Jeudi 14 mai
Je me suis réveillée avec un François tout excité dans mon dos. Je sentais sa queue toute raide le long de mes fesses, sa main me pétrissait le sein gauche.
« T'es réveillée ? »
Pour toute réponse, je me suis retournée vers lui. Il a englouti sa tête dans mes seins et a commencé à les lécher, alternativement le gauche et le droit. Il était vraiment très excité. C’était agréable et j’en aurais volontiers voulu plus, mais je savais que c’était impossible à cause de mes putains de ragnagnas. Pourquoi nous les filles on doit subir cela et pas les mecs ? Je lui ai tourné de nouveau le dos, exprimant ainsi l’intention d’en rester là.
« T'es sûre que tu ne veux vraiment pas essayer ? »
Sa main me caressait l'intérieur des cuisses. C’était bon ça aussi. J'ai légèrement tendu les fesses vers l'arrière. Si mon cerveau disait non, mon corps disait oui. Il a pris cela comme un assentiment. Il a écarté légèrement le tissu de ma culote pour dégager ma vulve. Il s'est mis à frotter son gland, enfin ça m'avait l'air d'être son gland, contre mes lèvres du bas. J'étais toute humide, et pas seulement à cause du flux menstruel. Il a commencé doucement à me pénétrer, d'un centimètre ou deux pas plus. Muqueuse contre muqueuse, c'était fantastique. Je retrouvais des sensations que je n'avais plus connues depuis ma rupture avec Hugo. Quoi qu'en disent les fabricants, les préservatifs, ça ne permet pas de ressentir toute la richesse d’un contact peau contre peau. J'avais à la fois envie et pas envie qu'il s'enfonce encore plus, qu'il s'enfonce complètement. J'étais sûre qu'il était clean, que ça ne craignait rien. Mais je me sentais sale à cause de mes régles.
Il a fini par se retirer et a tendu le bras vers la table de nuit. Je l'ai entendu déchirer l'enveloppe et enfiler un préservatif puis il s'est introduit lentement mais surement en moi, centimètre par centimètre. Il m'a demandé si ça allait. J'étais prête à hurler « Oui, mais retire ce putain de préservatif, je veux te sentir complètement en moi ! » mais j'ai juste dit « Oui ! ». Alors il a commencé des mouvements de va-et-vient, très lents. Au bout d’un moment, ça a commencé à monter. Les vagues de chaleurs, les picotements et puis tout à coup l'orgasme venu du fond de mon vagin. Puis c'est remonté à nouveau, je croyais que j'étais sur le point d'en connaitre un second quand il s'est tendu, j'ai senti les pulsations de sa queue au fond de moi. Il venait d'éjaculer. Il s'est retiré doucement, a remis ma culotte en place, a déposé un baiser sur mon épaule et a demandé :
« C'était bien quand même ?
- Bien sûr, c'était super. J'ai joui.
- Je n'étais pas sûr, je devais être trop concentré sur ma propre jouissance. Merci en tout cas. C'est quand même mieux de prendre son pied à deux que tout seul. Même si hier soir c'était quand même top. Plus que top même ».
Je suis restée blottie dans ses bras, savourant l'extase post-coïtale. Au bout de quelques minutes, il a tendu à nouveau le bras la table de chevet.
« Merde, 11 heures ! il va falloir qu'on se bouge pour aller chez Jérem'. Prem's à la douche ! »
***
Nous sommes arrivés chez Jérémie et Sonia vers une heure de l’après-midi. Ils louaient une maison à Pont-Réan, non loin de la Villaine. Le trajet en métro puis en bus m'avait paru long, très long. François avait acheté la veille une bouteille de vin et quelques victuailles à titre de participation. Je l’ai taquiné en lui disant qu’il avait donc anticipé une réponse positive de ma part à l'invitation. Ou alors qu’il avait l’intention d’y aller quelle que soit ma réponse en me laissant tomber si je disais non. Il s’en était défendu en me faisant remarquer qu'il n'avait acheté que des denrées non périssables au cas où j'aurais dit non et que mes accusations étaient donc infondées.
J'ai reconnu Jérémie comme un des deux mecs qui était au bar avec lui ce fameux premier soir.
« Fañch ! Julie ! Vous voilà ! »
Une petite brune aux cheveux très courts s'est approchée de nous.
« Bonjour Julie ! Moi c'est Sonia. Ravie de faire enfin ta connaissance ! Depuis le temps que Fañch nous parle de toi ! Il ne parle d’ailleurs que de toi. Julie par ci, Julie par là. »
D'autres sont venus nous saluer :
« Bonjour, moi c'est Victor, j'étais au bar avec Fañch le soir où. C'est d'ailleurs la dernière fois que je l'ai vu. Plus moyen de le voir après ! Quelques fois sur Discord mais pas plus.
- Moi c'est Goulven et ma copine c'est Gwenaëlle. On était au lycée ensemble avec Fañch. J'étais aussi à l'IUT à Rennes avec lui. Gwen, elle, était en bio, à la fac de sciences ».
Un grand type c'est approché de François et lui a frotté la tête.
« Alors Fañch, ces travaux, ça avance ?
- Pas eu trop le temps ces derniers temps ».
Et tout le monde a ri en me regradant.
« Mais les peintures sont finies. Il a quand même fallu trois couches. Il reste juste un mur à faire mais je ne sais pas encore dans quelle couleur. J'attends l'avis de Soizic.
- Que ferais notre Fañch sans sa Soizic ! Au fait moi c'est Marc ! » a dit le grand gaillard en se penchant pour me faire la bise. Ils étaient une dizaine en tout et je crois bien que nous étions arrivés les derniers. Je n'ai pas retenu le nom des autres.
Dès que j'ai pu, j'ai tiré François par la manche pour lui poser les deux questions qui me brûlaient les lèvres. Un, pourquoi tous ses potes l'appelaient Fañch et surtout deux, qui était Soizic ? J'étais presque sur le point de faire une crise de jalousie.
Il m'a répondu le plus simplement du monde que Fañch était son vrai prénom mais que comme c’était long parfois long à expliquer, souvent, pour faire simple, il se présentait comme François. Parce que Fañch c'est le diminutif de Frañsez, qui est l'équivalent de François en Breton. Enfin ce qui était écrit sur sa carte d'identité, ce n'était pas Fañch mais Fanch sans le tilde sur le n, ce qui en breton se dirait Fannech. Pour que cela fasse an comme dans François, il faut mettre un tilde sur le n. Son père s'était battu pour faire admettre cela à l'officier d'état civil quand il l'avait déclaré à sa naissance mais avait dû renoncer. Il était reparti en traitant le type de « duconne », sans tilde sur le n. Il parait que depuis, après plusieurs batailles judiciaires menées par des familles, le Fañch avec un tilde sur le n, est désormais autorisé mais il a la flemme de faire les démarches.
Quant à Soizic, c'était la femme de Gwendal, donc sa belle-sœur. Pourquoi ?
Donc, pour résumé je sortais depuis presque un mois avec un type que j'appelais François mais qui s'appelait en fait Fañch. Ok. Il fallait que je l'appelle comment à présent ?
« Comme tu préfères. Tu peux même m'appeler Raymond si tu veux, tant que je suis avec toi, tout me va.
- T'es chou !
- Chou ça me va aussi. Mieux que Raymond en vérité.
- Allez, on retourne voir les autres... Fañch ! »
Nous avons passé une super après-midi chez Jérémie et Sonia. On a mangé, on a joué au palet breton, enfin surtout les gars. Fañch et un certain Maël n’étaient pas mauvais à cette espèce de pétanque bretonne avec des boules plates comme me l’a présenté Victor. Enfin surtout comparés aux autres joueurs. Marc avait interdit à Maël et Fañch de jouer dans la même équipe, histoire d’équilibrer les choses. De tous c’est lui le plus nul. De toute l’après-midi, le nombre de palets qu’il a réussi à placer sur la planche devait se compter sur les doigts d’une main. Ou sur les doigts d'un doigt comme s'est moqué Maël. On a beaucoup papoté également. J’ai sympathisé avec Sonia et surtout Gwenaëlle. Du coup j’ai appris plein de choses sur Fañch, tant sur ses années rennaises par Sonia qui était une des rares filles de leur promo à l’IUT que par Gwenaëlle sur celles d’avant quand il était au lycée à Lorient. Il avait une chouette bande de potes.
Ce sont Goulven et Gwenaëlle, les Gégés comme les autres les appellent, qui nous ont ramenés sur Rennes en voiture, nous évitant le très long retour en transports en commun. Le soir, à mon appart on a juste bu un thé en grignotant quelques biscuits, parce qu'on avait trop mangé le midi. Jérémie avait prévu bien trop pour son barbecue.
Je me suis couchée le soir à moitié rassurée : il n'y avait toujours rien qui clochait chez François. Enfin chez Fañch, il allait falloir que je m'y fasse. Cela ne m'empêchait pourtant pas de de me dire que cette histoire était trop belle pour être vraie. Il y allait forcément un moment ou un autre où il y allait avoir quelque chose qui cloche.
Les histoires d'A
Les histoires d'amour
Les histoires d'amour finissent mal
Les histoires d'amour finissent mal
En général
« Au fait, Fañch, qu'est-ce qu'ils ont dit de moi tes potes ?
- Que j'avais le droit de continuer à te fréquenter. Ils y ont juste mis une condition.
- Laquelle ?
- Que je sois un peu moins collé à toi et que je me rende plus disponible pour eux ! »

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