Samedi 30 mai, 01h00
Alors que cela faisait plus de trois heures que je tournais en rond dans l’appartement me posant et me reposant sans cesse les mêmes questions, sans arriver à y apporter le moindre élément de réponse, un bip sur mon téléphone annonça l’arrivée d’un texto.
Emilien : Bonsoir, je suis Emilien, le compagnon de Corentin, le frère de Fañch. Etes-vous encore éveillée ?
Bien sûr que j'étais éveillée ! Comment dormir alors que mon cerveau était en ébullition. Le nom de de Fañch dans le texto m’est apparue comme celui d‘une bouée qu’on aurait lancé à une personne en train de se noyer. Enfin quelque chose à quoi se raccrocher.
J'ai appelé aussitôt le numéro qui s'affichait.
« Allo c'est Julie.
- Je vois cela. Vous ne dormiez donc pas. J'en étais certain, vous avez encore envoyé un texto à Fañch il y a un quart d'heure. Comment allez-vous ?
- Ça va comme je peux mais je suis folle d'inquiétude. Où est Fañch ?
- Chez nous. C'est de cela que je voulais vous parler. Mais le mieux serait de le faire en direct.
- OK, vous habitez où ?
- En fait je suis en bas de chez vous. Puis-je monter ?
- Bien sûr, je vous ouvre ».
Je suis allée voir à la fenêtre. Il y avait une voiture éclairée de l'intérieur. Un homme en est sorti et s'est dirigé vers la porte d'entrée de mon immeuble. Je l’ai déverrouillée depuis l’interphone.
« Deuxième étage, lui ai-je indiqué.
- Je sais », m'a-t-il répondu.
Il m’énervait à tout savoir comme cela : « je vois cela », « j'en étais certain » , « je sais ». « Allez, vas-y montre-moi, que toi tu maitrise la situation et moi pas du tout, Fais-moi bien sentir que je suis complètement larguée ! ». Il a monté l'escalier à pied, lentement, trop lentement. Je l'ai fait entrer dans l'appartement et lui ai proposé de s'assoir. Je lui ai demandé s'il voulait boire quelque chose. Il a refusé.
« Merci de me recevoir à cette heure, a-t-il commencé.
- Merci de vous déplacer pour m'apporter des nouvelles. Et des explications j'espère.
- Je suis là pour ça. Mais peut-être pourrait-on commencer par se tutoyer. Après tout nous avons en commun d'être amoureux d'un Le Bras ».
Il prononçait « Le Braz » en instant bien sur le z.
« Ce qui n'est pas toujours simple, a-t-il poursuivi.
- Jusqu'à ce soir, ça l'était pour moi ».
Il m'énervait aussi à tourner ainsi autour du pot. J'ai lâché toutes mes questions, d’un coup, dans le désordre.
« Comment va Fañch ? Que fait-il chez vous ? Que s'est-il passé ? Pourquoi a-t-il réagi comme ça ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'avez-vous à me dire de si important ? Pourquoi c'est vous qui êtes là et pas Corentin par exemple ? Ou Fañch lui-même !
- Alors d'abord pourquoi "tu" est là ? Et ensuite "bien", "il dort", "rien de grave", du moins j'espère, rien qui ne puisse être arrangé en tout cas et c'est pourquoi je suis là. Et j'ai oublié les autres questions !
- Quoi ? Il dort ? Alors que je suis morte d'inquiétude ?
- Corentin a réussi à lui faire avaler un somnifère ».
J'en aurais bien eu besoin d'un moi aussi. Emilien a commencé à expliquer. Laborieusement. Ils avaient vu Fañch débarqué sur le coup de 23 heures, en sueur et excité. Ils avaient essayé de le calmer mais il ne cessait de répéter « Je l'ai frappée, je l'ai frappée ». Ils lui avaient demandé de s'expliquer, de leur dire qui il avait frappé et pourquoi. Il leur avait donné sa version de l'histoire et avant d'aller plus loin, il voulait la mienne. J'ai donc raconté notre soirée des retrouvailles jusqu'au moment où Fañch m'avait violemment repoussé et où il était parti sans dire un mot. Emilien a posé quelques questions de précision parfois même intimes auxquelles j'ai accepté de répondre. Après tout, il devait déjà connaitre les réponses.
« Bon. Déjà, vous avez la même version des faits, on part sur de bonnes bases. Première question : es-tu blessée ?
- Non, mais je crois que je vais avoir un bleu ou une bosse sur l'arrière du crâne.
- Je peux ? C'est où que tu as mal ? »
Je lui ai montré. Il a inspecté la zone.
« Je ne suis pas médecin mais je peux te dire avec certitude que tu ne vas pas voir une bosse. Tu en as déjà une. Tu es sûr que ça va bien ? Tu ne veux pas que je t’emmène aux urgences ?
- Non ce n'est pas la peine. Enfin je crois ».
Ensuite, il m'a dit qu'il fallait que je sois patiente, parce que l'explication du « pourquoi » allait prendre du temps. Car il fallait qu'il m'explique avant le contexte et l'histoire de Corentin. Je lui ai répondu que je ne voyais pas bien le rapport avec Corentin mais que de toute façon, j'avais le temps, que je ne pourrais pas dormir tant que je ne saurais pas le fin mot de cette histoire.
« Personne ne dort de toute façon depuis ça. Corentin tourne en rond en répétant que c'est de sa faute. Il n'y a que Fañch qui dort mais parce qu'il est sous médoc.
- Mais pourquoi Corentin se sentirait coupable de ce que Fañch a fait ?
- C'est le nœud de l'affaire ».
Emilien a commencé à raconter en essayant de passer vite sur ce que je savais déjà. Corentin, ses études d'ingénieur qu'il avait finies à Montréal, les cinq années où il avait travaillé là-bas, son colloc et collègue Alexandre. Fañch m'avait parlé de tout cela, mais pas de cet Alexandre.
« C'était son petit ami de l'époque ?
- Non, Corentin ne savait pas encore à l'époque qu'il était homo. Enfin je pense plutôt qu'il le savait déjà mais était encore dans le déni. Et je crois qu'Alex est un pur hétéro.
- Parce que tu le connais ?
- Bien obligé. Tu vas comprendre pourquoi ».
J'ai ainsi appris que lorsque le gouvernement québécois avait imposé un confinement en mars 2020, Alexandre avait proposé à Corentin de venir avec lui dans le chalet que ses parents possédaient dans les Laurentides. Ils étaient ainsi partis dans la précipitation, Alexandre, sa copine Emilie, sa sœur Roxanne et Corentin. Quand ils sont arrivés dans le chalet, il y faisait un froid de canard. Du huard avait plaisanté Alexandre, donc un froid de canard canadien ce qui est pire que tout. La première chose qu’ils ont faite en arrivant, c’est allumer le poêle à bois, seul moyen de chauffage du chalet. Malgré cela, quand ils se sont couchés le premier soir, la température dans la maison ne dépassait pas les 10 degrés. N'arrivant pas à dormir dans ce froid, Corentin avait embarqué sa couette pour se réfugier sur le canapé du salon, face au poêle. Roxanne n'avait pas tardé à faire de même. Emilien imaginait que, pendant ce temps-là, Alexandre et Emilie se tenaient chaud l'un autre dans la plus grande chambre, celle des parents qu'ils s'étaient appropriés.
Corentin a proposé à Roxanne de lui laisser la place et de retourner dans la chambre qui lui avait été assignée, mais Roxanne a insisté pour qu'il reste avec elle. A deux, il se tiendraient plus chaud en attendant que « ce maudit poêle fasse la job ». Roxanne s'est ainsi collée à Corentin. Elle a commencé à essayer de mettre ses mains froides sous le sweat de Corentin, puis à l'intérieur du pantalon de son jogging. Au début ça ressemblait plus à un jeu. Corentin a tenté de la repousser mais plus il essayait, plus elle insistait. Elle a commencé à s'attaquer à ses parties génitales, parce que c'était, disait-elle, ce qu'il y avait de plus chaud. Corentin n'osait pas trop repousser violemment la sœur de son chum. Il était en même temps étonné de bander pour une fille alors même qu'il n'avait aucune envie d'elle. En fait, c'était juste mécanique mais Roxanne avait pris cela pour du désir de la part de Corentin et avait fini par sortir carrément la queue de Corentin de son jogging avant de s'empaler dessus. Elle l'avait quasiment violé même si Emilien reconnaissait ne pas avoir une vision objective des choses. Il était juste convaincu que si les rôles avaient été inversés, un juge n'aurait pas hésité à qualifier les faits de viol.
Corentin avait très mal vécu le reste du séjour. Il s'enfermait tous les soirs dans sa chambre de peur que Roxanne ne vienne de nouveau tenter de se glisser dans son lit. Quand les mesures de confinement ont été levées, il a démissionné de son job à Montréal et est rentré dès que possible en Bretagne. C'est là qu'il avait appris que cette seule fois où il avait éjaculé dans le vagin de cette fille avait eu pour conséquence la conception d’un enfant, un enfant dont Roxanne cherchait aujourd'hui encore à lui faire assumer la paternité. Cela avait révolté Corentin qui trouvait et trouve cela encore injuste : une fille, violée ou pas, avait le droit de ne pas assumer une maternité non désirée, en avortant, en accouchant sous X et en abandonnant l’enfant à la naissance, s'il le faut. Mais un gars à qui il arrivait la même chose, lui n'avait pas le choix. Il était même probable que la justice le condamne à verser toute sa vie une pension à la personne qui l'avait violé pour qu'elle puisse assumer les frais d'éducation d'un enfant issu du vol de ses gènes.
Corentin était allé voir un avocat pour le défendre. C'est Emilien qui l'avait reçu. Il avait été ému par son histoire. Il avait convaincu son patron de prendre l'affaire pro bono car Corentin n'avait certainement pas les moyens de payer les frais d’une procédure qui serait longue et complexe. De toute façon, c'est Emilien qui, en dehors de ses heures de travail, faisait tout le travail de suivi de l'affaire qui était toujours en cours entre le Québec et la France.
Le rapport avec Fañch et moi dans tout cela ? C'est que, suite à cette mésaventure, Corentin avait fait jurer à son petit frère de ne jamais avoir un rapport non protégé avec une fille, enfin plus jamais, de ne pas, de ne plus se fier à une fille pour ce qui était de la contraception et d’avoir toujours une capote sur lui. Fañch avait promis et tenu parole depuis.
Jusqu'à ce soir. Ce soir où j'avais tenté d'avoir avec lui un rapport sans préservatif, sans son consentement. Alors même que, selon Fañch, j'aurais dit, quelques jours avant, lors d’une soirée avec mes copines, en voyant une photo de lui petit que « ça ne me déplairait pas d'avoir un enfant qui ressemble à ça ». Il n’avait pas réagi sur le coup mais ces mots qui l'avaient choqué et étaient encore gravés dans sa mémoire. Il avait été surpris par ma tentative de l'introduire en moi sans préservatif, avait paniqué, surréagit, s'était montré violent, le regrettait et ne savait plus quoi faire. Emilien avait encore fait son juriste en me disant que l'an passé, des députés avaient tenté de faire qualifier de viol, le retrait ou l'absence non consentie de préservatif pendant un rapport sexuel même consentit et que ce n'était pas passé à l’Assemble Nationale.
Il attendait maintenant ma réaction.
« Mais ce n'est pas du tout ce qu'il pense. Je ne cherche pas à lui faire un enfant dans le dos. Je me suis fait poser un stérilet mardi dernier parce que j'avais juste envie de le sentir en moi, sans la barrière du latex entre nous. Pour avoir plus de plaisir et lui en donner plus également. Et c'est vrai que c’était stupide vouloir lui en faire la surprise. C'était idiot, je le reconnais ». Emilien a poussé un ouf de soulagement : « Ce n'est que cela ! Si vous aviez pu vous parler les jeunes, tout le monde dormirait en ce moment ! Enfin il n’est peut-être pas trop tard pour le faire ».
Emilien s'est levé. Il m'a demandé :
« Tu veux que je t'emmène voir Fañch ? »
J'ai fait oui de la tête. J’ai pris quelles affaires avec moi, nous avons quitté mon appart. Nous sommes montés dans sa voiture. Pendant le trajet il m'a avoué qu'il avait, avant de venir me voir, accompagné Fañch au commissariat pour lui faire déposer une main courante, pour que les flics aient sa version des faits si jamais je portais plainte pour coups et blessures. Mais que je ne devais pas m'en faire pour cela, une main courante n'était pas une plainte, cela ne serait certainement pas suivi d'effets. Un quart d'heure plus tard, je pénétrais dans un superbe appartement d'un vieil immeuble du centre-ville avec des parquets en bois qui craquaient de partout. Celui qui devrait être Corentin était assis dans un fauteuil dans le salon. Emilien s'est approché de lui pour vraisemblablement lui faire le compte-rendu de sa mission. De la tête, Il m'a indiqué le couloir en me disant : « Fañch est dans la chambre au fond à gauche ». Puis alors que je me dirigeais vers elle, il a ajouté avec un clin d'œil : « Tu ne le violes pas cette fois ! ».
Je me suis approché de la porte, j'étais sur le point de tourner la poignée quand je suis revenue vers le salon.
« Emilien, j'aurais besoin d'une feuille de papier, d'un stylo et de ton aide.
- Encore ? » essayant de se composer le visage d'une personne fâchée mais son sourire disait tout l'inverse.
Nous avons passé la demi-heure suivante à rédiger une lettre où je m'engageais, tant que notre relation durerait, à être sous contraception. Si malgré tout je tombais enceinte, je m'engageais à ne pas garder l'enfant sans son accord et, si je ne respectais pas cette clause, à ne pas exiger de lui une reconnaissance de paternité. L'enfant éventuellement à venir devait être considéré comme le fruit d'un don de sperme, pas comme le résultat d'un projet de parentalité commun. C'étaient à peu près les termes utilisés. J'ai du tout écrire à la main pour que l'acte soit authentifiable. Nous en avons fait trois exemplaires que j'ai signés. Il en a gardé un pour lui en tant qu'avocat autoproclamé de Fañch et je suis partie avec les deux autres, un pour Fañch, un pour moi.
Quand je suis rentrée dans la chambre de Fañch, celui-ci ne dormait pas. Il a aussitôt allumé la lampe de chevet en me demandant ce que je faisais là. On a parlé. Enfin, aurait dit Emilien ! On s'est expliqué, on s'est excusé l'un autre, je lui ai donné à lire le document que j'avais rédigé avec Emilien. Il l'a soigneusement plié et rangé sur la table de nuit. On a reparlé, on s'est tous les deux de nouveau excusés. Il a pleuré la tête enfouie dans mes seins comme en enfant, répétant combien il s'en voulait d'avoir été violent avec moi. Je l'ai rassuré, consolé, embrassé. Je me suis couchée à ses côtés et lui ai a caressé le ventre sous son tee-shirt.
Je lui ai dit que j'avais pensé au début qu'il s'était blessé sur mon stérilet. Ça l'a fait rire. Il s'est dit flatté que j'imagine que sa queue était si longue qu'elle pouvait aller jusque dans mon utérus. Je lui ai avoué avoir un moment imaginé que c'était sa crainte que j'aie une IST qui l'avait fait paniquer. Il n'avait pas du tout pensé à cela. Pour que les choses soit claires entre nous, je lui ai avoué que, lorsque que j'avais rompu avec Hugo après m'être rendue compte qu'il me trompait allègrement avec la moitié de la ville, je m'étais faite testée pour être sûre qu'il ne m'avait pas en plus refilé une saloperie. Lui aussi s'était fait tester peu après avoir fait la promesse à Corentin de ne plus jamais prendre le risque d’avoir de rapports sans capote. Car avant, il n'avait pas toujours été sérieux de ce côté-là, insouciance de la jeunesse qui se croit toujours invulnérable. Mais il avait choppé une pneumonie quelques mois après son serment fait à Corentin, une saloperie qui résistait aux antibiotiques que lui avait prescrits le médecin. Du coup celui-ci l'avait envoyé faire une prise de sang pour identifier la bactérie coupable et trouver le bon antibio. Fañch avait profité de ce que le laboratoire d'analyse proposait un dépistage gratuit pour les jeunes. Attendre le résultat l'avait fait flipper toute la journée, il s'était mordu les doigts de ses imprudences passées mais, heureusement, le test s'était révélé négatif.
Ma main, qui continuait de lui caresser le ventre, serait bien allée s'aventurer plus bas, elle serait bien allée jusque dans son caleçon. A force de parler de choses aussi crues, j'en avais furieusement envie mais je n'osais pas prendre le risque de mettre en péril notre complicité à peine retrouvée. Emilien m’avait d'ailleurs explicitement interdit de le violer. J'ai quand même sollicité un baiser de réconciliation qu'il m'a volontiers accordé. Je me suis serrée contre lui et lui ai simplement demandé : « Aime moi ! »
Il m'a déshabillée, a retiré son tee-shirt et son caleçon. C'est peut-être la première fois depuis notre toute première nuit que je lui laissais l'entière initiative. Il s'est placé au-dessus de moi, en position du missionnaire. Je lui ai tendu un des préservatifs que j'avais embarqué en quittant mon appartement avec Emilien. Il l'a enfilé. Il m'a pénétrée, doucement, lentement. Enfin !
Au bout de quelques minutes il s'est retiré. Il a désigné du menton sa verge emballée dans le plastique et le papier plié sur la table de nuit : « En fait je ne crois pas que ce soit nécessaire ». Ravie, j'ai saisi le préservatif par le réservoir et ai tiré dessus. Je l'ai jeté par terre.
Il s'est à nouveau introduit en moi, peau contre peau, muqueuse contre muqueuse. Les sensations étaient autrement délicieuses. Je l'avais enfin en moi, comme j'en rêvais depuis une semaine. Plus que des picotements ce sont des papillons que j'avais dans ventre, une vague de chaleur qui montait à chaque va-et-vient, jusqu'à l'orgasme libérateur. Il me semble même avoir lâché un cri de jouissance vite réprimé. Corentin et Emilien devaient essayer de dormir dans une chambre pas loin. Fañch s'est arrêté un instant. Pas vraiment arrêté d'ailleurs. Il a juste ralenti ses mouvements. Il m'a demandé : « T'as joui ? » J'ai eu peur qu'il se retire là, maintenant, se finisse à la main et éjacule sur mon ventre. Après tout, il m'avait donné ce que je lui avais demandé : le sentir pleinement en moi, jouir de sa queue sans la barrière d'un bout de latex. Mais j'avais envie de plus, je voulais qu'il jouisse en moi. Je me suis accrochée à lui de toutes mes forces, mes bras autour de son cou, mes jambes autour de son bassin. Il s'est enfoncé au plus profond de moi. Je revoyais l'image sous la douche quand il m'avait demandé de tirer son prépuce le plus possible en arrière. Je savais qu'il recherchait ainsi à maximiser sa propre jouissance. Je l'y ai encouragé : « Viens ! Viens en moi ! ». Il a joui à son tour en poussant des petits cris au même rythme que je sentais sa queue éjecter, pour la première fois, sa semence en moi. J'ai ressenti encore quelques pulsations de sa verge. Puis celle-ci a commencé à se dégonfler et très rapidement, est devenu toute molle. Mon corps a semblé l'expulser. J'ai senti son sperme qui s'écoulait en dehors de moi : le jus de mon homme qui venait de me remplir. J'étais comblée.

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