Chapitre 27

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Le lendemain, Eva décida de prendre sa voiture et d’aller dans les Hamptons retrouver German. Après l’apparition de Stéphane, hier, elle voulait ses bras autour d'elle pour se rassurer. Elle trouva terrifiant ce besoin de lui. Quelle différence, finalement, pouvait-il y avoir avec sa relation avec Stéphane ? Elle se disputa mentalement, German ne ressemblait en rien à un Stéphane Lombard égocentrique et narcissique.

Arrivée chez les Baxter, Simone Baxter l’accueillit avec surprise.

« Eva ?

- Excusez-moi Mme Baxter, je sais que c’est impoli d’arriver sans prévenir, mais j’ai besoin de voir German.

- Mais German n’est pas là, Eva. J’avais cru comprendre hier quand il est parti qu’il allait vous retrouver.

Eva fronça les sourcils, contrariée et mal à l’aise.

- Ne bougez pas Eva, je vais l’appeler.

Elle prit son téléphone portable et le mit à son oreille après avoir sélectionné le contact de German.

- German, tout va bien ? Je m’inquiétais, Eva est là et comme… Oui, je vois… D’accord… Bonne journée.

Simone Baxter regardait Eva presque désolée.
- Bon au moins je suis rassurée, German est pris par un dossier urgent.

- Oh d’accord merci Mme Baxter, je vais vous laisser. »

Eva repartit vers New York avec la drôle de sensation que quelque chose n’allait pas. Elle voulut en avoir le cœur net et se dirigea donc sur l’Upper East Side où habitait German.

Arrivée dans le hall, elle monta dans l’ascenseur et appuyant sur le bouton du cinquième étage. Devant la porte, elle toqua et Mme Gomez, la gouvernante de German, lui ouvrit.

- Ah señorita ! Entrez, je vais prévenir le señor que vous êtes là.

Eva entra et se retrouva dans le salon de German, salon aussi grand que son propre appartement. Cet endroit lui ressemblait, imposant, soigné, froid en surface. En réalité, German était tout sauf froid, au contraire. Elle se retourna dans un sourire, quand elle entendit les pas de German dans son dos. Son sourire se figea et s’affaissa lorsqu’elle croisa le regard dur de German et son masque de pierre pour toute expression.

" Que fais-tu là, Eva ?

- J’avais besoin de te voir et comme tu ne répondais pas au téléphone… Dit Eva hésitante.

- Si je ne réponds pas, c’est qu’il y a une raison, tu ne crois pas.

- Si… Mais…

- Écoute Eva, c'est une mauvaise idée. Tu es mon employée et cette histoire doit s’arrêter tout de suite. " 

Eva éprouvait l'étrange sensation que son cœur venait de tomber dans ses chaussettes. Sa gorge se serra et ses yeux la piquèrent. La situation employeur-employée ne paraissait pas le gêner outre mesure. C’est vrai que le contexte n’était pas simple, mais ils s’entendaient à merveille. Qu’avait-il bien pu se passer ? Elle refusait toutefois de montrer son désarroi. Elle restait trop fière pour ça.

- Très bien. Dit-elle en se retournant et se dirigeant vers la porte

German serra les mâchoires, il remarqua son sourire s’effacer, l’éclat de ses yeux se ternir et les larmes s’y loger à leurs bords. Il mourrait d’envie de la prendre dans ses bras. Son besoin de la protéger et de la rassurer pulsait si fort qu’il en aurait oublié toute fierté. Il la regarda passer la porte et se laissa choir sur son canapé, restant là pendant plusieurs minutes, espérant presque que le vantail se réouvre.

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