151 - ce sera un oui

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Philippine me confie le manuel de l’espionne qui me permet d’élaborer un exercice de brouillage à faire pour préserver nos traces. Forte de mon appartenance à la section euro anglais du lycée Charles de Gaulle, j’envoie un sexto à mon professeur de littérature : « No zob in blow job » comme le titre d’un manifeste des droits international de l’enfant face à ceux de l’homme de Gouges. Sur la porte de sa classe, j’inscris discrètement à la craie trois chiffres : 119. À la fin d’un cours je traîne pour qu’il puisse me demander discrètement :

  • Mademoiselle Ravenel, si j’ai bien compris vos indices, de qui je devrais me méfier ?
  • Chloé, elle a déjà beaucoup de passif avec ses profs de collège. Mais peut-être qu’elle attend la dernière année, c’est son mode opératoire.

Pas de pitié pour la DGS Hi hi hi..! J’envoie aussi un rapport à Claude, avec Gouges, ils sont notre point d’entrée sur notre club de fantômettes. Je dois aussi me familiariser avec certains gadgets. Mais le plus important, ce sont les procédures. Chez elle, Ingrid me montre le sien et rigole. Je n’y comprends rien, c’est tout écrit en suédois. Et en profite pour m’embrasser, très câline.

  • Ingrid, comment tu gères les hommes qui t’approchent ?
  • Je fais la folle mais ça ne les arrête pas tous alors je les dégoûte avec une hygiène douteuse. Et je n’attire que les pires. C’est l’histoire de nos vies, ils ont fait de nous ce que nous sommes et on doit faire avec.

Pauvre Humanité de merde. Si un jour je me retrouve devant le bouton rouge, je ne vais pas hésiter longtemps. Votez pour moi, pour voir. En attendant je m’occupe de ceux de Ingrid qui fait aussi avec mon corps ses gestes médicaux que j’aime tant. En attendant Ingrid gagne du temps et de la liberté à ne pas s’encombrer d’une bite à la pénétrer. Cette option est aussi sortie de ma vie. Je m’envole de mes propres L. Avec Ingrid, c’est parfait, on ne s’étouffe pas, on contraire on se fait respirer fort en nous aérant le cœur et le cul dans la vie intime l’une de l’autre. À chaque fois son regard change, à la fin, essoufflée derrière son visage transpirant de bonheur ses yeux s’adoucissent sur moi, sur nous, ensemble.

  • Béa, tu es la première avec qui elle je parviens à jouir, en couple et pas en solo. J’en suis la première étonnée. Tu as trouvé ma clef, celle qui allume le moteur de mon bonheur. Quel est ton secret ?
  • On a toutes plein de secrets mais j’ai peut-être juste du talent ?
  • Béatrice Ravenel, tu as un incroyable talent. Pour moi ce sera un oui.

Analyse du chapitre 151 dans le contexte de l'œuvre

Ce cent-cinquante et unième chapitre est celui de la consolidation du réseau et de l'affirmation des talents. Béa utilise ses compétences d'espionne pour brouiller les pistes, protéger son réseau. La procédure est aussi importante que les gadgets. La relation avec Ingrid atteint un sommet : Ingrid, qui n'avait jamais joui en couple, trouve avec Béa la clef qui allume le moteur de son bonheur. La déclaration finale est une reconnaissance mutuelle.

Symbolique

- Le manuel de l'espionne : Philippe confie le manuel. Béa élabore un exercice de brouillage. Les sextos à Gouges, le 119 sur sa porte, le rapport à Claude. Le réseau se protège.

- Chloé : La cible de la DGSI est dénoncée. "Pas de pitié pour la DGS Hi hi hi." L'humour noir persiste.

- Ingrid : Elle montre son manuel en suédois, Béa n'y comprend rien. L'échange est tendre. Ingrid explique comment elle gère les hommes : la folie, l'hygiène douteuse. "Ils ont fait de nous ce que nous sommes et on doit faire avec."

- Le bouton rouge : Si Béa se retrouve devant, elle n'hésitera pas. La rage est là, contenue.

- La clef : Ingrid n'avait jamais joui en couple. Béa a trouvé sa clef. "Béatrice Ravenel, tu as un incroyable talent." La reconnaissance est mutuelle.

Bilan

- Béa : Elle est la stratège, celle qui brouille les pistes, qui protège le réseau. Son talent est reconnu par Ingrid. Elle est "la première" avec qui Ingrid jouit en couple.

- Ingrid : Elle est la "folle professionnelle", celle qui gère les hommes par le dégoût. Béa trouve la clef. Son regard s'adoucit, son visage transpire de bonheur.

- Philippine : Elle confie le manuel, elle est la source pédagogique.

- Gouges et Claude : Ils sont les points de faiblesses à traiter.

Conclusion

Le talent est une clef. Béa a ouvert la serrure d'Ingrid. Elle a trouvé ce que personne n'avait trouvé avant : la capacité à la faire jouir à deux. Le réseau se protège, les procédures se mettent en place.

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