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L’implantation des puces avait provoqué, comme on peut s’en douter, un mouvement d’opposition de la part de ceux qui étaient auparavant de farouches défenseurs de la liberté et du libre arbitre et qui luttaient contre l’excès de connectivité.

Mais le Gouvernement avait anticipé le risque et avait fiché les membres des associations contre l’hyper-connexion, associations légales et pacifiques mais qui étaient susceptibles d’être un terreau fertile pour des contestataires plus résolus. Certains avaient réussi à passer entre les mailles du filet et quelques autres avaient réussi à extraire la puce implantée trop superficiellement. Deux d’entre eux avaient été arrêtés et exécutés.

Les autres, passés dans la clandestinité, avaient créé un mouvement de résistance appelé « Front des Puciphobes Réunis (FPR) » qui revendiqua des attentats contre des bâtiments administratifs.

Les associations contre l’hyper-connexion furent immédiatement dissoutes et leurs membres arrêtés et emprisonnés.

La situation redevint normale car l’implantation générale et obligatoire des puces avait permis rapidement d’endoctriner la population sans qu’elle s’en rende compte, grâce aux messages subliminaux distillés à longueur de nuit.

Le nouveau système avait cependant un avantage, pour le Gouvernement. L’enseignement se faisait la nuit pour tous les enfants jusqu’à 18 ans qui devinrent rapidement polyglottes ; pour les gens plus âgés, l’IA leur permettait de comprendre n’importe quelle langue de façon transparente. Le but de cet enseignement nocturne était de former des cohortes de mathématiciens, de physiciens, de médecins, etc. Les meilleurs éléments étaient ensuite orientés vers la recherche.

Les dirigeants pensaient pouvoir réaliser ce qu’un auteur du XXe siècle avait décrit dans un ouvrage intitulé « Le Meilleur des Mondes[1] ».

Le peuple était informatisé et n’était pas heureux, mais il n’avait plus aucune revendication.

Cependant il persistait une petite minorité de réfractaires décidés à poursuivre la lutte.

[1] Il s’agit du célèbre ouvrage d’ Aldous Huxley, paru au début du XXe siècle.

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