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Syvantha se réveilla en sursaut. Pendant un instant, elle se demanda où elle était et ce qui se passait. Elle reprit ses esprits lentement et dit :
— Lumière !
Assise sur son lit elle attrapa son smartphone mais avant composer un numéro elle ordonna :
— Arrêt.
— Bonne nuit Syvantha. Réveille-moi quand tu veux.
Cet ordre avait pour but d’éteindre son CPA, car elle préférait que ses conversations téléphoniques restent confidentielles. Le CPA, doté d’intelligence artificielle, avait tendance à tout enregistrer pour enrichir sa base de connaissance, base que l’ACI pourrait consulter facilement.
— Maxime, je sais il est 2 heures du matin, mais tu dois venir immédiatement : j’ai la solution, mais j’ai besoin de toi pour la mettre en forme.
Ils firent une pause vers 7 heures du matin et Syvantha prépara un café très fort.
— Bravo, Syvantha, tu es géniale.
— N’exagérons rien. Sans toi, je n’aurais rien pu faire. C’est grâce à nos discussions que j’ai eu l’idée.
— Peut-être.
— Il reste encore beaucoup de travail pour arriver à faire fonctionner le programme et nous n’avons pas le droit à l’erreur.
— En effet. Nous ne pourrons pas faire de tests et si le lancement du programme est un échec…
— Nous sommes cuits.
— Oui, et bons pour la puce qui rend débile ou pire. Syvantha, tu es consciente des dégâts que nous allons causer ? Tout va s’arrêter, pas seulement les communications.
— C’est vrai. Tout ce qui fonctionne à l’aide d’une diode, d’un transistor ou d’un microprocesseur va être définitivement en panne.
— Cela implique que les voitures ne rouleront plus, sauf les modèles de collection du XXe siècle ; les avions ne voleront plus et certains, en vol au moment de l’attaque, vont s’écraser, causant plusieurs centaines de morts.
— Oui, et je le regrette, mais comment faire ?
— Et il sera impossible de réparer car même les éléments qui seront fabriqués ensuite, et les usines informatisées seront inutilisables, ne fonctionneront pas.
— Oui. Nous allons faire un bond en arrière de 200 ans, au tout début de l’électricité et ce sera très dur.
— Alors, on continue ?
— Sans hésitation, il faut terminer le programme ; cela va nous prendre des semaines et la situation générale ne s’améliorera pas pendant ce temps

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