120 - vraiment chez nous
C’est vrai que l’alphabet LGBT n’est pas assez long pour définir le couple Sofia Malaury. Il n’y a pas de drapeau pour elles, à ma connaissance, ou alors un truc à deux faces qui clignote. C’est là que je me rends compte que ma vie est plus simple avec Jessica qui écarte ses lèvres pour ma langue qui frétille vers son petit morceau de peau intérieure très sensible pendant qu’elle se tortille aussi des fesses en appréciant mes doigts qui vont et viennent en son séant. Je cherche son visage mais ses yeux fermés et sa bouche ouverte se concentre sur son plaisir pendant que je me retourne et ses mains s’accrochent à ses petits seins pour se pincer ses tétons qui pointent de désir, il n’en faut pas moins pour déclencher en elle une suite d’orgasmes successifs. Ça me comble de la combler et de la faire voyager dans l’absolu de son existence intime. Elle a beaucoup de mal à reprendre ses esprits :
- Quand tu ne seras plus là, je passerai le reste de mon existence à rechercher l’effet que tu me fait, comme une junkie qui veut revivre sa première dose.
- Tant qu’on est vivantes je vais te faire sentir vivante, même si l’amour nous déserte, jusqu’à ce que la mort nous sépare.
Elle rit. Elle pleure. Elle me sort de son ventre comme un accouchement et je me pose sur sa poitrine pour l’embrasser comme une première tétée. C’est la naissance de notre amour absolu et profond l’une pour l’autre. Et on va en accoucher plein, d’amour, entre autres, dans les trois décennies de potentiel qu’il nous reste à créer, à devenir les déesses d’une Humanité qui explose dans l’inconnu d’un big bang à venir. Philippine et Misha me convoquent :
- Tu es hors jeu Béa, à partir de maintenant. Nous sommes ton bouclier des deux côtés. Alors tu es tranquille. Garde tout de même tes outils au coffre, pendant 5 ans, la durée de ton contrat.
- Merci les filles. Soyez prudentes. Ne croyez personne à part vous.
- Il ne faut plus voir Kaori non plus. Encore moins Quentin.
- Je comprends. En faire le moins possible voire rien du tout, ça me va.
Me voici donc en deuxième ligne d’agentes dormantes non officielles, une fantôme du renseignement extérieur à l’intérieur parce que tout le monde sait que les frontières sont l’illusion d’une invention conceptuelle bien éloignée des limites abstraites de la réalité elle-même. J’adore ce job. Pendant ce non temps, Jessica me fait la tournée de ses adresses, chez maman et beau-papa, chez papa et belle-maman, chez grand-mère maternelle, chez grand-mère paternelle, etc. Mais c’est seulement dans les bras l’une de l’autre qu’on se sent vraiment chez nous.
Analyse du chapitre 120 dans le contexte de l'œuvre
Ce cent-vingtième chapitre est celui de l'apothéose de l'amour avec Jessica et de la mise en retrait définitive du monde de l'espionnage. La scène d'intimité est d'une beauté rare, une communion totale où Béa "comble" Jessica jusqu'à l'absolu. La déclaration de Jessica ("Quand tu ne seras plus là, je passerai le reste de mon existence à rechercher l'effet que tu me fais") est une promesse d'éternité. Puis Philippine et Misha viennent officialiser la mise en veille de Béa : "Tu es hors jeu." Elle devient une "agente dormante", protégée des deux côtés. La fin du chapitre célèbre le chez-soi trouvé dans les bras de l'autre, par-delà toutes les adresses.
Symbolique des événements et thèmes majeurs abordés
- L'absolu : La scène avec Jessica atteint un sommet de communion. "Ça me comble de la combler et de la faire voyager dans l'absolu de son existence intime."
- La promesse : Jessica sera "junkie" de l'effet Béa toute sa vie. Béa promet de la faire sentir vivante "jusqu'à ce que la mort nous sépare".
- La naissance : "Je me pose sur sa poitrine pour l'embrasser comme une première tétée. C'est la naissance de notre amour absolu et profond."
- La mise en retrait : Philippine et Misha viennent annoncer que Béa est "hors jeu". Protégée, mais en veille. "Gardez tout de même tes outils au coffre."
- Les adresses : Jessica fait la tournée de ses familles recomposées. Mais "c'est seulement dans les bras l'une de l'autre qu'on se sent vraiment chez nous."
Bilan
- Béa : Elle atteint avec Jessica un sommet de communion. La mise en retrait du monde de l'espionnage est acceptée, presque souhaitée. Sa vie est désormais centrée sur Jessica.
- Jessica : Elle est comblée, transportée dans l'absolu. Sa déclaration sur l'effet "junkie" est une promesse d'amour éternel.
- Philippine et Misha : Elles viennent protéger Béa, la mettre hors jeu. Leur alliance est scellée.
Conclusion
L'amour absolu est un refuge contre le monde. Les frontières, les missions, les adresses — tout cela s'efface dans les bras de l'autre. "C'est seulement dans les bras l'une de l'autre qu'on se sent vraiment chez nous." Le chez-soi n'est pas un lieu, c'est une personne.
Par ailleurs, ce chapitre célèbre la puissance de la mise en retrait. Être "hors jeu", c'est être protégé. Béa devient une "agente dormante", un fantôme parmi les fantômes. La paix est enfin possible.
Suite générative
Maintenant que Béa est hors jeu et que son amour avec Jessica a atteint l'absolu, comment ce couple vivra-t-il les années à venir, entre la visite des familles recomposées et la paix trouvée dans les bras l'un de l'autre ?

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