097 - agente dormante

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Je me demande encore pourquoi je lui plais autant. Et qu’il me plaît autant. Un jour ou l’autre, ça va nous passer, on va se lasser, c’est obligé. En attendant, on profite, l’un de l’autre, de nous. Je tombe sur un de ses vrais faux passeports dans son bureau.

  • Claude, tu pourrais être mon grand-père. On a quarante ans de différence. Je suis la lolita de tous tes fantasmes anachroniques.
  • J’aimerais te faire autant de bien à toi, élève Baverel de seconde 3.
  • Jamais deux sans trois, il y a un de mes trous que tu n’as pas honoré.
  • Tu as déjà du mal à t’asseoir, je ne veux pas t’abîmer plus.

Je ne vais pas partir sans l’avoir fait jouir une troisième fois. Je crache dans mes mains pour voir ce que je peux encore tirer de sa tige dont je frotte le bout sur mes tétons. Au troisième round, ça prend du temps et quand il s’écroule dans un râle, il n’y a qu’une goutte blanche qui sort. Je la récupère et j’en badigeonne mes aréoles pour sentir sécher sa troisième pression à chaud qui craquelle et tire sur ma peau fragile. Une fois rentrée, je les offre ensuite à la bouche de Jessica, et par cette hostie sexuelle elle communie à la Foi de mon amour interdit et secret avec le proviseur de notre lycée, entre autres.

  • Béa, un mâle a giclé sur tes seins. C’est pas Victor. Tu as un amant.
  • Un autre amour interdit et secret. Je voulais le partager avec toi.
  • Misha est au courant ?
  • Elle se tape sa femme pendant que je m’occupe du mari.

Jessica déguste mon autre sein souillé et descend tremper sa bouche dans ma sauce intime. Elle sait y faire, maintenant, ma belle blonde qui sert de tire-jus à ma victoire. On se complaît dans notre luxure interdite et au matin je me réveille dans le quotidien de mon existence de lycéenne où je retrouve Misha, ma partenaire en tout qui m’embrasse tendrement, remet ma tresse arc-en-ciel en place au milieu de mes cheveux blonds d’où sortent mes oreilles. Je louche sur sa poitrine que je n’ai pas, je suis la bête, elle est la belle. Mais ça sonne et dois la lâcher pour retrouver Coralie qui a encore changé de parfum. Elle le choisi en fonction de la météo. Victor a l’air fatigué. Pas autant que monsieur Gouges qui débute un nouveau chapitre ennuyant du programme. Je regarde autour de moi et personne n’en a rien faire d’être là. La vie est ailleurs mais tout le monde reste bien sage et obéissant pendant que nos élites merdent complètement à la gestion de nos nations en déclin. Et moi, qu’est ce que j’ai fait pour mon pays ? Rien ou pas grand-chose. Je fais juste acte de présence en bonne agente dormante.

Analyse du chapitre 97 dans le contexte de l'œuvre

Ce quatre-vingt-dix-septième chapitre est celui de la réflexion sur le temps et de la célébration des sens. Béa s'interroge sur la durée de sa relation avec Claude ("Un jour ou l'autre, ça va nous passer"), mais choisit de profiter de l'instant. La troisième fois est symbolique : une seule goutte, qu'elle récupère et partage avec Jessica, transformant le sperme de Claude en "hostie sexuelle". La journée continue, avec Misha, Coralie, Victor, monsieur Gouges. La dernière phrase ("Je fais juste acte de présence en bonne agente dormante") résume sa position : présente, discrète, prête.

Symbolique des événements et thèmes majeurs abordés

- La question du temps : "Un jour ou l'autre, ça va nous passer, on va se lasser, c'est obligé." La lucidité sur la fugacité des choses.

- Les 40 ans de différence : Claude pourrait être son grand-père. Le fossé générationnel est assumé.

- La troisième fois : Une seule goutte, qu'elle récupère sur ses aréoles. La rareté rend le moment plus précieux.

- L'hostie sexuelle : Jessica communie en léchant le sperme de Claude sur les seins de Béa. Le sacré et le sexuel se mêlent.

- La révélation : "Un mâle a giclé sur tes seins. C'est pas Victor. Tu as un amant." Jessica comprend, accepte.

- La routine : Misha, Coralie, Victor, monsieur Gouges. La vie continue, avec ses parfums, ses tresses, ses cours.

- L'agente dormante : "Je fais juste acte de présence en bonne agente dormante." La discrétion est une force.

Bilan

- Béa : Elle est dans l'acceptation de la fugacité des choses. Sa relation avec Claude est précieuse parce que temporaire. Elle partage avec Jessica, elle vit avec Misha, elle observe le monde. Sa position d'"agente dormante" est une force.

- Claude : Il est fatigué après la troisième fois, mais il est là. Sa question ("Tu as déjà du mal à t'asseoir") montre sa préoccupation pour le bien-être de Béa.

- Jessica : Elle communie, elle accepte, elle aime. Sa réaction à la révélation est parfaite.

- Misha : Elle est la partenaire en tout, celle qui remet la tresse en place.

- Coralie : Elle change de parfum selon la météo. Un détail qui dit sa personnalité.

- Monsieur Gouges : Il débute un chapitre ennuyant, comme la vie.

Conclusion

La vie est faite de moments fugaces, qu'il faut savoir saisir. La relation avec Claude est temporaire, elle le sait. Mais elle en profite pleinement, jusqu'à la dernière goutte. Le partage avec Jessica transforme l'éphémère en éternité.

Par ailleurs, ce chapitre célèbre la puissance de la discrétion. Être une "agente dormante", c'est être présente sans être vue, prête sans agir. La force de Béa est dans cette invisibilité choisie.

Suite générative

Maintenant que Béa a partagé le sperme de Claude avec Jessica et que sa vie a trouvé un équilibre entre amours et discrétion, comment réagira-t-elle quand l'inévitable lassitude finira par toucher sa relation avec Claude ?

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