Samedi 18 avril, 15h00

17 minutes de lecture

Il m'avait donc laissé son 06.

Qu'est-ce que j'allais en faire ? D'après Rebecca je devrais attendre trois jours pour l'appeler. Mais d'un autre côté, j'avais sauté toutes les étapes du trois-trois et avait couché avec lui dès le premier soir.

Est-ce que je l'appelais dès aujourd'hui ou est-ce que j'attendais demain ? Mais demain on serait dimanche et lundi je bossais. Ce soir et demain matin par contre...

D'un côté j'avais envie de vérifier si ce que j'avais ressenti avec lui la veille au soir se reproduirait. De l'autre, je n'avais pas envie de me montrer trop attachée. Qu'il ne me prenne pas pour acquise. Je voulais être sa maîtresse avec tout ce que le mot peut avoir comme connotation sur le pouvoir que peut exercer une femme sur un homme. Je voulais continuer de retourner les codes du patriarcat comme j'avais commencé à le faire en l'abordant dans un bar pour lui offrir un verre.

Du coup, c'était à moi de continuer de prendre les initiatives, à moi de l'appeler (de toute façon lui ne pouvait pas le faire), à moi de l'inviter à passer une nouvelle soirée avec moi et fuck les conseils à la con de Rebecca. Mais quand ? Maintenant, plus tard ? Après tout volontairement ou pas, je l'avais déjà fait poireauter plus cinq heures. Il était parti vers 9h30, peut-être à cause d'une véritable urgence (sinon il n'aurait pas laissé son 06) et il allait bientôt être 15h00.

Qu'est-ce que j'allais lui dire ?

« Bonjour c'est Julie, la fille que tu as sautée hier soir et qui t'a sucé ce matin ? J'ai pris un pied pas possible, tu veux bien qu'on remette cela ? ». Le mieux serait de lui envoyer un texto. Comme ça j'aurais le temps de réfléchir à chaque mot que j'écrirais et je garderais le contrôle.

Julie : Bonjour, c'est Julie.

Et qu'est-ce que j'allais dire ensuite. « Est-ce qu'on peut se revoir ? ». Trop direct. Je n'allais pas faire des circonvolutions comme Rebbeca avec sa règle des trois-trois mais il y avait quand même des limites. « Ca va ? » : idiot.

Julie : Bonjour, c'est Julie. Tu as réussi à résoudre ton urgence de ce matin ?

J'avais donc décidé de faire comme si je croyais à son histoire. Je verrais comme il allait réagir. Du coup j'ai tapé « envoi ».

Dix minutes étaient passées et pas de réponse. J'étais revenue au point de départ. Je suis allée inspecter le frigo pour faire une liste de course. Sinon je n'aurais rien à manger pour la semaine. L'inventaire avait été vite fait. Il restait un yaourt, une bouteille d’un demi-litre de lait entamé : non il avait tourné. Du fromage râpé : non il avait commencé à moisir. Plus de fruits, plus légumes. Une demi-plaquette de beurre. Du jus de pomme quand même.

J'étais en train de noter tout ce qui me manquait (ça faisait une sacrée liste) quand le téléphone a sonné. « Si c'est une des deux filles je ne réponds pas » me suis-je dit.

Zut, c'était lui !

« Allo !

- Salut Julie, c'est François. Désolé j'étais sous la douche, je viens juste de découvrir ton message. Je rentre à peine du taf. Ça a été plus compliqué que prévu, je te raconterais. » Qu'est-ce qu'il avait besoin de me raconter cela ? Je n'allais rien y comprendre avec ces mosses et ses tartes aux framboises ? Est-ce que ça m'intéressait d'ailleurs ?

« Je suis repassé à mon appart pour prendre une douche. J'en avais bien besoin. Et me changer. Désolé encore pour ce matin mais ils étaient totalement en stress à l'Escape Game, je ne pouvais pas les laisser en plan. »

Moi, me laisser en plan, ça ne le dérangeait pas par contre. Bien bavard le garçon, il me raconte sa vie, mais que lui répondre ?

« Non ce n’est rien. Contente que tu es résolu leur problème. Car tu l'as résolu n'est-ce pas ? »

Pourvu que je n’aie pas gaffé !

« Oui, oui, c'était bien ce que je pensais. Les mosses sont sous-dimensionnés. Il faut que j'en commande qui passent plus de courant et que je mette des radiateurs. Parce que quand les clients appuient trop longtemps sur les boutons, ils chauffent. Qu'est-ce qu'ils ont aussi besoin d'appuyer trois minutes dessus, aussi. Si ça ne marche pas, c'est qu'ils n'ont pas trouvé la solution à l'énigme.
- C'est ta porte Ali Baba et les quarante voleurs ? »

Autant lui montrer que je l'avais écouté ce matin.

« Non mais c'est le même principe. Là ils doivent placer les Chevaliers de la Table Ronde dans le bon ordre. J'utilise la même électronique mais comme il y a plus de boutons sur lesquels appuyer en même temps, le temps que tout le monde ait trouvé le bon bouton, ils restent à appuyer plus longtemps et ça grille. Alors qu'on n’a jamais eu ce problème là avec Ali Baba. J'ai dû changer les mosses en les soudant à l'arrache pour la séance de 10h30. Puis j'ai dû attendre 11h30 pour reprendre cela en plus propre. Matthieu a voulu que je reste ensuite pour vérifier que tout se passait bien à la séance de 12h30. J'ai encore passé une demi-heure après la séance de jeu pour vérifier tout était fonctionnait bien et refermer correctement les boitiers électroniques. J'ai filé un coup de main aux gars pour les aider à remettre la salle en place pour la séance de 14h30, je suis rentré chez moi en bus, j'ai pris une douche et j'ai vu ton message ».

Ah, oui mon message, je l'avais sous les yeux : « Bonjour, c'est Julie. Tu as réussi à résoudre ton urgence de ce matin ? ». Il venait de répondre à la question avec force de détail. Le problème c'est que ce n'était pas la vraie question.

« Du coup t'es libre ?
- Il faut que j'y retourne lundi après être allé chercher des plus gros mosses chez Atlantique mais d'ici là ça devrait le faire. Pourquoi tu poses la question ? Tu veux qu'on se revoie ? »

Lui ne tournait pas autour du pot. Il était direct.

« T'as envie ?
- Grave !
- Quand ?
- T'es libre ce soir ?
- Euh... Oui.
- Tu me laisses finir de m'habiller ». Je me suis mise à l'imaginer tout nu, j'avoue que cela m'a un peu excitée. « Dans dix minutes je peux être sur mon vélo et dans vingt minutes chez toi. Euh plutôt trente. J'ai une course à faire sur le chemin.
- Pas besoin de m'amener de fleurs ! »

Un blanc.

« Euh... oui. »

Il ne pensait pas à des fleurs.

« Bon et bien à tout à l'heure ».

Et bien voilà. Ça c'était plutôt bien passé. C'est lui qui avait fait toute la conversation et ça c'était effectivement plutôt bien passé. Il se comportait comme si on était ensemble depuis des mois alors qu'il y a 24 heures on ne se connaissait pas. Etrange comme garçon. Du coup ça me faisait un peu flipper.

Mais je n’avais pas trop le temps de penser à tout cela. Je lui avais dit ok pour ce soir et il m'avait répondu qu'il arrivait dans une demi-heure. Trois heures et demie de l’après-midi, pour lui c'est le soir ? En tout cas, dans une trente minutes, il serait là et il n’y avait toujours rien à manger. Il fallait parer au plus pressé : reprendre une douche vite fait. Pendant ce temps-là, réfléchir à ce que j'allais mettre. Pendant que j'enfilais ma petite robe verte dans laquelle je me sentais à l'aise, j'ai réfléchi à ce que l'on pourrait faire quand il serait là. Se faire un ciné, poursuivre par un resto ? Pas le temps d'y penser davantage, le téléphone sonnait à nouveau. C'était lui !

« Je suis en bas de ton immeuble. Ce coup-ci je n’ai pas les clefs et je ne sais même pas ton nom pour sonner.
- Je t'ouvre. »

Je l'ai entendu monter les escaliers quasi en courant. Pressé. C’est plutôt flatteur.

Il m'a embrassé. Un petit baiser sur les lèvres comme moi ce matin. Il a enlevé son sac à dos et est rentré dans l'appart comme s'il était chez lui. Il a farfouillé dans son sac et en a sorti une rose.

« Pour toi. Je suis content que tu m'aies rappelé. Encore désolé pour ce matin. Je m'en veux d'être parti comme un voleur mais Matthieu c'est mon plus gros client, je pouvais pas le laisser en plan. Et puis il est possible que le fait que je sois intervenu rapidement pour résoudre le problème, lui ai plu. Pendant que ses clients jouaient dans la salle Arthur, on a eu le temps de discuter. Il m'a parlé de refaire sa salle "Casse à la Banque" qui ne marche plus trop bien. Elle a trois ans, il faut dire. Il veut la transformer en une salle "Mission impossible" où les joueurs devraient récupérer un objet précieux en évitant de couper des rayons lasers. Il m'a demandé si je pourrais faire cela. Tu parles, des lasers, des capteurs photoélectriques, facile. »

S'il le dit.

« Il a parlé d'un budget de 20 à 30.000 euros. Du coup je crois pouvoir me permettre de t'inviter au resto ce soir pour me faire pardonner. Si tu veux. »

Oh là, jeune homme, pas de précipitation ! D’abord il n’était que 15h30, un peu tôt pour un resto. Je lui ai proposé de se faire un ciné avant, nous avons consulté les horaires de ciné, nous nous sommes mis d'accord sur un film qui nous tentait qu’à moitié. Il a proposé de réserver un resto indien sur la Place des Lices pour après le film. On est parti vers le ciné à pied. Il était sur ressorts. Il sautillait, tournait autour de moi, un vrai chien fou. Par rapport à Hugo qui était toujours hyper sérieux et réfléchi, ça me changeait. Tout était simple avec François, tout semblait simple. Trop simple ?

Après le film on s'est chamaillé. Lui avait trouvé cela pas terrible et évidemment je m'étais sentie obligée de défendre le point de vue inverse. Nous avons très bien dîné dans son restaurant. J'avais une faim de loup. Lui aussi. Il a dit n’avoir eu le temps que de manger un sandwich vite fait le midi. Mais un sandwich kebab qui m'avait l'air, quand il me le décrivait, bien volumineux. Comment pouvait-il être si fin en mangeant autant et si peu équilibré ? Encore une injustice entre les femmes et les hommes !

Pendant que nous mangions, j'ai enfin appris ce qu'était un mosse. Il ne faut d'ailleurs pas écrire mosse mais MOS ou MOS-FET. FET c'est transistor à effet de champ en anglais et MOS c'est la technologie du transistor mais il ne savait plus ce que ça voulait dire. Ses tartes à la framboise, ce sont des raspberry pi avec pi comme 3,14, prononcé à l'anglaise, et pas comme pie, le gâteau. Ce sont, si j’ai bien compris, des microprocesseurs qui permettent de piloter des trucs. Il m'a posé plein de questions sur mon boulot. J'ai essayé de lui expliquer les joies de la vente en ligne de cosmétiques et comment arriver à donner envie d'acheter un produit dont la qualité principale est son parfum via une technologie qui permet de transmettre des images et du son mais pas les odeurs. Encore heureux que la boite où je bosse communique principalement sur le côté naturel de ses produits ! On peut au moins mettre des images de plantes, ça change des images de flacons et de tubes.

J'ai insisté pour que l'on partage la note du resto. Hors de question de me faire inviter ! Nous avions commencé notre relation sur un pied d'égalité, je voulais que ça continue. Comme il était encore tôt, il a proposé en sortant du resto, d'aller boire un verre. J'ai dit non. Il m'a dit d'un air espiègle qu'il était obligé de me raccompagner chez moi pour récupérer son vélo qu'il avait laissé dans le hall de l'immeuble. Il s'en était fait piquer un il y a deux mois, il n'avait pas voulu prendre de risque. Son coup était bien préparé. On a croisé dans le hall "par hasard" la voisine du rez-de-chaussée qui devait nous épier derrière sa porte. Elle nous a dit que le vélo de François ne pouvait pas rester là. Il fallait qu'il soit, soit dehors, soit qu'on le monte dans l'appart. Je lui ai dit que son vélo devait certainement rentrer dans l'ascenseur et il en était ravi : il a tout de suite tilté que cela signifiait qu'il était autorisé à passer à nouveau la nuit chez moi, avec moi. Une fois son vélo casé dans l'entrée de l'appart, devant la porte du cagibi du chauffe-eau qu’il avait pris pour une chambre, il s'est approché pour m'embrasser. Nous nous tenions quasiment au même endroit où je l'avais embrassé la veille.

J'ai mis un doigt sur ses lèvres pour l'en empêcher. Je lui ai dit :

« Ce soir, c'est moi qui fait, c'est moi qui dirige. Toi tu te laisses faire.
- Super ! Je suis tout à toi ! »

Aucune négociation. Confiance totale.

Je l'ai entrainé dans la chambre. Je lui ai demandé de se déshabiller. Il s'est mis au bout du lit et a commencé naturellement par le haut. Il a enlevé son sweat à capuche, son tee-shirt. J'ai pu admirer de nouveau son torse. Debout, les muscles étaient mieux dessinés. Il n’avait pas les abdos en tablettes de chocolat. Son corps était plutôt sec et ferme. Il a enlevé des chaussures, ses chaussettes, son jean et s'est retrouvé en caleçon. Rose cette fois. Il a demandé : « Tout ? ». Bien sûr : tout !

Par réflexe il a mis ses mains devant son sexe. Comme si je n'avais pas eu le matin même une vue complète de sa queue !. Je me suis approchée de lui et ai écarté ses mains. J'étais fascinée par la grosse veine qui courrait dessus de sa verge, celle qui l'irrigue et lui permet de bander. Enfin non, si j’ai bien retenu les cours de SVT, si c'est une veine, elle renvoie plutôt le sang vers le cœur et une grosse veine comme cela lui permet juste de débander plus vite. Il commençait à bander, le gland commençait à dépasser du prépuce.

Je l'ai pris par la main et lui ai demandé de s'allonger sur le lit, sur le dos. Je me suis assise à califourchon sur sa poitrine et lui ai présenté ma vulve. Il m'a saisi par les hanches et a rapproché mon bassin de son visage. Il a pointé le bout de sa langue pour commencer à lécher le clitoris. Il faisait ça très bien.

Je me suis penchée en arrière pour attraper sa queue. J'avais hâte qu'il me pénètre pour voir si ça me ferait le même effet que la veille. En même temps je craignais d'être déçue.

C'est à ce moment-là que j'ai réalisé. Zut ! Les préservatifs ! J'avais beau me sentir totalement en confiance avec lui, je n'allais pas le laisser s'introduire en moi sans capote. Finalement, je n'avais eu qu'une demi-heure entre son appel et sa venue. Je n'avais pas eu le temps de m'occuper de cela. En plus, depuis ma séparation avec Hugo, je ne prenais plus la pillule. J'ai demandé :

« T'as des capotes ?
- Oui, je me suis arrêté en prendre en venant chez toi. »

Le petit filou. Il avait pensé à tout. Dans un sens, heureusement. Il s'est levé est parti avec sa bite à l'air, pointée toute droite vers l'avant, chercher des capotes dans son sac à dos laissé dans l'entrée. Il est revenu, toujours aussi raide et donc ridicule. Il s'est rallongé à nouveau sur le dos. Je lui ai pris le sachet du préservatif des mains, l'ai déballé, et ai commencé à essayer de lui enfiler. J'avais du mal à le dérouler. Il m'a aidé. J'ai pris sa queue toute emballée dans ma main et l'ai dirigée vers l'entrée de mon vagin. Tout doucement je l'ai introduite en moi mais juste le gland. Je voulais que sa queue excite mon clitoris. J'ai opéré à de tout petits mouvements de va-et-vient. Il mordait ses lèvres et je voyais bien sa frustration. Il aurait voulu me pénétrer plus profondément. Il tentait de lancer son bassin en avant mais je ne lui permettais pas. Je lui ai redonné mes seins à lécher. Il a placé ses mains sur mes hanches. La jouissance est venue d'un coup. Mais c'était un orgasme "ordinaire", comme ceux je connaissais déjà, pas comme celui que j'avais connu ma veille. Un peu décevant.

J'étais quand même comblée. J'ai libéré sa queue. J'ai vu alors qu'il n'avait pas joui : le réservoir de la capote était vide. J'ai hésité. Est-ce que je le prends dans ma bouche ? Est-ce que je le reprends dans mon vagin pour le faire jouir ? Est-ce qu'on change de position ? Est-ce que je continue de le chevaucher ? Lui-même semblait attendre ma décision. Il avait promis d'être tout à moi. Il s'y tenait.

J'ai réintroduit son sexe en moi, mais plus profondément cette fois, en faisant de grand va-et-vient. Il se mordait les lèvres en essayant de se retenir pour que le plaisir qu'il avait tant attendu dure le plus longtemps possible. Je me suis penchée pour l'embrasser et c'est là que c'est arrivé. Peut-être parce que j'ai contracté mon périnée, en me penchant, mais c'est venu exactement de la même manière que la veille : une vague de chaleur qui monte, les picotements et puis d'un coup un orgasme très intense qui s'est propagé dans tout mon corps. Ça l'avait donc refait ! Il l'avait donc refait ! Sa queue était-elle vraiment la clef de ma serrure, elle me donnait accès à l'orgasme vaginal dont certaines prétendaient qu'il n'existait pas.

J'ai fait encore quelques mouvements de va-et vient le long de sa queue et me suis couchée à côté de lui. J'ai alors réalisé que je m'étais pas du tout préoccupé de son plaisir à lui.

« T'as jouï ?
- Oh, oui ! Et très fort ! T'es vraiment incroyable au lit !
- Seulement au lit ?
- Non, je ne me suis jamais senti aussi bien avec une fille ».

Il a retiré le préservatif rempli de sperme, a fait un nœud et l'a jeté par terre. Plus la force de se lever visiblement. Je l'avais épuisé. J'ai mis ma tête sur son épaule. Son ventre se soulevait au rythme de sa respiration. Son sexe était redevenu tout mou, tout flasque avec la grosse veine apparente sur le dessus. J'ai commencé à la caresser éprouvant pour la première fois une tendresse pour ce bout de chair si moche mais qui venait de me procurer tant de plaisir.

« Pitié, laisse-moi souffler un peu !
- T'as soif ?
- Oui mais j'ai la flemme.
- Attends je fais chercher de l'eau ».

J'ai ramené une bouteille d'eau gazeuse. Il restait ça aussi dans mon frigo. Il a bu goulument. Moi aussi. Je me suis recouchée sur son épaule. Au bout de quelques minutes, il s'est plaint que son épaule lui faisait mal. Il s'est couché sur le côté, face à moi. Je lui ai demandé de se retourner et me suis collée à son dos, ma main lui caressant le ventre. J'étais bien. Apaisée.

« Tu fais du sport ?
- Pas plus que cela. Pourquoi ?
- T'as le ventre ferme. T'as un petit cul bien ferme lui aussi, ai-je ajouté en lui palpant ses fesses.
- Avec les potes de l'IUT, on allait à la salle de sport tous les jeudis après-midi mais depuis qu'on bosse tous, on n'y va plus. Moi je pourrais m'arranger pour y aller encore mais tout seul c'est moins drôle. Je fais du vélo par contre.
- J'ai vu cela. C'est ça qui te fait un petit cul ferme ?
- Je ne me déplace quasiment qu'à vélo. Ou à pied. C'est rare que je prenne le bus ou le métro.
- J'aime bien ton petit cul. C'est ce qui m'a attiré chez toi.
- Ah ouais ? J'aurais jamais imaginé !
- J'aime bien ton ventre aussi. Ton torse. Ni trop mou, ni trop musclé, genre m'as-tu-vu. »

Et je me suis mise à caresser ses pectoraux qu'il n'avait pas si développés que cela.

« Ça te fait quoi quand je te caresse là ?
- Pas grand-chose. Pas autant qu'à toi, j'ai remarqué. »

J'ai commencé à lui titiller les tétons, ses tout petits tétons de mec. Je l'ai même mis sur le dos pour commencer à lui lécher son téton gauche. Il a commencé à rire.

« Ça chatouille !
- Pas plus ?
- Pas plus ! ».

Je me suis à nouveau collée à son dos et me suis remise à lui caresser le ventre.

« Je suis bien là.
- Moi aussi ».

Le dos de ma main a heurté quelque chose.

« Tu bandes ?
- Je crois que oui !
- T'es insatiable toi !
- Il faut dire que j'ai une superbe fille qui me colle ses seins dans le dos, me caresse les fesses, le ventre… ». Il a pris une grande inspiration. « Et elle est même en train de me branler maintenant ! Comment veux-tu que je ne bande pas ?
- Tu me trouves vraiment superbe ?
- T'es pas mal !
- Juste pas mal ? ».

J'ai commencé à lui serrer la queue très fort.

« T'as de très beaux seins... Et puis tu es un coup terrible au lit.
- Tu dis cela parce que tu as peur que je serre encore plus fort ?
- Non je dis cela parce que je le pense ! Je prends mon pied avec toi. Je suis bien avec toi. Au lit comme en dehors du lit. J'arrive pas à croire à la chance que j'ai de t'avoir rencontrée. La chance que j'ai que tu m'aies abordé dans ce bar.
- Même quand je te tiens comme cela, par la partie la plus sensible de ton anatomie ?
- Tu lui fais beaucoup de bien à cette partie.
- Même là ? » et je me suis remise à serrer sa queue très fort.

« Même là.
- Et si je te suce ?
- Vas-y plus molo que ce matin alors.
- Ce n'était pas bien, ce matin ?
- Au contraire, c'était trop bien. Faut juste que t'arrête avant que... »

Je me suis positionnée entre ses jambes et l'ai pris en bouche. Même technique que ce matin mais quand il me dirait d'arrêter, ce coup-ci, je l'écouterais. J'ai commencé en plus à envoyer un doigt vers son anus pour lui caresser la rondelle.

« Tu triches !
- Tu n'aimes pas ?
- Si, tu es vraiment diabolique ! »

C'était bon à savoir. J'ai retiré mon doigt et ai commencé à caresser ses bourses. Cela faisait partie des techniques enseignées par Thomas. Là aussi, il s'est montré très réactif.

« Je t'avais dit d'y aller plus molo que ce matin et là tu y vas plus fort encore ! Je ne vais pas tenir longtemps ! »

Ralentir donc.

« Laisse-moi m'occuper de toi aussi ! » a-t-il supplié au bout d'un moment. Je me suis repositionnée, perpendiculairement à lui, à genoux, pour donner l'accès de ma vulve à ses doigts. Il avait été très bon à ce jeu la veille. J'ai senti le plaisir monter en moi. Cela ne m'a pas empêché de rester efficace avec sa queue car il n'a pas été long à dire : « Stop ! Arrête-toi là ! ».

Cette fois j'ai obéi. Il s'est redressé, m'a fait m’assoir, m'a embrassé, a embrassé mes seins, en a mordillé les tétons avant de revenir à ma bouche. Il a recommencé à masser mon bouton, puis s'allongeant à mes côtés, m'a soufflé à l'oreille :

« J'ai envie de toi !
- Moi aussi, viens. »

Il est allé chercher un nouveau préservatif, l'a enfilé. Je m'étais rallongée. Il s'est mis dans mon dos, a commencé s'immiscer en moi, en position de la cuillère, ses doigts revenant solliciter mon clitoris. Même s'il a été plus endurant que la fois d'avant, ce coup-ci il a joui avant moi. Je lui ai demandé de continuer avec son doigt jusqu'à ce que je jouisse. Je n'ai pas eu d'orgasme profond cette fois. Ça ne marchait donc pas à tous les coups. Pas grave !

Annotations

Vous aimez lire Passiflore ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0