6.13. Nos premiers pas ensemble
Sasha
— « À quel point peux-tu me lire ? » je l’interroge.
— « Suffisamment pour savoir quand tu mens… et quand tu espères que je ne remarque rien. »
— « J’ai su que tu avais menti tout à l’heure. »
— « Peu de personnes sont capables de cet exploit. Soit fière de toi. Nous percevons la plupart des hormones humaines et animales. Nos sens, la vue, l’ouïe, l’odorat et le goût sont plus développés. Les variations… le cœur. »
— « Tu entends mon cœur ? »
— « Oui, » sourit-il.
Je reste silencieuse quelques secondes.
— « Donc… je ne peux rien te cacher. »
— « Je ne cherche pas à te lire, Sasha. Toutefois, la plupart du temps, ton visage est assez expressif. Mais, lorsque ton cœur s’accélère… je le remarque. »
Je baisse les yeux et soupire.
— « Quand as-tu compris que… » je demande en sentant mes joues rougir.
— « Jeudi matin. » Il sourit doucement. « Tu rougissais déjà… » Son pouce effleure ma joue. « Et, ça me donne toujours envie de t’embrasser. »
Je relève la tête.
- « Cyril, est-ce que tu ressens la même chose ? »
- « Tu fais aussi accélérer mon cœur, Sasha. » Il prend ma main et la pose contre sa poitrine. Son cœur bat fort, de manière assez espacée. « Plus de mort-aux-rats, » murmure-t-il contre mon front.
- « Non, plus jamais. » Je me blottis contre lui. Je m’y sens en sécurité. Tout devient simple, à nouveau. Stable. Il m’embrasse sur le front.
- « J’aime aussi beaucoup tes câlins, Sasha, » annonce-t-il en passant sa main dans mon dos. Je souris contre lui. « J’ai plus ou moins promis de te ramener à une heure raisonnable. »
- « Mes parents ? »
- « Non, Vlad. Mais, je pourrai avoir plus à craindre de maman ours, » sourit-il. Je souris.
- « Viens, » demande-t-il en me tendant sa main.
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