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Le professeur Martino avait été convoqué par le Ministre de la Sécurité : étaient présents à l’entretien le Directeur de l’ACI et Georges Brousse. Les trois hommes avaient l’air sombre et Martino se dit qu’il allait avoir de nouveaux ennuis. Le Ministre prit la parole :

— Monsieur Martino, le Gouverneur Général est furieux et je dois reconnaitre qu’il y a de quoi. Nous vous avons confié un travail, certes complexe, mais à la mesure de ce que nous pensions de vos talents. Il se trouve que de plus en plus de puces ne fonctionnent pas comme annoncé. Il s’agit soit d’erreurs dans vos analyses et la réalisation de Biotel, soit d’un sabotage, soit d’une fuite dans votre laboratoire. Ces messieurs vont vous mettre au courant, mais je vous préviens que si le problème n’est pas corrigé rapidement, il y aura des sanctions et des tètes vont tomber.

Le Ministre se leva et sortit sans saluer et le Directeur de l’ACI enchaîna :

— Comme vient de le dire Monsieur le Ministre, nous avons pu constater plusieurs dysfonctionnements dans le projet Biotel. Plusieurs individus ont pu extraire leur puce qui n’avait pas été implantée assez profondément, mais nous ne vous le reprocherons pas ; il s’agit là d’un défaut du pistolet injecteur qui a déjà été corrigé. Plus grave, nous avons constaté que, pour certains sujets, la puce envoyait des informations erronées, tant pour la localisation que pour les conversations ou les images collectées. Nous avons capturé un de ces individus et, en effet, alors qu’il était censé envoyer l’image de l’officier qui l’interrogeait, le Centre ne recevait que la vue d’un paysage fixe.

— J’avoue, Monsieur le Directeur, que je ne peux pas vous répondre sans avoir fait une enquête approfondie et un audit du logiciel de la puce.

— Je ne vous cache pas que nous examinons les dossiers de vos collaborateurs, et aussi le vôtre, avec beaucoup d’attention. Nous allons passer toutes les informations au peigne fin et étendre nos recherches aux familles et aux proches. Vous comprendrez que si nous trouvons un coupable, la punition sera exemplaire.

— J’ai une confiance totale en mes collaborateurs et je vais les réunir d’urgence. J’ai tendance à croire qu’il s’agit d’une erreur de programmation qui aurait pu nous échapper au cours des nombreux tests que nous avons pratiqués.

— Je vous conseille vivement de corriger le problème dans un délai maximum de 48 heures. Le Gouverneur Général n’en a pas encore informé le Conseil Restreint, mais il sera obligé d’en parler à la prochaine réunion. J’ajoute que vous ne n’avez pas encore finalisé le BSK (Biotel Sound Killer) et que son utilité devient urgente.

— Monsieur le Directeur, je vous promets que tout sera réglé très rapidement.

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