Dimanche 19 avril
Quand je me suis réveillée j'étais seule dans le lit. François s'affairait dans la cuisine. J'ai entendu la théière siffler. Je me suis levée, ai enfilé un grand tee-shirt qui me servait parfois de chemise de nuit. Je suis passée par les toilettes avant de le rejoindre dans la cuisine. Lui était déjà tout habillé. Il était allé à nouveau chercher des croissants. Il m'a embrassé en mettant ses mains sur mes seins et en les caressant à travers le tissu. Nous avons pris le petit déjeuner comme un vieux couple qui fait cela tous les jours alors même que cela ne faisait pas 36 heures que nous nous connaissions.
Tout était décidemment fluide avec lui. Alors que cela avait été si compliqué avec Hugo et pire encore avec Gérald évidemment.
Après le petit déjeuner, il m'a demandé la permission de prendre une douche. Il avait emmené toutes des affaires. Serviette, gel douche : organisé le garçon ! Quand l'eau a commencé à couler, je me suis glissé dans la salle de bain. Je voulais le mater tout nu. Il avait vraiment de très jolies fesses. Sentant ma présence, il s'est retourné tout en se savonnant.
« Tu veux que je te frotte le dos ?, ai-je proposé.
- Comment refuser ? »
J'ai ôté mon tee-shirt - chemise de nuit et l'ai rejoint sous la douche. J'ai commencé à lui frotter le dos, puis le bas du dos puisque j'avais accès à ses sublimes petites fesses. Celles de Hugo étaient larges, celles de Gérald plutôt flasques. Parmi mes anciens amants, il n'y avait que Lucas qui avait de jolies petites fesses comme cela. Mais Lucas n'était pas un amant extraordinaire. C'est pour cela que j'avais appris à le sucer plutôt que d'avoir à subir ses assauts souvent brutaux.
Après avoir savonné ses fesses, je me suis attaqué à son torse, à son ventre et ai commencé à vouloir descendre plus bas. Il ne m'a pas laissé faire, s'est retourné et s'est collé contre moi. Il a entrepris de me nettoyer, notamment les seins en disant avec son petit sourire espiègle : « C'est très sale de ce côté-là. A croire qu'un escargot est venu baver dessus ».
J'ai essayé une nouvelle fois d'attraper ses bijoux de famille. Il s'est une nouvelle fois dérobé et m'a serré encore plus fort contre lui pour me frotter le dos. Je me suis emparé de ses fesses. Il m'a embrassé à pleine bouche et s'est écarté en disant :
« Mademoiselle Julie vous êtes une obsédée !
- Et ça te déplaît ?
- Tu m'entraînes sur la voie du vice !
- Parce que toi tu es un ange ?
- Ben oui, j'ai blondeur d'un angelot et toi d'une n'est qu'une horrible diablesse tentatrice ! ».
Du coup je l'ai laissé planté là. Il avait la queue toute raide mais il ne devait pas compter sur la diablesse tentatrice pour le soulager. Je suis sortie de la salle de bain et ai commencé à me rhabiller. Il est sorti peu après, flambant nu, la tête dans un serviette en train de se sécher les cheveux. Il exhibait encore une demi-molle. Il est allé chercher un caleçon propre dans le sac à dos qu'il avait laissé dans l'entrée.
« Ça ne va pas rentrer dans le caleçon ! ai-je dis, narquoise.
- Mais si !
- Ça déborde !
- Ça va le faire ! ».
Ça lui faisait une grosse bosse sur le devant. Il a enfilé son jean. Il a eu un mal de chien à le fermer.
« Faudrait qu'on aille faire des courses, je n'ai rien à manger, ai-je lancé.
- Allez ! C'est parti !
- Tu veux manger quoi ?
- Je n’en sais rien. On verra se place ! ».
Sur le chemin vers la superette, il continuait à faire le zébulon en sautillant autour de moi. On s'est mis d'accord sur des blancs de poulet. Je voulais les faire avec une sauce au curry. Il m'a demandé si je voulais vraiment prendre le risque de me comparer au restaurant où nous avions mangé la veille. Il a proposé de faire un poulet aux câpres : sauce à la tomate, au vin rouge et évidemment aux câpres. Pourquoi pas ! A lui de me montrer ses talents culinaires ! Comme il y avait d'autres courses pour moi pour la semaine, j'ai refusé qu'il paie quoi que ce soit.
Son poulet aux câpres fut très bon. La douceur de la tomate avec le vinaigre dans lequel les câpres avaient baigné lui donnait un coté aigre-doux. Nous avons fini la bouteille de vin qu'il n'avait pas entièrement utilisée pour sa sauce. Nous avons ensuite maté les premiers épisodes de la série Outlander sur Netflix. Lui ne connaissait pas. Moi je les avais déjà tous vu mais ça me faisait plaisir de les revoir. Et puis c'était surtout une bonne occasion de lui démontrer que sa théorie de la bonne histoire qui serait celle d'un héros naïf découvrant un monde nouveau en même temps que le spectateur, ne marchait pas. Ici l'héroïne, puisque c'était une femme qui se retrouvait par magie envoyée dans le passé, connaissait plus ou moi tout de ce passé et pourtant la série fonctionnait. Lui n'était pas d'accord car l'héroïne ne connaissait pas tout de l'Ecosse du 18ème siècle, en tout cas elle n'en connaissait pas plus que le spectateur et donc sa théorie restait donc valide.
On a beaucoup commenté la série en se pelotant l'un l'autre sur le canapé mais on est restés sages. Un peu turbulents mais chastes. Vers 17h00, alors que nous entamions le troisième épisode autour d'un thé, je lui ai dit :
« Ce soir tu ne dors pas ici. Je bosse et il faut que je sois en forme demain. Avec toi je risque d'avoir encore une nuit agitée.
- OK ».
Il n'a pas insisté. En partant, il m'a dit :
« On s'appelle ?
- Bien sûr, on a d'autres épisodes d'Outlander à voir ensemble !
- Il y en a combien ?
- Il y a huit saisons.
- Je vois ».
Il m'a fait un grand sourire, ravi de la réponse et des promesses qu'elle contenait. Il a pris l'ascenseur avec son vélo. Je suis allée à la fenêtre pour le regarder partir. Il a enfourché son vélo et s'en est allé dans la direction du mail François Mitterrand. Il m'avait donc menti vendredi soir. Me raccompagner n'était pas du tout sur son chemin.
Je ne lui tenais pas rigueur de ce mensonge. Au contraire !

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