3.4. Un plateau d’attentions
Sasha
« Encore au travail ? » C’est plus naturel de lui poser la question ainsi. Je ne suis ni trop stressée ni trop perdue cette fois-ci. Il me sourit.
« Je te remercie pour le ravitaillement, Sasha. D’habitude, c’est Patrick qui s’en occupe pour moi. Il doit avoir un peu de temps libre puisque tu fais une partie de son travail. » Il sourit. « J’ajouterai cela à ton pécule, d’accord ? » Je hoche la tête. Ce n’est pas le sujet aujourd’hui. Je ne vais pas souligner qu’il a indiqué que je n’étais pas une servante. « J’ai encore pas mal de trucs à faire cette après-midi. L’explication du plan stratégique, c’était une fausse excuse. Le plan est en cours d’évaluation pour savoir s’il est toujours pertinent au vu des avancées technologiques et du marché. En parler maintenant, ça ne serait pas efficace. Si Stan te demande, réponds-lui que c’est confidentiel. Il ne fait pas partie du Conseil d’administration et n’a pas d’action de toute façon. Prends ce temps pour te reposer. »
« Vraiment ? »
« Vraiment. Ça m’ennuie qu’il te prenne pour une servante. Après, ça sera la folie, tu n’auras plus de temps pour toi. Pour bien s’occuper des autres, il faut savoir prendre soin de soi. Allez, oust ! Va profiter de ton après-midi. »
Je souris : « Cyril, bon courage et merci. »
Quartier libre… L’expression résonne. Depuis quand je n’ai pas eu quartier libre ? Jamais, je crois. Mes dernières sorties shopping avaient toujours un objectif : une tenue pour un événement, un cadeau d’anniversaire… Le quartier libre est le meilleur cadeau qu’il puisse me faire. Je décide de lui envoyer un SMS simple :
Quartier libre = meilleur cadeau. Une autre demi-journée et nous sommes quittes ! Merci infiniment, Sasha.
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