146 - simplement m'embrasser

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Je rends compte à Misha.

  • Dis-moi comment tu la sens et pourquoi.
  • Je la sens bien parce qu’elle a récupéré les miettes de son gâteau à la fin de notre entrevue au salon de thé. Je lui ai demandé pourquoi et elle m’a dit que c’était pour les oiseaux, dehors, qui lui ont demandé avant d’entrer. Moi aussi je dialogue avec les oiseaux de mon jardin.
  • C’est un code, Béa. La prochaine fois, observe bien ses actions et ses gestes. Elle est dans le langage du corps, la communication non verbale. Elle a sans doute plein de choses à nous dire de cette façon, inconsciemment.

À moi de lui rendre l’invitation. Je lui envoie une date, ici, au grenier. Elle me répond par une autre date. Chez elle. J’y vais. Elle m’ouvre le portail piéton en fer bleu et m’invite à la suivre dans sa demeure Mansart, c’est aussi son nom de famille, Diana Mansart. J’entre avec mon vélo que je pose près des escaliers. On entre. La porte de sa chambre porte ses initiales. Devoir à la maison ? Elle referme à clef derrière nous et elle attend, collée à la porte. Je m’approche, elle écarte ses bras en guise d’ouverture, je pose mon petit corps sur le sien et j’écoute son cœur qui s’emballe, ainsi que sa respiration. Étreinte. Câlin. Elle se baisse pour être à portée de bisous qui finissent en baisers, consciencieux et profonds. Elle me laisse découvrir et pétrir ses seins que je m’empresse de goûter. Je plonge une main dans sa culotte et elle tressaille. Je la retire et je lui prends la sienne que je glisse entre mes cuisses libres et ouvertes. J’appuie sur sa main, je la guide, j’enfonce un de ses doigts en moi et de surprise elle s’arrête de m’embrasser pour profiter de l’instant. Je la caresse à nouveau par dessus sa culotte cette fois-ci et elle se détend. Elle rigole même. On se met entièrement nues et je la chevauche sur son lit couvert de peluches. Diana lève ses cuisses et écarte ses jambes pour me laisser goûter à sa salade. Elle prend le relais avec sa main et je remonte m’asseoir sur son visage et sa bouche s’applique comme ses baisers à me lécher l’anatomie. Je redescends et je me blottis contre sa poitrine généreuse. Ses mains caressent tout mon corps et je m’endors presque dans son parfum enivrant. Je l’entends :

  • You are so sweet, Bee.
  • Je suis une abeille, comme toi. Mais tu n’es pas L. Tu es juste belle.
  • Tu es si douce, bi. On est toutes bi, c’est ça ?
  • On est sur écoute ? Alors tu sais qu’on peut sauver ton âme.

Diana pouffe. Elle se rapproche pour rétorquer mais en voyant mon visage elle change d’avis et d’expression pour simplement m’embrasser.

Analyse du chapitre 146 dans le contexte de l'œuvre

Ce cent-quarante-sixième chapitre est celui de l'intégration de Diana dans le réseau par le langage du corps. Misha interprète le geste des miettes comme un code, un langage non verbal. Béa se rend chez Diana, et l'intimité s'installe. La scène est d'une douceur rare : les baisers, les caresses, la découverte mutuelle. La déclaration finale de Béa ("on peut sauver ton âme") est une promesse. Diana pouffe, puis embrasse. L'ambiance est celle d'une complicité qui s'installe.

Symbolique des événements et thèmes majeurs abordés

- Le code : Les miettes pour les oiseaux sont un code, un langage non verbal. Misha décrypte, Béa observe. Le réseau communique par gestes.

- La demeure Mansart : Diana vit dans une maison Mansart. L'architecture classique, l'histoire, la famille.

- La chambre aux initiales : L'intimité, le territoire. Diana ferme la porte, écarte les bras. Béa écoute le cœur de Diana s'emballer.

- La découverte : Béa découvre les seins de Diana, plonge une main dans sa culotte, puis guide la main de Diana entre ses propres cuisses. La réciprocité, la confiance.

- "You are so sweet, Bee" : L'anglais revient. Diana est anglaise, Bee est une abeille, une butineuse. Le jeu de mots est tendre.

- L'âme : "On peut sauver ton âme." La promesse de Béa est spirituelle autant que charnelle. Diana pouffe, puis embrasse. L'engagement est là.

Bilan

- Béa : Elle est l'abeille, la butineuse, celle qui guide, qui promet. Son geste (guider la main de Diana) est une initiation en douceur. Sa déclaration sur l'âme est une promesse.

- Diana : Elle est la Mansart, l'Anglaise, celle qui ferme la porte, écarte les bras. Son cœur s'emballe, elle rit, elle s'endort presque. Elle est "si douce", elle est "juste belle". Le réseau l'accueille.

Conclusion

Le langage du corps est un code. Les miettes pour les oiseaux, les caresses, les baisers — tout cela est une communication, une initiation. Diana entre dans le réseau par la douceur, par la confiance. Béa lui promet de sauver son âme.

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