Chapitre 25

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Mercredi 25 janvier 13 h 30

Un colis était arrivé de Rennes vers 13 h. Un petit carton, de retour du labo avec les quatre portables qui avaient été envoyés en expertise. Maintenant que leur contenu ainsi que les tracés avaient été exploités, ils n’étaient plus utiles pour l’enquête. Il faudra les rendre, songea Angélique.

Étant donné le calme qui semblait régner sur le barrage du pont de l’Iroise et le fait que les divers chauffards avaient été soit dissuadés soit arrêtés, Morvan lui donna son accord afin qu’elle convoque simultanément Maryse Guillou et Josiane Tanguy pour les confronter à leur « rencontre secrète » du 17 janvier matin, mais lui demanda d’en informer le magistrat instructeur et d’obtenir de la part de celui-ci, a minima, une absence d’opposition.

Il fallait que cette enquête avance et sur ce point, clairement elles avaient toutes les deux menti lors de leurs interrogatoires. C’était une raison valable pour les placer en garde-à-vue. Pour être certaine de son bon droit, elle appela le juge Derien. Celui-ci décrocha rapidement.

— J’ai reconnu votre numéro, adjudante, mais je suis en audition, alors faites court s’il vous plait.

Elle lui exposa de façon synthétique son intention de faire venir les deux femmes en garde à vue, simultanément pour les confronter à leur omission ou mensonge. Comme c’était une des seules pistes d’investigation restante, le magistrat donna son accord. Toutefois, il précisa que si rien ne sortait de ces interrogatoires, la gendarmerie serait dans l’obligation de les relâcher assez vite. Il n’y avait rien de réellement assez solide pour justifier une garde-à-vue qui dure. Certes, elles avaient toutes les deux menti, mais cela ne suffisait pas pour les accuser de quoi que ce soit.

Moyennement satisfaite de cette réponse judiciaire, mais décidant quand même de jouer son va-tout sur ce point, elle lança la procédure et fit préparer deux voitures pour aller chercher les deux femmes. Le timing était important, il ne fallait pas qu’elles puissent communiquer entre elles une fois que tout serait engagé. Il n’y avait plus à espérer que la gendarmerie trouverait les deux épouses à leur domicile. Elle savait que Maryse Guillou n’avait pas repris ses activités de nourrice, mais avait des doutes sur l’ouverture ou non du salon de coiffure de Josiane Tanguy. Au pire, les militaires envoyés sur place avaient pour consigne de laisser celle-ci terminer sa cliente avant de l’embarquer.

Morvan avait appelé le cabinet médical habituel pour qu’un médecin soit disponible afin d’examiner les deux femmes lors de leur arrivée. Angélique et lui mettaient beaucoup d’espoir dans cette confrontation. Elle l’avait convaincu.

Ils avaient renvoyé chez eux les personnes appréhendées pour conduite dangereuse et libéré deux cellules, non contiguës, qu’ils avaient également fait nettoyer.

Vers 14 h 30, le véhicule ramenant Maryse Guillou se gara devant la brigade. Dupuis l’accompagna jusqu’à sa geôle, puis passa voir Angélique.

— C’est bon, tu en as une, fit-il avec un sourire, tout content de leur complicité toute récente.

— Merci Maxime. Tu lui as bien lu ses droits ?

— Oui, comme dans le CPP. La garde à vue a été prononcée à 14 h 15. Elle a pris le temps d’appeler un avocat, un certain Salomon, il me semble… Il ne devrait pas tarder à arriver.

Mince, le casse-pieds va être de retour, se dit-elle.

— Elle se doute de pourquoi elle est ici, une nouvelle fois ?

— Je ne crois pas non. En fait, elle ne m’a pas posé de questions.

Sa réaction laissa Angélique dans l’expectative. Soit, c’était une sacrée manipulatrice, soit elle était dépassée par les événements. L’interrogatoire permettrait sans doute de répondre à cette question.

Quelques minutes plus tard, Merlot passa la voir :

— Je viens d’amener Josiane Tanguy. Kerléo est en train de la mettre en cellule comme tu l’avais demandé.

— Merci, tu as pu tomber entre deux clientes ?

— Mieux que ça, elle avait un trou dans son planning. Un problème de synchronisation avec son téléphone qu’elle n’a plus, m’a-t-elle dit. En tout cas, tout s’est bien goupillé.

Angélique avait l’impression qu’avec cette enquête, Merlot avait retrouvé un peu goût à son métier de gendarme. Cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas trouvé aussi impliqué et enthousiaste.

— Elle a pu appeler un avocat ?

— Non, pas que je sache…

— Mince, je vais aller la voir alors. Il ne faudrait pas qu’on merde et que tout soit foutu par terre à cause d’un loupé dans la procédure.

Elle récupéra les clés de la cellule de Josiane Tanguy auprès du planton de permanence puis alla la rencontrer :

— Bonjour, Madame Tanguy.

— Oh, bonjour adjudante. Vous avez du nouveau pour que je sois en garde à vue ?

Forcément, sinon, elle ne serait pas là…

— Oui, mais je vous dirai ça quand votre avocat sera avec vous. Vous n’avez appelé personne ?

— Non, pourquoi ? Je devrais ?

— Oui, vous devriez. C’est un des droits des citoyens.

— Je peux appeler Maitre Duflaux alors ?

— Bien sûr, répondit Angélique en lui tendant son propre smartphone.

Josiane Tanguy la regarda, un peu perdue en lui disant :

— Mais je n’ai pas ses coordonnées…

L’adjudante chercha sur les pages jaunes et, une fois le numéro du cabinet identifié et tabulé, elle lui redonna son téléphone, tout en demeurant dans la cellule.

Le secrétariat décrocha assez rapidement :

— Allô, secrétariat du cabinet de Maîtres Duflaux, Lallemant, Lefur et Mauduis, que puis-je pour vous ?

— Euh bonjour, je suis Josiane Tanguy, de Dirinon, et je viens d’être placée en garde à vue à la gendarmerie de Landerneau. J’aurais besoin de l’assistance d’un avocat.

— Mais vous croyez qu’on peut répondre comme ça au pied levé, Madame ? fit la secrétaire, visiblement débordée.

— Maitre Duflaux est déjà venue avec moi à cette gendarmerie, avant-hier, tenta timidement la gardée-à-vue.

La secrétaire se radoucit aussitôt, au grand soulagement d’Angélique qui, un instant, avait vu sa confrontation mal partie :

— Vous étiez déjà en garde à vue ?

— Non, c’était en audition libre, mais Maître Duflaux était avec mon mari et moi.

— Maitre Duflaux est en rendez-vous à l’extérieur, mais je vais voir avec un de ses collègues. Ne quittez pas.

S’ensuivit une assez longue attente, accompagnée par la musique du printemps des quatre saisons de Vivaldi. Enfin, la secrétaire revint au bout du fil :

— Maître Lefur va se rendre à Landerneau pour vous assister. Surtout, vous ne dites rien avant qu’il ne soit là, hein ?

— Bien, merci beaucoup, fit Josiane Tanguy avant de raccrocher et de tendre le téléphone à Angélique.

Puis s’adressant à la gendarme :

— Un avocat du cabinet de Maître Duflaux va venir. On m’a bien dit de ne rien vous dire avant qu’il ne soit présent.

— Ne vous inquiétez pas, je connais le code de procédure, répondit Angélique. Nous allons vous envoyer un médecin pour qu’il vous examine. C’est la règle en début de garde-à-vue, compléta-t-elle.

Puis elle abandonna la coiffeuse seule dans sa cellule. Elle aurait pu l’interroger durant deux heures avant que l’avocat n’arrive. Mais à quoi cela aurait-il servi ? Elle serait restée bouche cousue. D’autant plus que les évolutions du code de procédure pénale allaient bientôt entériner la présence de l’avocat dès les premières minutes de la garde à vue[1].

En sortant, elle croisa Maître Salomon qui entrait dans les locaux de la brigade, furibard :

— Encore vous, adjudante ? Mais c’est de l’acharnement envers ma cliente ! Vous lui reprochez quoi ? Vous savez, je pourrais vous attaquer pour procédure abusive, la menaça-t-il en brandissant un doigt accusateur.

Angélique ne se laissa pas démonter et lui répondit très calmement :

— Maryse Guillou a menti sur son emploi du temps du 17 janvier au matin, Maître, son portable a parlé.

Elle tourna les talons, l’abandonnant avec ses interrogations et regagna son bureau. Elle lui avait proprement coupé le sifflet.

Le médecin était en train d’examiner Maryse Guillou, aussi le planton demanda à Salomon d’attendre un peu avant de voir sa cliente. Celui-ci fit les cent pas dans le hall d’accueil de la brigade en ronchonnant. Tout le monde l’ignora, ce qui le mit encore plus en furie.

Dès que le toubib sortit de la cellule, l’avocat s’y précipita, le bousculant au passage.

— Eh, on se calme, monsieur ! lui fit-il.

L’autre ne s’excusa même pas et referma derrière lui.

— Qu’est-ce qui lui arrive à ce type ? demanda le médecin à la ronde.

— On ne sait pas. Il était déjà énervé quand il a débarqué, lui répondit Dupuis, qui venait ouvrir la porte de Josiane Tanguy afin qu’elle soit examinée à son tour.

Pendant ce temps-là, dans la salle d’interrogatoire, Angélique disposait les sièges pour les deux femmes, leurs conseils ainsi que les trois gendarmes qui allaient faire l’audition. Morvan avait souhaité rester en retrait. Il demeurerait dans la pièce de contrôle et suivrait à distance le déroulement des opérations.

Les trois militaires devant procéder seraient Angélique, assistée de Dupuis – tout heureux d’être intégré de plus près à cette enquête – et Merlot qui prendrait des notes sur son ordinateur.

Le médecin finit l’examen de sa seconde patiente puis vint rejoindre Morvan pour lui faire un compte-rendu.

— Voyez ça avec l’adjudante, docteur, c’est elle qui dirige cette affaire maintenant. Elle est tout à fait compétente.

— Mais je n’avais aucun doute là-dessus, capitaine, lui répondit le toubib avec un sourire.

Celui-ci se rendit donc dans le bureau d’Angélique qui était en train de mettre la dernière main à sa trame d’interrogatoire.

— Oui, docteur ?

— J’ai examiné vos deux patientes. Elles sont en bonne santé et rien ne s’oppose médicalement à leur garde-à-vue. Je préconiserai toutefois de procéder de la même façon qu’avec Madame Guillou la fois précédente : alterner des phases de deux heures de questions et deux heures de repos.

En définitive, au vu de ce qu’il s’était passé avec la veuve Guillou, cette façon de faire embêtait plus les avocats que les gendarmes, se dit Angélique avec un petit sourire.

— Merci docteur, c’est noté. Vous enverrez votre facture à la compagnie ?

— Bien sûr, comme d’habitude. Bonne fin de journée adjudante.

Il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée du conseil de Josiane Tanguy, son entretien avec sa cliente et elle pourrait commencer cet interrogatoire. Angélique se sentait comme avant un randori : un mélange d’excitation, de concentration et de calme intérieur. Elle était prête et savait où elle voulait aller.

L’avocat de Josiane Tanguy débarqua enfin, un petit bonhomme chauve et rondouillard, l’air plutôt avenant.

— Bienvenue, Maitre Lefur, c’est bien ça ?

— Oui, je suis le défenseur de Josiane Tanguy, elle est là ?

— Oui, le médecin vient juste de l’examiner en début de garde à vue.

— Avant que j’aille échanger avec elle, pouvez-vous me dire ce qui justifie tout ça ?

À la différence de celui de Maryse Guillou, il posait la question de façon polie et aimable.

— Bien sûr, Maître. Elle nous a menti lors des audiences de lundi sur son emploi du temps du 17 janvier au matin, pendant que se déroulait le meurtre d’Alain Guillou.

— Je vois, fit-il, sans doute en ne voyant rien du tout. Vous pouvez me conduire à ma cliente, je vous prie ?

— Suivez-moi, fit-elle en le précédant vers la cellule.

Il resta avec Josiane Tanguy un peu moins des trente minutes réglementaires puis fit comprendre aux gendarmes qu’ils étaient prêts pour l’audition.

Angélique fut obligée d’aller chercher Maryse Guillou et son conseiller. Celui-ci râla sur le fait qu’il n’avait pas fini, mais elle lui rappela que la durée légale de l’entretien préalable était de trente minutes et non pas, plus de quarante-cinq comme ils avaient eu.

Finalement, tout le monde s’installa dans la salle d’interrogatoire.

— C’est bon, Paul, tu nous vois et nous entends ? demanda l’adjudante.

Dupuis sortit de la pièce puis revint, s’étant assuré que le son et la vision étaient corrects dans le local de contrôle.

— Nickel, tout fonctionne, lui dit-il en se rasseyant.

— Bien, nous pouvons commencer.

— Dites-nous exactement ce qui motive cette nouvelle garde-à-vue pour ma cliente, lança Maître Salomon.

Il était déjà très hargneux. Angélique allait devoir manœuvrer pour le calmer. Elle ne supportait pas ce genre d’animosité gratuite. Ce n’était pas parce qu’il était un homme et elle non, qu’il pouvait s’adresser à elle sur ce ton.

— Tout d’abord, si nous voulons que cette audition se passe bien, je vous propose d’essayer de nous parler aimablement et poliment, sans agressivité. Je pense que tout le monde y gagnera.

Maître Lefur opina de la tête, de même que les deux femmes. Après quelques instants de silence durant lesquels les gendarmes le sentirent bouillonner intérieurement, l’avocat de Maryse Guillou finit par rendre les armes.

— Ok, adjudante, allons-y, sans nous énerver.

On voyait bien que cela lui demandait un effort important, mais il y réussit.

— Bien, voici les motivations de cette double garde à vue : nous avons reçu les analyses des téléphones portables de Maryse Guillou et Josiane Tanguy. À partir de l’extraction des différents bornages successifs entre 8 h 30 et 9 h 30, nous avons découvert que toutes les deux nous ont menti lors des auditions précédentes.

La coiffeuse blêmit. La nourrice demeura de marbre. Intéressant cette différence de réactions, se dit Angélique. Elle verrait avec ses collègues, plus tard, s’ils avaient noté la même chose.

— En quoi ma cliente vous a-t-elle menti ? demanda Maître Lefur.

— Votre cliente nous a dit qu’elle était seule entre le départ de son mari et le sien, pour son salon, or c’est faux : elle a appelé Maryse Guillou vers 8 h 30, durant une minute environ, ce jour-là et celle-ci est allée la voir aussitôt après, chez elle, et est restée à ses côtés jusque vers 9 h 20, avant de retourner à son propre domicile. Ce que je viens de vous énoncer vaut aussi pour votre cliente, Maître Salomon. Avec le bornage de son téléphone, on sait déjà en partie ce que Madame Guillou a fait pendant son « trou de mémoire ».

— Je comprends votre agacement, adjudante, répondit l’avocat de Josiane Tanguy, mais en quoi cela peut-il justifier une garde-à-vue ?

Là était le nœud de l’affaire. Elle avait dû convenir avec le juge que le motif était un peu faible : elles avaient eu matériellement le temps d’aller abattre Alain Guillou en laissant leurs portables chez la coiffeuse. Oui, mais le tuer avec quoi ? Le troisième fusil fantôme des Tanguy était introuvable et maintenant les deux époux affirmaient n’en avoir toujours eu que deux.

— Pour le moment, l’alibi de votre cliente, durant la période où Alain Guillou a été assassiné, ne tient pas et je voudrais arriver à éclaircir ces points précis : pourquoi a-t-elle appelé Madame Guillou ? Pourquoi celle-ci est-elle venue la voir et que se sont-elles dit ? Et en conclusion, pourquoi ne pas nous avoir raconté tout cela lors des premières auditions.

— Mais enfin, adjudante ! On ne met pas des gens en garde-à-vue parce qu’ils vous ont menti ! s’exclama Maitre Salomon.

— Permettez-moi de vous contredire, cher collègue, mais si. Effectivement, c’est une des raisons qui peut conduire à une garde-à-vue, surtout que nous sommes sur une affaire criminelle… fit Lefur.

Sa voix doucereuse, pire qu’une lame de rasoir, coupa la chique de l’autre avocat qui resta la bouche ouverte.

Un bref instant, Angélique se dit qu’il allait dans son sens. Mais ce qui s’ensuivit la détrompa bien vite :

— Cela dit, adjudante, même si ma cliente vous a menti, étant donné que vous n’avez pas de charge supplémentaire contre elle, cela ne tiendra bien longtemps pour une accusation de meurtre devant un tribunal et vous le savez bien. Je suis à peu près certain que le juge d’instruction ne vous suivra pas pour une mise en examen.

Faisant mine d’ignorer ces mots qui l’avaient un peu déstabilisée, Angélique ne lâcha pas l’affaire :

— Est-il tout de même possible de comprendre ce qu’il s’est dit entre les deux femmes ce matin-là et pourquoi elles nous ont caché cet élément ? insista Angélique en regardant Josiane Tanguy.

Elle sentait bien que c’était mal parti et qu’elle avait fort peu de chance d’obtenir la moindre réponse. Sous ses dehors aimables et sympathiques, Maitre Lefur était un bien plus redoutable avocat que son collègue vociférant.

— Ce que je peux vous dire, adjudante, pour avoir longuement discuté avec ma cliente sur ce sujet, c’est que l’objet de leur échange n’a pas de rapport direct avec le décès d’Alain Guillou.

— Et donc, je suis obligé de vous croire sur parole, Maître ? Est-il possible de l’entendre de la bouche de Madame Tanguy ?

Celle-ci fit un effort et parla d’une voix fluette :

— Notre entretien à Maryse et moi n’a rien à voir avec la mort d’Alain.

— Bien, mais pourquoi nous avoir caché ce fait ? insista une nouvelle fois Angélique.

— Rien ne vous oblige à répondre à cette question, Madame Tanguy, fit Maître Lefur en posant une main protectrice sur le bras de sa cliente.

— C’est noté Maître. Et vous, Madame Guillou, quelque chose à dire à ce sujet ? relança la gendarme.

Elle se faisait encore moins d’illusions, vu la personnalité de l’avocat de celle-ci.

— Madame Guillou, ne répondez pas à cette question. On ne peut pas vous y obliger. Vous avez tenté, vous avez perdu, adjudante, fit Maître Salomon avec un petit air satisfait.

Angélique devait bien reconnaitre, même si cela lui faisait mal au ventre, qu’il avait raison. Elle ne pouvait pas les retenir plus longtemps et c’est donc la mort dans l’âme qu’elle devait les relâcher. Elle manquait cruellement d’une preuve irréfutable pour aller plus loin avec ces deux femmes.

— Bien, vous savez ce qu’il vous reste à faire, adjudante, dit Lefur, toujours aussi aimablement. Vous pouvez lever la garde à vue de ma cliente.

— Et celle de la mienne ! s’empressa d’ajouter l’autre avocat.

L’après-midi de la brigade de recherches se termina donc sur un sentiment d’échec partagé. Cette affaire devenait vraiment un sacré « pot de pus », comme on dit en langage de gendarme.

[1] Au 1er juillet 2024, le code de procédure pénale sera modifié en ce sens, en cohérence avec le droit européen visant à protéger les citoyens.

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