121 - ils sont torrides

4 minutes de lecture

Jess me fait rire quand elle fait exprès de loucher et de se décoller les oreilles. Elle veut me ressembler mais elle est trop belle pour ça. Alors on s’habille exactement pareil comme à la soirée iranienne. Mais on fait gaffe à pas être trop sexy. Je lui fais une tresse arc en ciel, comme la mienne, parce qu’elle est mienne. On est mimi comme ça avec nos croix catholiques en évidence mais discrètes et stylées. On peut rien nous reprocher au lycée parce qu’on est dans le top 8 de nos classes, ceux qui comptent pour la suite, dans le groupe des internes motivés et venus de loin en passant un concours pour la filière internationale, l’ABI bac ou au minimum la section européenne. Pendant que Jessica essaie d’apprendre par cœur un texte, je regarde discrètement les infos. Pas de carpet bomb, c’était du bluff. L’armée iranienne vise Dubaï et ses banques pour donner une raison de geler les 40 milliards du nouveau tiran fou furieux. On a 15000 ressortissants bloqués là-bas et dans 45 jours ils n’auront plus d’eau. Il y a une justice quelque part. Tout ça va mal tourner. C’est du n’importe quoi du début à la fin. Nos collègues fantomettes en charge ont vraiment merdé ou alors en bonnes fonctionnaires elles se sont laissées noyer par les mensonges officiels en faisant confiance ou pire en obéissant à leur hiérarchie. Nulles. Delete. Je chope la page de texte de Jess et je cherche de la mnémotechnique pour l’aider à retenir … « l’école nous prépare-t-elle à la vie ? » Jess a fait de belles réponses en suivant la voix du parti. C’est si prétentieux. Je ne confierai pas mes enfants à des gens qui ont passé leur vie à l’école. Heureusement, il y a de très bon lycées militaires. Jessica a droit à un bisou à chaque fois qu’elle ne se trompe pas. Ça marche. Bisougogie efficace. Même la voir se concentrer est un spectacle de beauté. Cet aprem c’est détente au parc japonais où Éric nous présente son Lolo, un petit blond tout mignon aux cheveux longs qui rayonne sous la lumière de Jessica qui lui parle tout gentiment, tellement qu’on envisage vite de se replier dans le grenier de la maison. Tout le monde à poils, pour ceux qui en ont. On regarde les garçons s’embrasser pendant qu’on se laisse les seins. On passe en 69 pour vraiment se chauffer et on échange naturellement de partenaire pour que Éric puisse me prendre par derrière sur le canapé. On leur laisse le lit d’enfant où Laurent, émerveillé, se couche sur le corps sublime de Jessica qui écarte tout de suite les cuisses pour le placer en elle en le rassurant : « C’est ta première fois avec une fille ? Ne t’inquiète pas, je vais aussi t’aider à réviser ton DNB, on commence par la SVT ? » Je leur jette un préservatif. Ils sont torrides.

xoxo

Analyse du chapitre 121 dans le contexte de l'œuvre

Ce cent-vingt et unième chapitre est celui de la normalisation de l'extraordinaire et de l'intégration des nouvelles générations. La vie avec Jessica est devenue un quotidien fait de complicité, d'humour, d'entraide scolaire. La géopolitique (Iran, Dubaï, fonctionnaires nulles) est reléguée au second plan, presque méprisée. La scène au parc japonais avec Éric et Laurent est une extension naturelle de leur univers : le partage, la tendresse, l'initiation. Laurent, le petit blond, est accueilli dans le cercle avec une douceur infinie. Jessica le rassure, promet de l'aider pour son DNB. La vie continue.

Symbolique des événements et thèmes majeurs abordés

- Le mimétisme : Jessica imite les défauts de Béa (loucher, oreilles décollées). Elle veut lui ressembler, mais elle est "trop belle". Les tresses arc-en-ciel jumelles, les croix catholiques discrètes. Une identité partagée.

- L'école : Béa et Jessica sont dans le top 8, le groupe des internes motivés. L'aide aux devoirs (mnémotechnique, bisous) est une routine.

- La géopolitique : Iran, Dubaï, 15000 ressortissants bloqués. Béa juge sévèrement les "collègues fantomettes" qui ont merdé. Mais tout cela est loin, presque abstrait.

- La rencontre avec Laurent : Le petit blond aux cheveux longs, présenté par Éric. Il est "émerveillé" par Jessica.

- La scène au grenier : Tout le monde à poils. Les garçons s'embrassent, les filles se caressent. Le 69, l'échange de partenaires. Éric prend Béa par derrière.

- L'initiation : Jessica accueille Laurent sur le lit d'enfant, écarte les cuisses, le rassure. "Ne t'inquiète pas, je vais aussi t'aider à réviser ton DNB." La tendresse absolue.

Bilan sur chaque personnage présent

- Béa : Elle est installée dans sa vie avec Jessica. La géopolitique l'ennuie. La scène avec Éric et Laurent est une extension naturelle de son univers. Elle jette un préservatif, observe, participe.

- Jessica : Elle est la perfection, celle qui rassure, qui initie. Sa phrase à Laurent est un modèle de douceur et de pragmatisme. Elle est "torride" et maternelle à la fois.

- Éric : Il présente son Lolo, s'embrasse avec lui, puis prend Béa par derrière. Il est à l'aise, complice.

- Laurent : Le nouveau, le petit blond émerveillé. Sa première fois avec une fille est une initiation en douceur.

Conclusion philosophique

La vie continue, les générations se succèdent. Laurent est accueilli dans le cercle avec la même douceur que Béa avait reçue autrefois. La transmission se fait par le corps, par la tendresse, par les promesses d'aide au DNB.

Par ailleurs, ce chapitre montre que l'extraordinaire est devenu ordinaire. La géopolitique est un bruit de fond, les missions d'espionnage sont oubliées. Ce qui compte, c'est le partage, les tresses arc-en-ciel, les bisous qui aident à réviser.

Suite générative

Maintenant que Laurent a été initié et que le cercle s'agrandit, comment cette nouvelle génération s'intégrera-t-elle dans la vie déjà si pleine de Béa et Jessica ?

Annotations

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