Chapitre 28 - Le ventre du Psalm
Le Psalm continua sa route pendant plusieurs minutes sans qu’aucun d’eux ne parle vraiment.
Pas parce qu’il n’y avait rien à dire.
Parce qu’ils venaient tous, à leur manière, de comprendre la même chose :
ils n’étaient plus dans un lieu de passage.
Ils étaient dans le ventre de quelque chose qui allait désormais les porter.
Et dans un monde pareil, ce n’était pas rien.
Nathan resta debout un moment au milieu de la soute, les mains encore sales, les muscles encore saturés par la violence récente, le souffle lentement revenu à quelque chose de presque humain. Autour de lui, les lumières rouges d’alerte étaient enfin repassées en blanc froid, plus stable, plus propre, et les vibrations du vaisseau avaient changé elles aussi.
Plus tôt, le Psalm hurlait comme une machine en train d’arracher sa carcasse au tombeau d’un sanctuaire.
Maintenant, il grondait.
Lourdement. Profondément. Avec cette régularité basse qu’ont les moteurs très puissants quand ils cessent de fuir pour recommencer à exister.
Le son ne traversait pas seulement la coque.
Il habitait le plancher. Les cloisons. Les os.
Une sorte de respiration mécanique.
Nathan leva légèrement les yeux vers l’intérieur de la soute.
Et même lui, qui connaissait cet endroit depuis longtemps, ressentit cette seconde très particulière où un espace cesse d’être un simple outil pour redevenir ce qu’il est vraiment.
Le Psalm n’était pas juste un vaisseau.
C’était une tanière de guerre.
La soute principale occupait le centre de la coque sur toute sa longueur utile, un vaste ventre horizontal de métal noir, de rails d’ancrage, de crochets lourds, de sangles magnétiques, de trappes au sol et de systèmes d’arrimage conçus pour retenir des charges qui, ailleurs, auraient mérité leur propre petit traité militaire.
Le plancher était renforcé par plaques superposées, usées par endroits, brûlées sur d’autres, marquées de rayures, d’impacts et de réparations successives. On y voyait encore les cicatrices de vieux transports, de pièces de blindage traînées à la hâte, de caisses d’armement mal arrimées, de retours de mission plus sales que prévus.
ARIES occupait déjà son point d’ancrage principal sur le flanc tribord, retenu par six verrous magnétiques et deux pinces dorsales renforcées. Même immobile, l’exomech imposait sa présence comme une menace au repos. Sa silhouette noire et rouge paraissait encore plus grande à l’intérieur, presque trop vivante pour un objet qui, techniquement, ne devrait être qu’un système.
En face, sur le flanc bâbord, une plateforme de fixation vide attendait autre chose.
Pas une caisse. Pas une pièce détachée.
Un véhicule.
La ZAHAR-T700.
Son emplacement était déjà là, prêt, avec son rail de guidage, ses pinces de maintien, ses bornes de recharge, ses systèmes de purge et son sas d’éjection rapide. Le Psalm avait été pensé pour la guerre mobile, pas pour la décoration.
Tout ici disait la même chose : on embarque, on frappe, on repart.
Et si besoin, on vit entre les deux.
Sheratan fut le premier à le comprendre naturellement.
Le tigre cyborg quitta Aliyha sans stress, traversa la soute à pas lents, testa l’odeur de deux cloisons, regarda une grille de ventilation comme si elle l’avait personnellement insulté, puis alla finalement s’installer près du côté gauche de la soute, juste à l’endroit où la lumière était la plus basse et où il pouvait surveiller à la fois la rampe, les couloirs latéraux et Aliyha d’un simple mouvement de tête.
Très bien.
Le territoire était choisi.
Nathan le regarda faire.
Puis :
— Évidemment.
IKARUS-7 descendit légèrement en flottement.
— Excellente sélection stratégique. Visibilité optimale, couverture multiple, ambiance “je peux vous ouvrir du sternum à l’intestin si vous me décevez”.
— C’est aussi exactement ce que je me suis dit, répondit Nathan.
Aliyha, elle, s’était redressée plus doucement.
Elle regardait partout.
Pas avec l’excitation classique d’un enfant qui découvre “un super vaisseau”.
Avec autre chose.
Avec cette manière très particulière qu’ont parfois les êtres qui ont déjà trop vu pour leur âge : ils ne découvrent pas seulement un lieu, ils essaient de sentir s’il va les trahir.
Nathan le vit immédiatement.
Très bien.
Donc ce chapitre n’allait pas seulement consister à lui montrer un cockpit qui clignote et deux jolies plaques de blindage pour faire plaisir au lecteur sous dopamine spatiale.
Il allait falloir lui montrer quelque chose de beaucoup plus important :
où elle pouvait tenir debout sans avoir l’impression qu’on allait encore lui arracher le sol.
Nathan tourna la tête vers Helena.
Elle l’avait déjà compris aussi.
Évidemment.
Helena regardait le Psalm non pas comme un passager regarde un vaisseau.
Mais comme quelqu’un qui évalue une forteresse.
Les angles morts. Les accès. Les trappes. Les verrous. Les points de rupture. Les zones de tir. Les possibilités de sabotage. Les couloirs où l’on meurt facilement.
Et le plus irritant dans tout ça, c’était qu’elle avait très probablement raison sur presque tout.
Nathan la fixa une seconde.
Elle tourna légèrement la tête vers lui.
— Quoi ?
— J’hésite entre te montrer le vaisseau et te bander les yeux jusqu’à nouvel ordre.
Helena eut un léger sourire.
— Si tu veux me séduire, il va falloir proposer quelque chose d’un peu plus original.
Nathan souffla par le nez.
— Tu confonds beaucoup trop souvent “méfiance armée” et “préliminaires”.
— Je te rassure, répondit-elle, je ne confonds rien du tout.
Très bien.
Parfait.
La journée ne contenait donc pas encore assez de problèmes.
Nathan se détourna d’elle avant que son cerveau, déjà trop secoué par les combats, n’aille faire l’erreur profondément inutile de remarquer qu’Helena avait encore cette manière de tenir la douleur debout qui la rendait infiniment plus agaçante qu’elle ne devrait l’être.
Puis il parla enfin.
— Bon. Visite rapide.
IKARUS-7 fit un demi-tour joyeux.
— Ah, j’adore les visites tactiques improvisées après tentative d’extermination collective.
Nathan l’ignora.
Puis il commença à avancer.
Le premier couloir partait de la soute en longeant le flanc droit du vaisseau, légèrement étroit au départ avant de s’ouvrir par sections successives. Le Psalm n’avait rien d’un paquebot propre ou d’un transport civil pensé pour flatter les angoisses décoratives des gens riches.
Tout y était compact, dense, pensé pour être traversé vite, défendu vite, réparé vite.
Le métal noir des parois était cassé par des inserts blancs froids, des lignes rouges discrètes, des panneaux d’accès, des modules d’urgence et des plaques de maintenance vissées puis revissées trop souvent pour encore prétendre à l’esthétique d’origine.
Et pourtant…
Oui.
Il y avait du confort.
Pas du luxe.
Du confort intelligent.
Le genre de confort qu’on obtient quand un homme qui dort mal, saigne souvent et revient régulièrement avec des trous dans la coque finit par comprendre qu’un équipage tient mieux debout si le vaisseau cesse un peu de ressembler à une boîte de conserve militaire sous dépression nerveuse.
Le premier compartiment qu’ils dépassèrent était une alcôve technique transformée en armurerie.
Et là, même Helena s’arrêta une demi-seconde.
Très bien. Réaction saine.
Des racks verticaux occupaient les deux côtés de la pièce, chargés d’armes longues, de modules de visée, de caisses de munitions spécialisées, de pièces détachées, de batteries, de couteaux, de chargeurs lourds, de composants d’armes et de pièces si spécifiques qu’elles semblaient n’avoir été conçues que pour des conversations très courtes et des enterrements très rapides.
Sur le mur du fond, deux supports renforcés attendaient les Patriots de Nathan.
Ses deux armes de poing lourdes.
Pas des jouets. Pas des accessoires de héros qui compensent un problème émotionnel avec une esthétique noire et un nom trop agressif.
De vrais outils de correction.
À côté, plusieurs compartiments verrouillés protégeaient des munitions rares, des charges pénétrantes, des capsules EMP, des lames auxiliaires, des brassards de combat et quelques objets que Nathan ne montrait jamais à personne parce que le simple fait de les posséder rendait déjà certaines juridictions théoriques un peu nerveuses.
Au centre de la pièce, un établi métallique occupait l’espace comme une autopsie permanente de la guerre. Outils de précision, soudures, bras articulés, modules de drone, circuits ouverts, pièces de blindage, visseries spécifiques, gants tachés, chiffons noirs, petits tiroirs remplis d’objets qu’un homme normal aurait probablement rangés ailleurs s’il n’avait pas passé la moitié de sa vie à devoir réparer lui-même tout ce qui voulait continuer à tuer correctement.
Aliyha regarda la pièce.
Puis :
— C’est beaucoup.
Nathan pencha légèrement la tête.
— Oui.
Petit silence.
Puis il ajouta :
— C’est pour ça que je dors mieux quand tout est à sa place.
Helena regarda l’établi.
Puis :
— Tu dors ?
Nathan continua à avancer.
— Très rarement et toujours mal.
— Ah. Donc tu es resté cohérent.
Très bien.
Charmant.
Le compartiment suivant était plus clair.
Et immédiatement plus sérieux.
L’infirmerie.
Là, le Psalm cessait de ressembler à un vaisseau de mercenaire et redevenait quelque chose de presque clinique. Les parois étaient plus blanches, les surfaces plus propres, les angles plus simples. Un caisson médical principal occupait le centre, capable d’accueillir un blessé lourd ou de stabiliser un corps en quelques secondes pendant qu’un système de bras chirurgicaux rétractables descendait du plafond pour prendre le relais.
Autour, des modules de diagnostic, des scanners, des imprimantes tissulaires, des injecteurs, des stocks de médication, des bandes de régénération, des unités de stase courte et plusieurs compartiments de soins faisaient comprendre une chose très simple :
ce vaisseau avait été conçu par quelqu’un qui ne croyait pas aux miracles, mais croyait beaucoup à la nécessité d’arriver vivant au lendemain.
Helena observa le caisson une seconde de trop.
Nathan le vit immédiatement.
Puis il désigna le lit médical d’un léger mouvement du menton.
— Assieds-toi.
— Je tiens encore debout.
— Oui, répondit-il. Et tu saignes encore.
Elle soutint son regard.
Puis, sans discuter davantage, alla finalement s’asseoir sur le bord du module médical.
Très bien.
Le monde venait donc d’assister à un événement rare : Helena Voss avait accepté un ordre raisonnable sans transformer la scène en duel psychologique décoratif.
Nathan activa les systèmes.
Des bras fins descendirent lentement du plafond.
IKARUS-7 s’approcha.
— Oh, j’adore cette pièce. C’est l’endroit où le Psalm essaie régulièrement de convaincre ses passagers qu’ils n’étaient pas si solides que ça.
Nathan regarda Helena.
— Ne bouge pas.
Elle eut un petit sourire fatigué.
— Ce n’est pas comme si j’avais prévu de danser.
Le premier bras médical écarta le cuir déchiré au niveau de son flanc.
Et cette fois…
Aliyha fronça légèrement les sourcils.
Sheratan releva la tête.
Nathan, lui, ne dit rien. Mais il regardait.
Parce que là où la lame avait ouvert Helena…
ce n’était pas seulement de la chair.
Pas entièrement.
Sous la peau, sous le sang, sous les tissus organiques…
quelque chose d’autre apparaissait.
Une structure.
Des fibres synthétiques. Des lignes métalliques fines. Des interfaces. Des points de jonction. Une architecture proprement intégrée sous l’humain.
Très bien.
Donc oui.
Évidemment.
Nathan souffla très légèrement par le nez.
— Tu aurais pu le dire plus tôt.
Helena leva les yeux vers lui.
Puis :
— Tu m’as à peine laissé le temps d’être charmante.
Aliyha regardait la blessure avec une intensité calme.
Pas de peur.
Pas de rejet.
Juste cette manière profondément dérangeante et presque sacrée qu’elle avait parfois de regarder les choses comme si elle les reconnaissait avant de les comprendre.
— Tu es cassée à l’intérieur ? demanda-t-elle doucement.
Le silence tomba.
Même Helena ne répondit pas tout de suite.
Puis elle regarda la fillette.
Et cette fois, sa voix fut légèrement différente. Moins ironique. Moins blindée.
— Un peu, oui.
Aliyha hocha simplement la tête.
Puis :
— Moi aussi.
Très bien.
Parfait.
Le chapitre décidait donc maintenant de poignarder tout le monde émotionnellement entre deux diagnostics cybernétiques.
Excellente ambiance.
Nathan détourna légèrement les yeux vers l’extérieur.
Parce qu’il était toujours plus simple de regarder un horizon en ruine que certaines phrases quand elles tombent trop juste.
Le couloir reprenait ensuite vers les quartiers de vie.
Et là, le Psalm changeait encore.
Plus sombre. Plus calme. Plus habité.
Une petite zone commune occupait le centre de cette partie du vaisseau, avec une table boulonnée au sol, plusieurs sièges suspendus montés sur amortisseurs, un coin de chauffe, un module alimentaire, des rangements bas, quelques lumières ambrées plus douces, et surtout cette sensation rare dans un monde pareil :
ici, des gens pouvaient s’asseoir sans immédiatement mourir.
Ce n’était pas joli.
C’était mieux.
C’était honnête.
Un lieu où on pouvait : manger, boire, s’engueuler, se taire, réparer une idée, ou perdre quelque chose d’important sans avoir besoin d’un temple autour.
Plus loin, trois couchettes techniques étaient intégrées dans la coque, avec cloisons coulissantes, filets de maintien, petits coffres, prises de charge, panneaux de lumière réglables et systèmes de verrouillage individuel.
Pas des chambres.
Mais des endroits où le corps pouvait enfin cesser de faire semblant d’être une arme pendant quelques heures.
Et plus loin encore…
La cabine de Nathan.
La porte resta fermée.
Très bien.
Il n’allait pas faire visiter son cerveau au premier passage non plus.
Helena la remarqua immédiatement.
Évidemment.
— Ça, dit-elle, c’est là où tu caches soit tes secrets, soit ton niveau exact de dérèglement.
Nathan continua à marcher.
— Les deux.
— J’aurais été déçue de toute autre réponse.
Ils poursuivirent jusqu’à l’avant.
Le cockpit du Psalm occupait une large section avancée légèrement surélevée, avec une vue frontale large et plusieurs angles latéraux renforcés. On n’entrait pas dedans comme dans un cockpit de parade.
On y entrait comme dans un poste de commandement conçu pour piloter, tirer, survivre et choisir qui mérite d’exister encore à portée radar.
Le siège principal était centré légèrement vers l’avant, monté sur suspension renforcée, entouré de consoles semi-circulaires, d’écrans tactiques, de commandes manuelles, de volets d’armement, de couches tactiques, de diagnostics moteur, de cartographies, de verrouillages de cible et de systèmes de navigation profonds.
Autour, plusieurs postes secondaires permettaient à d’autres membres d’équipage de prendre la main sur les tourelles, les scans, les défenses, les contre-mesures ou les systèmes d’approche.
Et là, oui…
on comprenait enfin ce qu’était vraiment le Psalm.
Pas un simple transport.
Un chasseur-cargo de guerre.
Un vaisseau pensé pour transporter du matériel lourd, une équipe instable, un exomech de trois mètres cinquante, une moto de guerre flottante, des armes interdites, des blessés, des prisonniers, et malgré tout trouver encore le temps de transformer un groupe de poursuivants en poussière orbitale si le besoin devenait pressant.
Parce qu’au-delà du cockpit, plusieurs compartiments latéraux plus étroits donnaient accès à des postes de tir habités.
De vraies tourelles.
Pas seulement des armes automatiques.
Des stations où un équipier pouvait physiquement s’installer, verrouiller un casque, prendre le contrôle des canons, et commencer à régler les problèmes extérieurs avec la concentration très spécifique des gens qui ont cessé depuis longtemps de croire à la diplomatie à moyenne distance.
Aliyha regarda le cockpit. Puis les écrans. Puis l’extérieur.
Le monde défilait toujours.
Mort. Immense. Magnifique dans sa ruine.
Puis elle murmura :
— On dirait qu’il nous porte.
Nathan tourna légèrement la tête vers elle.
Puis il regarda le cockpit. Le métal. Les commandes. La coque. Les vibrations.
Et pour une fois, il ne corrigea pas.
Parce qu’elle avait raison.
Oui.
Le Psalm ne les transportait pas.
Il les portait.
Le dernier couloir, enfin, menait à l’arrière bas du vaisseau.
Et là, l’ambiance changeait encore.
Plus froide. Plus dure. Plus utilitaire.
Cellules de détention.
Trois compartiments blindés, séparés par des cloisons renforcées, avec champs de retenue, attaches magnétiques, système d’injection d’urgence, verrouillage biométrique et parois capables de supporter des individus suffisamment motivés pour croire qu’ils allaient sortir.
Helena regarda les cellules.
Puis :
— Tu captures donc encore des gens vivants.
Nathan haussa légèrement une épaule.
— Parfois.
— Ça te demande beaucoup d’efforts émotionnels ?
— Non.
— Dommage.
Plus loin encore, un petit compartiment masqué derrière une cloison de maintenance menait à plusieurs rangements cachés, faux panneaux, caches thermiques et volumes morts.
Nathan s’arrêta juste avant.
Puis :
— Ça, vous n’avez pas besoin de le voir.
IKARUS-7 fit un petit son innocent.
— Il y a probablement des choses très raisonnables derrière.
— Non, répondit Nathan. Il y a des choses nécessaires.
— Encore mieux.
Ils revinrent finalement vers la zone commune.
Le Psalm grondait toujours autour d’eux comme un vieux monstre fidèle.
Aliyha s’était légèrement rapprochée de Sheratan. Helena tenait mieux assise maintenant que les bras médicaux avaient refermé le plus sale. IKARUS tournait encore en flottement paresseux. ARIES restait visible plus loin dans la soute, silencieux comme un dieu qu’on aurait rangé provisoirement contre une cloison.
Et dehors…
le monde attendait.
Nathan resta un instant debout au centre du vaisseau.
Puis Helena parla enfin, plus sérieusement.
— Il y a un endroit où Kalakanda ne vous cherchera pas immédiatement.
Nathan tourna la tête vers elle.
Très bien.
Enfin.
Le chapitre cessait de leur laisser cinq minutes de répit.
Parfait.
— Où ? demanda-t-il.
Helena soutint son regard.
Puis répondit simplement :
— Là où même eux n’aiment pas rester après la tombée des lumières.
Le silence tomba.
Et cette phrase-là, dans ce monde-là, ne promettait absolument rien de sain.
Étape suivante prévue :
Helena révèle la première vraie destination refuge / zone maudite
Nathan décide s’il lui fait confiance ou non
Aliyha ressent quelque chose d’anormal dans le Psalm ou vers cette destination
On pose une vraie menace extérieure qui les suit déjà
Fin de chapitre avec cap vers le premier grand territoire du roman

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