s’accrocher à la montagne de parchemins qui menaçait d’engloutir Elias. Il s’arrêta, un rictus de pitié amusée au coin des lèvres.

— Encore à faire de l’archéologie, Vane ? lança-t-il d’une voix traînante.

Il tendit une main gantée et tapota le sommet de la pile de dossiers sans délicatesse, mais avec le dédain d’un maître inspectant le travail maladroit d’un apprenti.

— Tu sais, le capitaine a demandé qu’on « classe » ces rapports, pas qu’on les apprenne par cœur. À ce rythme-là, tu n’es pas près de pouvoir t’occuper des tes enquêtes.

— Une enquête ? lança le second dans son dos.

— Ah… reprit Jance en exagérant son haussement d’épaule. Suis-je bête. Encore faudrait-il que l’on t’en accorde une.

— Je fais mon travail, Jance, répondit Elias sans lever les yeux, continuant de gratter le papier de sa plume avec une régularité mécanique.

— Mais oui, et avec quelle ardeur, ironisa Jance. C’est presque touchant cette conviction que si tu remues suffisamment la poussière, elle se changera en or.

Il se pencha légèrement sur le bureau et l’espace vital d’Elias.

— Un conseil d’ami, commença-t-il dans une fausse confidence, dégoulinante de paternalisme. Ne te fatigue pas pour des causes perdues. Tu confonds obstination et flair. Les dossiers qui atterrissent sur ce bureau ne sont pas des pistes, ce sont des carcasses. Les lions ont déjà mangé. Tu n’es là que pour te charger des restes. Gratter le fond du plat ne fera pas de toi un convive, Vane. Ça fera juste de toi le chien qui attend sous la table.

Il se redressa et lissa un pli imaginaire sur son pourpoint.

— On va déjeuner au Pavillon. On te ramène quelque chose ? Un os à ronger, peut-être ?

Le duo s’éloigna en riant de leur plaisanterie. Elias sentit le sang affluer contre ses tempes, chaud et remuant. Sa main se crispa sur sa plume. Ce n’était pas vraiment l’insulte qui le brûlait, il y était plus qu’habitué. C’était cette certitude inébranlable qu’ils avaient d’être au sommet et de regarder ceux d’en bas avec la bienveillance que l’on accorde à des insectes.

— Laisse couler, murmura Karel, les yeux rivés sur son sandwich comme s’il contenait les secrets du monde. Ils peuvent bien penser qu’ils brillent, c’est tout ce qu’ils savent faire. Tu sais ce qu’on dit, quand on brille trop fort, on finit par se brûler. Nous, au moins, on dure.

Elias inspira lentement pour forcer ses muscles à la détente. Il ravala sa fierté, un goût amer au fond de la gorge, et replongea le nez dans ses parchemins.

— Je sais tout ça, dit-il, plus calme. Jance a beau profiter des contacts de son père, ça fait déjà deux ans qu’il est incapable d’aspirer à plus haut qu’inspecteur. J’ai surpris Varos en train de se plaindre de ses investigations à la traîne. J’imagine qu’on ne peut pas à la fois être un bon enquêteur et passer son temps à arpenter restaurants et bordels.

Karel acquiesça d’une nouvelle bouchée.

— Mais tu te trompes sur un point, reprit Elias en relevant un regard qui interpella son binôme. Je ne compte pas durer. Durer, c’est ce qu’on fait quand on attend la fin. Ils ne comptent pas me confier d’enquête ? Très bien. Moi, je me prépare. Le vent finira par tourner, et quand il fera, je serai le seul à avoir hissé la voile pendant que les autres dormaient sur le pont. Je saurai saisir ma chance, même si je dois l’arracher avec les dents.

Karel cessa de mâcher. Il observa son jeune partenaire avec un mélange de respect et d’inquiétude, puis il secoua la tête en froissant lentement son papier gras.

— Fais attention aux tempêtes, gamin. Crois-moi, l’ambition c’est comme l’éther. À petites doses ça éclaire. Quand ça te submerge, ça te consume de l’intérieur.

Elias ne répondit pas. Il avait déjà reporté toute son attention sur sa pile de parchemins, rentrait une fois de plus dans cet état de transe froide qu’il affectionnait tant. Il ne lisait pas tout ces rapports par plaisir, mais par nécessité. Là où Jance ne voyait que des déchets administratifs, Elias voyait les pièces dispersées d’un grand puzzle qui pourrait peut-être lui offrir l’occasion dont il rêvait tant.

Les enquêteurs désignés par le conseil pour se pencher sur l’incident de la Roseraie avaient bouclé le dossier en un temps record : « Incendie accidentel – Dossier classé ». Les témoignages des rescapés et des riverains jugés inutiles ou délirants avaient été déversés ici pour un archivage définitif. C’était précisément dans ce rebut et ces voix que personne n’écoutait que des incohérences pouvaient parfois ouvrir la piste vers la vérité. Du moins, Elias l’espérait de tout son être.

Il parcourut les lignes d’une écriture trop serrée à son goût, la plume suspendue au-dessus du papier.

Plainte 14b : Madame de Valrose exige un dédommagement. Elle estime que l’explosion a fêlé se collection de porcelaine. Elle menace également d’écrire directement au Conseil si ce genre de bruit devait se reproduire passé vingt-deux heures.

Elias soupira. Les riches et leurs problèmes… un classique. La journée allait être longue.

Témoignage 17a : Un veilleur de nuit, rue la mare, affirme avoir vu des ombres « se détacher des murs » pour attaquer les gardes.

Elias griffonna « Hallucination » dans la marge et raya le témoignage. La panique faisait décidément voir n’importe quoi aux gens.

Témoignage 23c : Une servante affirme avoir vu sa maîtresse projetée par la fenêtre à cause de l’explosion. La pauvre femme est décédée à la suite de sa chute.

Peu probable. « Crime d’opportunité ? »

Témoignage 28a : Le périmètre de sécurité a empêché madame d’approcher. Il y avait deux Etherios. Une femme aux cheveux roux, mal coiffés, et (madame insiste pour que ce soit bien noté) un beau jeune homme brun avec une courte barbe qu’elle souhaiterai remercier pour son aide.

Elias se pinça longuement l’arête du nez. Fabuleux, songea-t-il. Un quartier en ruine, des dizaines de morts, et la priorité de la petite bourgeoisie restait de se rincer l’œil sur l’uniforme. Il trempa sa plume dans l’encrier et raya les quelques lignes.

Les doléances s’enchaînèrent. Un palefrenier se plaint de la perte de trois chevaux. Inutile. Un musicien convié à la réception du Palais n’a pas pu récupérer son instrument. Dommage. La statue de la fontaine centrale a perdu ses bras dans l’explosion. C’est déjà mieux que d’autres. Un carrosse incapable de rouler. Marche donc !

Elias repoussa rageusement la feuille et plongea la tête dans ses mains. Pour ajouter à son malheur, la pile de dossier glissa jusque sur ses genoux. Les parchemins se répandirent au sol autour de lui. Ses épaules s’affaissèrent. Peut-être fallait-il se rendre à l’évidence et accepter que Jance avait raison. Ces documents ne contenaient rien de valeur. Il poussa un long soupir et s’apprêta à ranger lorsque son œil fut attiré par un témoignage plus long que les autres. Il recoupait bon nombre d’information qu’Elias connaissait déjà : L’heure approximative de l’explosion, l’incendie, l’arrivée de la garde et des deux Etherios, puis celle, une demi-heure plus tard, du reste des officiels conviés au Palais ce soir-là pour constater les dégâts. Que du beau monde, pensa Elias en parcourant les noms.

Il s’arrêta soudain et revint sur l’un d’eux. Zane de Valor… Un pli contrasté se creusa entre ses sourcils. D’un air chiffonné, il fouilla dans le tas de notes éparpillées devant lui. Entre une demande de remboursement pour une volière détruite et une diatribe sur la sécurité des hauts-quartiers, il retrouva une autre liste, rédigée en pattes de mouche. Il parcourut les quelques lignes avec plus d’attention que sa première lecture distraite puis s’arrêta sur le témoignage d’une douairière qui tenait à louer la réactivité de l’élite de Canaan. Elle s’y disait notamment rassurée d’avoir pu apercevoir le second de la première section des Etherios sur les lieux, très peu de temps après l’accident. Elias plissa les yeux, mais sursauta lorsque la porte au fond de la salle s’ouvrit à la volée, manquant de sortir de ses gonds en claquant contre le mur. Une silhouette se plaça dans l’encadrement.

— Tout le monde dans mon bureau. Bougez-vous !

La voix de stentor du Capitaine Varos fit trembler les vitres. Le visage cramoisi et la veine du front palpitante, il fit signe à ses hommes de le suivre. L’ambiance de camaraderie s’évapora dans l’instant. Jance et son acolyte cessèrent de rire sur leurs chaises et se levèrent. Karel posa son pain. Elias jeta un dernier regard à sa note puis la reposa pour rejoindre les autres. Il n’était pas rare que leur Capitaine les convoque ainsi, mais jamais il ne l’avait fait avec tant de gravité sur le visage.

Les Garde-ébènes s’engouffrèrent dans la pièce exiguë qui servait de quartier général à leur Capitaine. L’endroit sentait un étrange mélange de renfermé, de tabac froid et de transpiration. Des cartes de la ville tapissaient les murs, couvertes d’épingles de couleur. Une constellation qui semblait grignoter peu à peu les quartiers sains. La hiérarchie sociale se réinstalla naturellement. Jance et les autres vétérans prirent place aux premiers rangs, le torse bombé, les bras croisés, avec cette assurance de façade qu’ils portaient comme une seconde peau. Karel et Elias se glissèrent au fond, le dos collé contre les étagères remplies de dossiers en attente.

Varos ferma la porte d’un coup de talon. Il contourna son bureau, s’appuya lourdement dessus des deux mains et baissa la tête, comme s’il cherchait ses mots dans les lattes usées du plancher. Il resta debout. Le silence s’étira, agrémenté du tic-tac nerveux de l’horloge sur le mur et de la respiration sifflante de Karel.

Le Capitaine releva enfin les yeux, le regard cerné.

— On a un problème, lâcha-t-il d’une voix fatiguée d’avance. Un gros. Le Vairon est mort.

La nouvelle tomba comme un couperet. Un frisson parcourut l’assemblée, rapidement suivi de quelques murmures. Elias regarda par la fenêtre à moitié obstruée en direction du pont et de la mer de rouille qui s’étendait au-delà. Dans les bas-fonds, Milos Ganth, le « Vairon », n’était pas n’importe quel caïd de la pègre. C’était une institution. Il hantait les Arcades depuis déjà plus de vingt ans. Il était l’équilibre au cœur du chaos et la fissure dans le marbre. Un intouchable. Celui qu’on surnommait aussi là-bas le faiseur de miracle s’invitait aussi bien aux tables des hauts-quartiers qu’à celles des Barons.

— Comment est-il mort ? demanda Jance.

— On l’a tué, répondit Varos. Pas beau à voir de ce que j’ai cru comprendre.

— Qui serait assez con pour faire ça ?

— On en sait rien, continua Varos. Quelqu’un a signalé du grabuge au Tertre. On l’a retrouvé dans le manoir de Volk.

Elias regarda son capitaine avec une méfiance à peine dissimulée. Le malaise qui régnait dans la petite pièce se fit plus palpable encore. Jance décroisa les bras, mal à l’aise. Bastian Volk. Ce nom seul suffit à faire baisser les yeux des vétérans.

— Ça va être un sacré bordel, prophétisa Varos en se massant les tempes. Ils vont se déchirer pour le trône et c’est loin d’être le pire. Akino est furieux.

À la mention de leur responsable, les échines des Gardes-ébène se raidirent.

— Il nous fout déjà une pression d’enfer depuis des semaines sur les trafics, fallait que ça nous tombe en plus sur la gueule… Il est persuadé que tout est lié. La mort de Milos, les disparitions, la drogue qui inonde les rues… Il veut des réponses, et il les veut hier.

Varos se redressa et balaya la pièce du regard. Ses yeux s’attardèrent sur Jance, puis glissèrent sur les autres gradés.

— Il me faut deux hommes sur l’affaire. Sécurisez la scène et trouvez un moyen de dénicher Volk. Y’a que lui qui pourra nous expliquer tout ce merdier et qui a eu les tripes ou la folie de buter Milos chez lui.

Le silence qui suivit fut assourdissant. Les uniformes rutilants semblaient soudain peser une tonne. Les inspecteurs trouvèrent leurs bottes fascinantes à regarder. Personne ne voulait se rendre au Tertre, encore moins chez Bastian Volk. Tout le monde savait que les inspecteurs qui l’avaient approché de trop près avaient été avalés par les ombres et ne referaient jamais surface. L’insigne ne protégeait pas sur son territoire. Il faisait office de cible.

Jance, si volubile il y a encore quelques minutes, se faisait aussi petit qu’une souris, évitant soigneusement de croiser le regard de son supérieur. Elias, lui, sentait son cœur cogner contre ses côtes, pas de peur, mais sous l’adrénaline qui affluait dans ses veines. Une porte venait de s’ouvrir, une brèche inespérée dans le mur de médiocrité qu’il grattait depuis des années. C’était dangereux. Oh, oui, c’était dangereux. Suicidaire, même, mais il ne pouvait rater une telle opportunité.

Il se décolla du mur et leva la main.

Son geste eut l’effet d’un coup de fouet. À côté de lui, Karel écarquilla les yeux. Il lui tira la manche avec une force décuplée.

— Fais pas ça, gamin, chuchota-t-il entre ses dents serrées. T’as perdu la tête, ou quoi ? C’est un aller simple.

Varos cligna des yeux, surpris de voir cette main se lever au fond de la salle. Il plissa les yeux pour identifier l’intervenant dans la pénombre.

— Vane ?

— Oui, Monsieur, répondit ce dernier en ignorant Karel.

Le soulagement inonda le visage du Capitaine. Il se fichait probablement de savoir qui irait, tant qu’il pouvait donner un nom à Akino.

— Très bien. Pour une première enquête, je dois admettre que vous avez du cran. Ou pas assez de jugeote. Peu importe.

Il pointa un doigt impérieux vers le vieux garde qui tentait de se faire discret.

— Karel, vous irez avec lui. Vous me l’encadrez. Je ne veux pas qu’il fasse n’importe quoi. C’est bien clair ?

— Mais Capitaine… bafouilla Karel, le visage blême. Je… Je suis à six mois de la retraite, je…

— C’est un ordre, Karel. Je veux votre premier rapport demain matin sur mon bureau.

Les épaules du vieux garde retombèrent. Il hocha lentement la tête.

— Bien, Monsieur…

— Maintenant tout le monde dégage, reprit Varos, au boulot !

Les hommes se levèrent et quittèrent un à un la petite pièce. Pour la première fois depuis longtemps, un sourire se dessina sur les lèvres d’Elias tandis qu’il attrapait son sac à son bureau. Karel observa son casse-croûte qu’il n’aurait pas l’occasion de finir et poussa un long soupir.

— Je vais te tuer, gamin.

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