Initiation sévère

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Lanta, 12 janvier

Kevin ne se sentait pas vraiment vaillant, son esprit était encore un peu embrumé. Il aurait préféré continuer à dormir, cette nuit prenait une tournure vraiment bizarre. Il se laissa tomber dans un fauteuil, dans un coin de la pièce tandis que Léonard ouvrait une nouvelle bouteille. Julia semblait plus en forme, elle découvrait progressivement le décor de la pièce. Elle avait l’impression de se retrouver dans un film, sauf qu’au lieu d’être devant l’écran, elle était au cœur de l’action. Camille lui tendit une flute, elle n’avait pas vraiment envie de boire, mais elle ne voulait pas paraître impolie. Les bulles fraiches lui redonnèrent un sursaut d’énergie.

« Il faut se mettre dans l’ambiance, dit Camille en reprenant le verre. Viens avec moi. »

Elle lui prit la main pour l’entrainer vers une pièce voisine, égèrement plus éclairée. À peine entrée, Camille lui ordonna de se déshabiller. Le ton avait soudain changé, la demande était maintenant impérieuse. Son hôtesse s’était elle aussi dévêtue. Elle entreprit d’enfiler un corset de cuir noir.

« Viens m’aider à le serrer, ordonna la jeune femme. »

Julia obéit et laça les longs cordons. Quand ce fut ajusté au goût de Camille, celle-ci désigna un coin de la pièce.

« À ton tour, enfile ce harnais ! »

Julia regarda un instant l’ensemble de lanières et d’anneaux, sans savoir quoi faire. Camille s’approcha, une cravache à la main.

« Ne fais pas l’idiote, où tu vas goûter à mon jouet ! lança Camille en frappant l’objet au creux de sa main.»

Après un moment de stupeur, Julia finit par se retrouver harnachée. Les lanières ceinturaient son buste, ses hanches et le haut de ses cuisses, mais laissaient ses seins et son sexe dénudés.

« Assez trainé, Léonard nous attend ! »

Les deux femmes retournèrent dans la grande salle. Kevin s’était endormi, Léonard attendait au bar.

— Vous en avez mis du temps, je commençais à m’ennuyer. C’est pas avec lui que j’aurais pu discuter, déclara Léonard en désignant l’homme endormi.

— Cette godiche a mis du temps à s’équiper !

— J’espère que ça en valait la peine. On va l’installer.

Julia ne savait plus que penser, le jeu commençait à devenir inquiétant et elle ne pouvait pas compter sur Kevin. Léonard posa sa flute et alla chercher au fond de la salle une fine cordelette de chanvre.

« Donne-moi tes mains, dans le dos ! »

Le médecin lui lia les poignets, sans trop serrer, mais assez pour qu’elle ne puisse plus bouger les bras.

— Par quoi veux-tu commencer ? demanda-t-il à Camille.

— Elle a de jolis seins, j’ai envie de jouer un peu avec.

— Qu’est-ce que vous allez faire ? demanda Julia d’une voix tremblante.

— J’hésite entre les pinces et la pompe à vide, répondit Camille, qu’est-ce que tu préfères ?

— Je… Je ne veux pas, libère-moi, ce n’est plus drôle.

— C’est trop tard, il fallait y penser avant d’accepter notre invitation.

La cravache siffla et une marque rouge apparut sur la poitrine de la femme entravée.

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