Dimanche 31 mai
Nous avons encore beaucoup parlé ce week-end-là.
Nous avions déjà passé une bonne partie de la nuit de vendredi à samedi, à nous dire tout ce que nous nous aurions dû nous dire depuis longtemps. Toute la soirée de samedi aussi et ce dimanche en fin d'après-midi nous étions encore en train de discuter, installés sur le canapé. Nous avions prévu de regarder une série, nous avions commencé mais cela faisait longtemps que nous ne regardions plus. La télé faisait juste un bruit de fond.
Jusqu’à ce week-end, nous n'avions pas ressenti le besoin de verbaliser les choses. En tout cas, moi, je n'avais pas trouvé cela nécessaire, ni même utile. Tout avait semblé si fluide entre nous jusque-là. J'avais eu l'impression d'être toujours sur la même longueur d'onde que lui, que nous nous comprenions sans avoir besoin d'utiliser des mots. La chute avait été d'autant plus brutale.
Nous nous sommes donc employés ces deux derniers jours à tenter de déminer tout ce qui pourrait se mettre à nouveau entre nous. J'ai tout voulu savoir de ses préférences au lit, pour ne pas refaire d'impair. Qu'est-ce qu'il aimait ? Qu'est-ce qu'il n'aimait pas ?
La première chose qu'il m'a avoué, c'est que les cunis, il n'était pas fan. Il n'aimait pas trop le goût de la cyprine. Lécher le clitoris ça allait. Il me l’avait d’ailleurs déjà fait un fois ou deux. Il pouvait aller plus loin si je le souhaitais mais dans ce cas, juste pour me faire plaisir. J'ai pris note.
En retour il s'inquiétait de savoir si je ne trouvais pas répugnant d'avoir une bite dans la bouche. Je lui ai avoué, qu'au contraire, j'adorais faire des fellations. Cela me permettait d'avoir un contrôle total sur le propriétaire de ladite bite. Je pouvais faire du mec ce que je voulais. Il était alors totalement en mon pouvoir :
« En fait, t'es une dominatrice toi, une femelle alpha ?
- Tu te sens dominé ?
- Non pas vraiment. Et je ne voudrais surtout pas être dominant. Pour moi, faire l'amour c'est d'abord partager avec l'autre. C'est un moment de complicité à deux. Je m'occupe d'elle, elle s'occupe de moi. J'essaie de lui donner du plaisir et elle m'en donne en retour. C'est pour cela que dans la fellation, je vois très bien où est le plaisir de celui qui la reçoit, je suis bien placé pour, mais pas trop celui de la personne qui la fait. Surtout, quand ça va jusqu'au bout, le goût du sperme, tu trouves pas cela dégueulasse ?
- Ça ne me dérange pas. Je ne dis pas je trouve ça bon, mais ce que j'aime dans ce moment-là c'est d'avoir une queue palpitante dans ma bouche, une queue que son propriétaire ne contrôle vraiment plus du tout. Là je sais qu'il est complètement à moi.
- Oui, mais après, il est tout débandé, il ne peut plus te donner de plaisir.
- Il lui reste ses doigts, sa langue, certains savent très bien s'en servir.
- Tu aimes quand je mets mes doigts dans ton vagin ?
- J'aime comment tu utilises tes doigts pour s'occuper de moi, comment tu me fais jouir avec tes doigts. Tu es a doué pour cela. Mais ça ne vaut pas ta queue.
- J'ai effectivement remarqué que tu aimais beaucoup quand j'excitais ton clitoris avec le bout de mon pénis.
- Tu fais cela très bien aussi, effectivement, mais j'aime encore mieux quand tu me pénètres plus profondément. Ça me procure des orgasmes plus puissants.
- Ah oui ? Tu es vaginale, c’est comme cela qu’on dit ?
- Avec toi, oui.
- Comment cela avec moi ?
- Avant toi, je n'avais jamais rien ressenti d'aussi puissant. La pénétration n'était pas quelque chose qui me procurerait plus de plaisir que cela.
- Sans déc ! T’es pas sérieuse ! Ou tu dis juste cela pour flatter mon orgueil de mâle !
- Non pas du tout. Je peux même t'avouer que c'est pour cela que je t'ai taillé une pipe le premier matin.
- Je ne vois pas le rapport.
- Je voulais juste de faire bander pour voir si ta queue était si extraordinaire que cela. Pour essayer de comprendre pourquoi j'avais eu tant de plaisir avec toi. Après je t’ai peut-être sucé un peu trop fort, du coup je n’ai pas eu le loisir de la tester à nouveau dans mon vagin ce matin-là.
- Je t’avais dit d’arrêter.
- Et je n’ai pas obéi, je sais.
- Et la conclusion de cette expérience ?
- Ça n’a pas l’air d’être une question de taille ou de forme de ta bite qui n’a finalement rien d’extraordinaire. La conclusion que c'était peut-être juste une question de compatibilité : un peu comme une clef qui correspondrait à une serrure. Ou une serrure qui ne s'ouvre qu'avec la bonne clef.
- Drôle de comparaison !
- C'est la théorie d'Amanda. Sauf que, elle, elle la cherche toujours sa clef.
- En tout cas j'ai bien aimé cette pipe moi. Si t'as besoin de faire d'autres expérimentations de ce genre, je suis dispo.
- Et t'aimerais faire quoi comme expérience ?
- Je ne sais pas. Ce n'est pas au cobaye de décider des expériences qu'il va subir.
- La pénétration anale ça te dirait ?
- Pas trop, et la grimace qu’il a fait était encore plus éloquente que ce "pas trop".
- Parce que ça remettrait en cause ta virilité d'être pénétré comme une femme ?
- Ah, parce que tu voyais cela dans ce sens-là toi ? Non, rien à foutre de ma virilité. Non c'est le côté scato qui me dégoute un peu. Et ça vaut donc autant que je sois passif ou actif dans l'affaire.
- Ça ne tenterait pas d'expérimenter l'orgasme prostatique ?
- Non.
- T'as déjà essayé ?
- Joker !
- Comment cela joker ? On avait dit qu'on se disait tout.
- Je n'ai rien promis de tel. Et toi tu veux tenter quoi comme expérience ? A part la sodomie ?
- Je ne sais pas. Je t'aurais bien doigté quand même. J'aurais bien essayé de trouver ta prostate. Il parait qu'on peut, en la massant, faire éjaculer un mec sans toucher à son pénis. Il parait que sur certains mecs ça marche. Je serais curieuse de voir cela ».
Son silence était éloquent.
« Pourtant t'as aimé quand je t'ai léché la rondelle une fois.
- Oui j'ai aimé.
- Et que je te lèche les bourses.
- Bien sûr.
- Quand tu seras prêt à tenter de nouvelles choses, tu me diras.
- Et toi, qu'est-ce que tu veux que j’expérimente sur toi. T'aurais un fantasme que tu n'as pas encore assouvi ?
- Si je l'avais assouvi, ce ne serait plus un fantasme. Je pense que j'avais quelque part en moi le fantasme d'utiliser un homme comme un sextoy vivant. Mais je crois, qu'avec toi, je l'ai en partie réalisé.
- Tu me vois comme un sextoy sur pattes ?
- Non, un sextoy ce n'est pas vivant, ça ne prend pas d'initiative. T'es mieux qu'un sextoy. La différence avec d'autres gars avec qui j'ai couché, c'est que toi, tu acceptes de te laisser faire quand je veux diriger la manœuvre.
- Toujours ton coté dominatrice ! Rassure-moi, t'as pas un coté sado-maso au moins ? Parce que ça non plus ça ne me tente pas des masses.
- Non, je veux dominer par le plaisir, pas par la douleur.
- Je préfère cela. Je sais qu’il est recommandé de battre sa femme, que cela fait partie des devoirs conjugaux, mais ça ne me tente pas trop non plus. Et puis ça demande des efforts, c'est fatigant.
- T'es trop con ! ».
Toute cette conversation sur le sexe m'avait émoustillée. Lui aussi d'ailleurs. Nous étions toujours tous les deux assis sur mon canapé, côte à côte. Il était comme souvent en caleçon et tee-shirt, sa tenue favorite pour glander à la maison. Il était assis les jambes écartées (manspreading ?) et moi en tailleur, assise à côté de lui, tournée vers lui. Je pouvais voir que sa queue avait pris du volume le long de sa cuisse. Il me semblait même voir le bout de son prépuce dépasser légèrement du bord inférieur du caleçon. Je me suis penché vers lui, ai posé la main sur sa cuisse, mon index effleurant le petit bout qui dépassait.
« En tout cas, ça t'excite d'en parler.
- Si en plus tu me mets tes seins sous le nez et que tu commences à... Ah ! »
J'avais commencé à glisser ma main dans son caleçon et remontait le long de sa cuisse tout en caressant sa verge.
« Tu vas me prendre assis, lui ai-je soufflé à l’oreille.
- Je crois que c'est plutôt toi qui es en train de me prendre.
- Et t'es pas consentant peut-être ? Elle, est l'est en tout cas ! ai-je constaté en commençant à le masturber.
- Elle, c'est elle et moi, c'est moi.
- Tu veux que j'arrête.
- Non.
- Il me semblait bien ».
Je me suis levée, lui ai enlevé son caleçon, son tee-shirt. Je me suis ensuite déshabillée entièrement et me suis assise à califourchon sur lui. Il a évidemment commencé à embrasser puis à lécher mes seins qui étaient de fait, juste sous son nez. Je n'en attendais pas moins de lui. Je l'ai encore un peu branlé. Je me suis même levée et penchée un moment pour le prendre un peu en bouche et le lubrifier avec la salive. Et sans plus attendre, j'ai introduit son pénis dans mon vagin et ai commencé à glisser le long de son mat. C'était bon : c'était moi qui choisissais le rythme et la profondeur de la pénétration, pour exciter alternativement mon clitoris ou mon vagin. Progressivement je m'empalais de plus en plus profondément sur lui.
Il gardait sa tête dans mes seins, sa bouche alternativement sur mes deux mamelons, ses bras dans mon dos me serrant contre lui. Je voyais bien qu'il avait de plus en plus de mal à se retenir.
« Pas maintenant, attend moi ! », lui ai soufflé à l'oreille.
J'ai senti en moi l'orgasme venir.
« Retiens-toi encore ! », l’ai-je supplié.
J'ai joui en serrant mes cuisses très fort. J’ai dû l'écraser entre mes jambes. J'ai commencé à remonter le long de sa queue pour me dégager. Il a protesté :
« Non, encore ! »
Ses mains dans mon dos se sont agrippées à mes épaules et ont commencé à imprimer un rythme de va-et-vient. Il a donné un, deux, trois, quatre coups de butoir avec son bassin puis est resté planté au plus profond de moi quelques instants, avant de se relâcher d'un coup. Je me suis soulevée pour libérer sa queue. Il s'est empressé de la recaloter avant de la laisser reposer sur sa cuisse, toute luisante de nos secrétions respectives. Quand je me suis relevée, un liquide blanc et visqueux a coulé depuis ma vulve et est retombé sur son pubis. Il a attrapé ma tête pour réclamer un baiser que je lui ai volontiers accordé.
« T'as joui ? m'a-t-il demandé
- Et comment ! Et, toi ce n'est pas la peine de demander, j'en dégouline encore.
- Tu préférerais que je sorte avant d'éjaculer ?
- Non, j'aime te sentir jouir en moi. »
Alors que nous nous rhabillions tous les deux. Je lui ai demandé :
« Tu ne resterais pas cette nuit, pour une fois ?
- Je ne peux pas. J'ai des trucs faire chez moi.
- Des trucs, quels trucs ?
- Des trucs ! »
Il n'était donc pas encore prêt à tout me dire. Je n'ai pas insisté.

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