7-Entre curiosité et danger

13 minutes de lecture

Voilà maintenant deux mois qui étaient passés, et même si Sarah avait fini par prendre ses marques dans ce nouveau centre de formation, elle se faisait encore souvent embêter par Stella et son groupe d'amis, ce qui ne l'empêchait pas de rester à l'écart sans leur prêter attention, préférant largement s'entourer d'Inès et de Stéphane, son meilleur ami, qui étaient devenus ses seuls vrais repères dans cet environnement.

— Pourquoi tu es aussi tendue ? demanda Inès en la regardant par le rétroviseur.

— Parce que tu ne m'as pas prévenue qu'on viendrait en ville pour goûter à ces fameux macarons... à plus de quarante minutes de route en plus, répondit Sarah en soupirant.

— Oh ça va, Inès nous a parlé toute la semaine de ce café réputé où les macarons seraient incroyables, je ne savais pas non plus que c'était en plein centre-ville, ajouta Stéphane en haussant les épaules.

Le simple fait d'être à quelques kilomètres de son ancien logement suffit à faire remonter chez Sarah une sensation de stress qu'elle avait pourtant cru maîtriser.

— Détends-toi, dit Stéphane en posant une main rassurante sur son épaule depuis le siège arrière, ce qui la surprit légèrement mais l'aida à remettre ses idées en place, après tout, elle allait simplement en ville et se trouvait encore loin de son ancienne adresse.

— Oui, tu as raison..., répondit-elle en inspirant plus profondément.

Arrivés sur place, elle fut rassurée de constater qu'il s'agissait d'un petit café à peine visible depuis la rue, discret, sans enseigne trop voyante, loin de l'agitation des grandes enseignes branchées, et ils prirent une table au fond, légèrement à l'écart sans pour autant être complètement isolés, ce qui lui convenait parfaitement.

— Effectivement, ils sont incroyables, dit-elle en goûtant enfin l'un des macarons, se détendant peu à peu.

— Bah tu vois, lança Inès avec un sourire fier, suivie par Stéphane qui ajouta en riant : Elle trouve toujours les bons plans.

Ils passèrent ainsi une bonne heure assise à discuter et à rigoler de choses sans importance, et pour la première fois depuis longtemps, Sarah avait presque oublié où elle se trouvait, ressentant cette sensation nouvelle et simple d'être bien, présente dans l'instant, sans arrière-pensée, comme si tout était enfin normal.

— Oh putain... c'est Dylan Lacoste..., murmura soudain Inès.

Sarah se contenta de jeter un coup d'œil vers le miroir derrière le comptoir pour éviter de se retourner trop brusquement, apercevant trois hommes habillés de façon élégante et raffinée entrer dans la pièce, dégageant tous les trois cette impression de puissance et d'assurance que l'on associait facilement aux gens riches et influents, et une serveuse s'avança aussitôt vers eux pour leur indiquer une porte vitrée donnant sur une salle plus privée, même cette porte respirant le luxe et la réussite.

Un instant, l'un des hommes posa son regard sur le miroir, droit dans les yeux de Sarah, et elle se demanda s'il avait remarqué qu'elle l'observait elle aussi, avant de détourner rapidement les yeux pour regarder Inès, qui avait la bouche grande ouverte et les joues rouges d'excitation.

— Il me regarde...

— Non, il ne te regarde pas, répondit Stéphane en soufflant, et quand Inès prit un air dégoûté, Sarah comprit que l'homme avait déjà détourné le regard ou quitté la pièce.

— Qui est Dylan Lacoste ? demanda-t-elle alors.

Inès et Stéphane la regardèrent comme si elle venait de dire quelque chose d'impensable.

— Tu ne sais vraiment pas qui c'est ? dit Inès.

— C'est genre l'un des hommes les plus connus d'Europe, et même dans d'autres pays, à cause de sa grosse entreprise, ajouta Stéphane.

— Et puis il a aussi une carrière de mannequin, ce n'est pas pour rien qu'on le voit partout, compléta Inès.

— Oui bon, évite les détails, il a beaucoup pour lui comme tous les riches, lança Stéphane d'un ton faussement blasé.

— Rhoo, rabat-joie, répondit Inès en lui tapotant l'épaule.

— Sérieusement, reprit Inès en se tournant vers Sarah, ce mec, c'est le genre de type que tu vois dans les magazines, dans les interviews sur l'innovation et la réussite, il dirige Lincole, une entreprise ultra puissante dans la technologie, l'armement et tout ce qui touche aux projets de pointe, donc autant te dire que ce n'est pas juste un beau gosse connu pour sa tête.

— Et il est réputé pour être super discret sur sa vie privée, ajouta Stéphane, on ne sait jamais vraiment avec qui il traîne, à part deux ou trois noms qui reviennent souvent.

— Voilà, en gros, c'est le genre de personne que tu ne croises pas par hasard dans un petit café, conclut Inès en jetant encore un coup d'œil discret vers la porte vitrée.

Sarah hocha simplement la tête, essayant de faire comme si cela n'avait aucune importance, alors que quelque chose en elle restait étrangement tendu depuis l'instant où leurs regards s'étaient croisés, une sensation qu'elle n'arrivait pas à expliquer, mais qu'elle préféra garder pour elle.

— Bon, on ne va pas attendre encore des heures, lâcha Stéphane en regardant l'heure sur son téléphone, lui qui était venu pour une seule chose, voir son film d'horreur en avant-première qu'il ne voulait pas louper, d'autant plus qu'il avait reçu des places gratuites à son boulot, donc nous y allions tous les trois.

— Oui, Inès, Stéphane a raison, nous devrions y aller maintenant...

— Mais on va le louper...

— Rhoo, tu le verras à la télé, allez, répondit Stéphane en tirant Inès par le bras jusqu'à la sortie, pendant qu'elle traînait des pieds de façon nonchalante.

En passant devant la porte vitrée, mes yeux se posèrent sur la vitre et je remarquai que la pièce semblait vide.

— Bah, ils sont partis ? dit Inès.

— Partis où ? dit une voix dans mon dos.

Je me retournai, surprise, et fis face à un grand homme assez impressionnant au premier coup d'œil.

— Navrée, nous parlions d'une amie, dis-je un peu bêtement en regardant Inès, qui semblait excitée par la situation.

— Pourtant, nous n'étions que trois dans cette pièce, répondit l'homme d'une voix grave.

Je fis un pas vers Stéphane, qui me regardait avec attention, lorsque l'on m'attrapa le bras, me freinant net.

— Alors, on cherche à s'enfuir ?

Je me retournai, mes yeux plongeant dans ses yeux verts aux reflets violets.

— Non..., dis-je d'une voix tremblante, sans détourner le regard, l'affrontant d'une détermination que je ne savais pas d'où.

— Je m'excuse, nous étions curieuses de vous voir ici, dit alors Inès d'un ton froid.

— C'est un café ouvert au public, répondit l'homme debout à côté de ce Dylan qui maintenait encore mon bras fermement.

— Enchanté, moi c'est Matheo, et lui... vous le connaissez déjà, je suppose, dit-il en désignant Dylan Lacoste.

À ce moment-là, Dylan relâcha enfin mon bras, ce qui me permit de respirer à nouveau, et je reculai pour me placer légèrement derrière Stéphane et Inès.

— Nous allons vous laisser, déclara Stéphane.

— Pourquoi donc ? Nous allons au cinéma, joignez-vous à nous, dit-il.

— Nous allons voir un film qui ne sera sûrement pas à votre goût, répondit Stéphane.

Et quand Dylan nomma le film que Stéphane comptait aller voir, un frisson me traversa malgré moi.

— Rentrons..., dis-je d'un ton froid, presque hostile, sans comprendre moi-même ma réaction.

Inès me regarda un instant avant de s'excuser et de refuser leur offre. Matheo sembla surpris par notre réponse, il demanda si nous étions sûrs de notre choix, puis finit par nous laisser payer et quitter le café.

Le début du trajet jusqu'à la voiture se fit dans un silence total.

— Je suis désolée... je ne sais pas ce qui m'a pris, dis-je enfin.

— Ne t'en veux pas, répondit Stéphane, de toute façon je n'y serais pas allé.

Je regardai Inès au volant.

— La façon dont il te regardait ne m'a pas plu, ce n'est pas contre toi que je suis énervée, Sarah, dit-elle en souriant.

Je laissai échapper un petit rire avant d'essuyer les larmes qui avaient commencé à couler.

— J'ai eu peur de vous blesser...

— Mais jamais, voyons, répondit Inès en me regardant d'un air attristé, sûrement par mes paroles.

Le retour se fit dans une ambiance bien plus légère, entre musique et rires, comme si cette rencontre étrange n'avait été qu'un mauvais moment à oublier.

Dylan avait passé sa journée prélassée sur son canapé. Les samedis se passaient la plupart du temps comme ça : il se détachait du boulot et de tout le reste, c'était son jour de repos. Malgré tout, sa journée de repos finit très tôt aujourd'hui.

Son téléphone vibra sur la table basse.

— À quelle heure... ? demanda Dylan d'une voix encore un peu endormie.

— 14 h, dans un petit café, répondit Mathéo au téléphone.

Dylan soupira légèrement.

— Sérieusement, Mathéo... un samedi ? Tu ne pouvais pas attendre demain ?

— Tu sais bien que les informations n'attendent pas, répondit-il avec un petit rire. Et puis, ça te fera sortir de ton canapé.

— Très drôle.

— Le café s'appelle Le Passage, près de la vieille rue piétonne. Apparemment, le type nous attend déjà.

Dylan se redressa un peu sur son canapé.

— Et t'es sûr qu'il a des informations sur elle ?

— Eh bien, il connaît absolument toutes les informations que nous détenons..., répondit Mathéo plus sérieusement. Son nom, le dossier, même certains détails qu'on n'a jamais rendus publics.

Un silence s'installa.

— Et il dit vouloir te voir pour te parler du reste en personne.

Dylan fronça les sourcils.

— Du reste ?

— Oui... selon lui, ce qu'on sait sur elle n'est qu'une petite partie de l'histoire.

Dylan souffla.

— Bah j'espère bien que c'est vrai...

— Crois-moi, Dylan..., reprit Mathéo d'un ton plus grave, si la moitié de ce qu'il prétend est vrai, cette affaire va devenir beaucoup plus compliquée que prévu.

Dylan resta silencieux quelques secondes.

— Très bien. J'y serai.

— Parfait. Et Dylan ?

— Quoi encore ?

— Essaie au moins de ne pas arriver en retard...

Dylan leva les yeux au plafond.

— Tais-toi, Mathéo.

Il raccrocha et enfila rapidement des vêtements légers. La voiture l'attendait déjà devant l'entrée principale.

Arrivés sur place, Dylan observa, comme à son habitude, le lieu où il se trouvait. L'endroit était assez sobre et simple, bien loin des grands restaurants et des cafés luxueux dont il avait l'habitude.

Son regard se posa alors sur les clients qui l'observaient avec insistance et curiosité. Certains avaient leur téléphone légèrement levé pour filmer son entrée, tandis que d'autres le fixaient simplement, la bouche entrouverte, comme surpris de le voir apparaître ici.

Un peu plus loin, son attention fut attirée par une table isolée où étaient assises trois personnes, deux jeunes femmes et un homme.

L'une d'elles ne le regardait pas de la même manière.

Presque instinctivement, son regard se posa sur le miroir placé en face d'elle. Grâce au reflet, il pouvait voir son visage... un visage qui ne lui était pas inconnu, tout comme sa silhouette.

Mathéo lui tapota alors l'épaule, le faisant réagir immédiatement.

Dylan tourna la tête vers la serveuse qui avait entrouvert une porte et attendait patiemment qu'ils entrent.

Avant d'avancer, il jeta un dernier regard vers le miroir, mais la jeune femme avait déjà détourné les yeux, comme si ce bref instant n'avait jamais existé.

Dylan finit par entrer dans la pièce.

À l'intérieur, un homme âgé les attendait déjà, assis droit sur sa chaise, le regard calme mais suffisamment appuyé pour imposer le respect sans avoir besoin de hausser la voix.

— Sortez, laissez-nous, dit Dylan d'un ton ferme.

Matheo et le chauffeur quittèrent la pièce sans discuter, restant toutefois à proximité immédiate, en alerte, prêts à intervenir au moindre signe suspect.

— Bonjour..., commença Dylan en s'asseyant en face de l'homme, mais celui-ci le coupa aussitôt, d'un geste lent, en déposant son propre verre sur la table.

— Je sais ce que tu es, et je sais ce que tu cherches, et je sais aussi que tu dois arrêter de chercher.

À cet instant précis, Dylan sentit son corps se gelé de frayeur pour la première fois depuis longtemps.

— Je suppose que c'est vous qui effacées les registres et les déplacements la concernant, dit Dylan sans détour.

L'homme ne répondit pas directement, mais son silence suffisait à confirmer ce que Dylan venait d'énoncer.

— Pourquoi ? reprit-il aussitôt.

— Parce que si elle est restée cachée toutes ces années, ce n'est pas sans raison, Dylan Lacoste Brancha.

Dylan se leva brusquement, surpris par l'usage de ce nom qu'il n'avait presque jamais entendu prononcer à voix haute.

— Comment... ?

— Votre Altesse, répondit calmement le vieil homme, je suis moins stupide que vous ne l'imaginez.

— Et moi, plus habile que vous ne l'imaginez, répliqua Dylan en restant debout.

— Contre vous, je n'aurais aucune chance, pourquoi aurais-je voulu vous rencontrer si c'était pour me suicider ? répondit l'homme sans la moindre agressivité.

Dylan se rassit lentement, comprenant que s'il connaissait son identité, celle de sa mère et la nature réelle de son statut, cet homme n'agissait pas à la légère, et qu'il avait forcément une raison plus large de l'avoir fait venir ici.

— Connaissez-vous le mythe de SYLVARIS, que les hommes appellent l'Arbre des vivants ? demanda alors le vieil homme.

— C'est un conte pour enfants, l'arbre de la vie qui guérit toute blessure et donne la vie éternelle, répondit Dylan sans hésiter.

— Oui, exactement, sauf que ce n'est pas un mythe, mais une histoire déformée et transmise pour qu'elle reste ancrée dans la mémoire des Ilyas.

— Les Ilyas ?

— Les gens de notre peuple, Dylan, je pensais que vous vous intéressiez un minimum à votre propre lignée, votre Altesse.

— Ne prenez pas vos aises, répondit Dylan froidement.

— Cet arbre a longtemps été gardé par des humains et des Ilyas qui souhaitaient l'utiliser pour le bien, mais d'autres qui voulaient s'en servir pour le mal souhaiter s'en emparée.

— Que s'est-il passé ?

Le vieil homme claqua des doigts, laissant apparaître une sorte d'illusion. On y voyait une femme allongée contre un rocher, de longs cheveux blanc neige tombant autour de son visage, la peau blanche légèrement abîmée par la cendre qui volait autour d'elle. La pupille de ses yeux était légèrement rouge, avec une faible lueur violette.

Elle tenait dans ses bras un enfant, les larmes aux yeux, caressant la tête du bébé qui pleurait. Tout autour n'était que cendres, et les racines de l'arbre brûlaient au milieu des corps morts qui gisaient au sol.

— La scène est horrible... une guerre ? demanda Dylan, le cœur lourd, voyant la dame et l'enfant s'envoler lentement en poussière.

— Il s'agit là de la dernière protectrice de l'arbre, répliqua le vieil homme avant de faire disparaître l'illusion.

— Que s'est-il passé ?

— Elle a fait son travail. Elle a détruit l'arbre pour que les personnes qui ont engendré cette guerre ne s'emparent pas de son pouvoir, ce qui l'a menée à mourir.

— Et l'enfant ?

— Elle mourut avec elle, sinon son sacrifice n'aurait servi à rien. Car sa descendance naît avec les mêmes pouvoirs et devient donc les prochains protecteurs de l'arbre de Sylvaris.

Il marqua une pause avant de reprendre :

— Avec le temps, sa légende a été réduite à un simple conte.

— Mais il ne s'agissait que d'un arbre, a la limite il donne la vie éternelle, mais rien de plus.

— Non, répondit le vieil homme, tu portes en toi une partie infime de cet arbre, c'est ce qui fait de toi ce que tu es, et tous les membres de la lignée royale l'ont porté dans leur sang de génération en génération, mais avec le temps, notre peuple ont perdu leur mana, remplacé par les armes et la technologie, et aujourd'hui, si l'arbre venait à renaître, le monde entier chercherait à s'en emparer.

— Oui, c'est évident, mais il ne peut pas renaître... ou alors... il va renaître ?

Le regard de l'homme s'assombrit, confirmant ce que Dylan venait de comprendre.

— Mais pour cela, il faut une descendance marquée par le sceau de l'arbre sacré.

— Mais elle est morte ?

— Chaque fois qu'un arbre sacré germe sa protectrice vient a naitre.

— Je ne pensais pas que cela arriverait..., jusqu'à il y a vingt-cinq ans.

— À la naissance de Sarah ?

— Exactement..., dit-il les yeux emplie de tristesse.

— Alors pourquoi me dire tout ça si vous ne me faites pas confiance ? demanda Dylan.

— Parce que tu es la seule personne capable de la protéger...

Le regard de Dylan se posa instinctivement sur la porte vitrée, repensant à cette femme qu'il avait vue assise dans le café, dont le reflet dans le miroir l'avait marqué.

— C'était elle ?

L'homme ne répondit pas.

Dylan se leva aussitôt et sortit de la pièce, trouvant Matheo près de la sortie en train de parler avec une jeune femme qui s'apprêtait à partir, et en s'approchant, Dylan tenta de ressentir cette présence qu'il avait perçue il y a des mois de ça, mais il ne sentit rien, aucune aura, aucune sensation familière, et pourtant, quelque chose dans cette scène lui donnait l'impression d'être passé à côté de ce qu'il cherchait.

La femme ne ressemblait pas exactement à celle qu'il avait vue sur les images de surveillance, ou peut-être que son esprit brouillait ses propres souvenirs, car plus il essayait de comparer, plus les détails semblaient se contredire.

Il la rattrapa brièvement par le bras, plongeant son regard dans le sien, cherchant la moindre trace, la moindre résonance, mais il n'y avait rien, absolument rien, et il finit par la laisser partir, agacé par cette frustration étrange, cette impression d'avoir été à deux doigts de toucher quelque chose d'important sans pouvoir l'attraper.

Lorsqu'il se retourna pour retrouver le vieillard, la salle vitrée était vide, comme si l'homme n'avait jamais été là, ne laissant derrière lui que des paroles lourdes de conséquences et un doute qu'il n'arrivait pas à chasser.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 8 versions.

Vous aimez lire MaPlumeEnBois ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0