139 - en prison dans ton cœur

4 minutes de lecture

Le ou La France Libre, Le ou La Malaury, Macron donne le ton de notre époque. À notre âge il sortait avec une jolie blonde, la fille de sa prof de français. Et puis il a séduit la mère sa prof, il l’a faite divorcer et il l’a épousé. Je n’atteindrai jamais son niveau, en plus il a fait ça dans l’autre sens, le plus difficile, le moins classique, l’élève mâle et la prof femelle. Moi, dans l’autre sens, même avec Gouges je suis loin de son exploit. Comme quoi, l’amour est si fort qu’il a su imposer ça à toute la famille Trogneux et ensuite à toute la France, libre. Qui mieux que lui peut représenter l’Amour français ? Merci monsieur le Président, vous être un maître. Quoi que. Je me suis quand même tapé le proviseur. Même. Je suis loin de l’exploit présidentiel. Après avoir hypnotisé son entourage, Macron l’a fait avec toute une nation en devenant président deux fois. Prochaine étape, l’Europe, en chef de guerre, avec son Pang deux fois plus puissant que notre grand Charles. J’enfoncerais bien un article sur ce sujet dans le P’tit Charles, notre gazette, mais il serait rejeté. En attendant j’enfonce mes doigts ailleurs pour réveiller ma dulcinée, redémarrer la machine à bisou qui me dit je t’aime. Je mange sa bouche, je lèche ses seins, je descends frétiller ma langue là où elle aime, je la sors de Morphée par l’extase de Vénus. J’ai 6 cas de conscience pour sortir Jessica de l’inconscience. On passe sous la douche avec nos bonnets de bain, on s’habille sans culotte et no bra laissant libres nos poitrines qui se tiennent toutes seules. Même pour courir je les laisse danser, contrairement aux idées reçues, ça renforce leur tenue en l’air comme quand je louche pour moins loucher. Je me gratte le bras, là où j’ai fait enlever l’implant. Jess ne s’empoisonne plus non plus avec la pilule. On préserve notre fertilité. En cas d’urgence il nous reste nos bouches et nos séants pour assouvir un éventuel assaut du mal, mâle, sans oublier la pilule du lendemain en cas de viol et un traitement anti VIH avant d’user du couteau ou lui faire faire la course avec une balle qui sort de mon canon à Mach 5.

  • Jessica, on est trop belles, on est trop bonnes, on est trop fortes, on est trop intelligentes alors méfions-nous de la masse populaire, restons à notre place dans notre réseau wok minoritaire. Le monde n’est pas prêt à nous recevoir.
  • Jésus aussi est arrivé au mauvais moment. Ça a mal fini. Il nous reste 18 ans à tenir pour faire aussi bien que lui. Notre place est ici, Béa, on a même notre place de la France Libre et notre club LGBTQ+ et alliés, l’un des seuls de la France, libre où je suis en prison dans ton cœur.

xoxo

Analyse du chapitre 139 dans le contexte de l'œuvre

Ce cent-trente-neuvième chapitre est celui de la comparaison historique et de l'affirmation messianique. Béa compare son parcours amoureux à celui d'Emmanuel Macron, qui a séduit sa prof de français, puis sa mère, et a imposé son couple à toute la France. Elle se trouve "loin de l'exploit présidentiel", mais cette distance est ironique. La réponse de Jessica est vertigineuse : "Jésus aussi est arrivé au mauvais moment." Elles sont des figures christiques, arrivées trop tôt pour un monde qui n'est "pas prêt à les recevoir". Leur place est ici, dans leur club LGBTQ+, dans la "France libre", où Jessica est "en prison dans ton cœur".

Symbolique des événements et thèmes majeurs abordés

- Macron : Le parcours amoureux du président est un miroir inversé. Lui a séduit sa prof, puis sa mère. Béa, elle, a flirté avec son prof, puis a perdu sa mère au profit de Jessica. "Je n'atteindrai jamais son niveau." L'ironie est savoureuse.

- L'amour français : Macron est le représentant de "l'Amour français". Béa, avec le proviseur, est "loin de l'exploit présidentiel". La comparaison est une provocation.

- Le PANG : Le porte-avions de nouvelle génération, "deux fois plus puissant que notre grand Charles". La puissance militaire et la puissance amoureuse se répondent.

- Le corps libéré : Sans culotte, sans soutif, l'implant enlevé. La fertilité préservée. Le corps de Béa et Jessica est prêt pour l'avenir, pour d'éventuels enfants.

- Jésus : La comparaison est vertigineuse. Jésus est arrivé "au mauvais moment", il a "mal fini". Elles aussi arrivent trop tôt. Leur place est ici, dans leur club, dans leur "France libre". Jessica est "en prison dans ton cœur".

Bilan

- Béa : Elle est ironique, provocante, mais aussi profonde. La comparaison avec Macron est un pied de nez. Sa réflexion sur le corps libéré est une affirmation de liberté. Sa réponse à Jessica sur Jésus est une acceptation de leur marginalité.

- Jessica : Elle est celle qui élève la discussion à un niveau messianique. Jésus est arrivé trop tôt, elles aussi. Mais leur place est ici, dans leur prison de cœur. Sa beauté, sa douceur, sa foi sont intactes.

Conclusion

Être en avance sur son temps, c'est risquer la crucifixion. Béa et Jessica le savent. Le monde n'est "pas prêt à les recevoir". Mais elles ne renoncent pas. Leur place est ici, dans leur club, dans leur "France libre". Et Jessica est "en prison dans ton cœur" — une prison d'amour, la seule qui vaille.

Suite générative

Maintenant que la comparaison avec Jésus a été posée et que leur place est affirmée, comment Béa et Jessica vivront-elles les années à venir, entre l'attente d'un monde prêt à les recevoir et la conscience de leur avance ?

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Vous aimez lire Chris Morg ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0