Chapitre 6

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Je suppose que vous avez toutes eu ce genre d’effroyable sensation, être pilonnée de l’intérieur de façon tellement douloureuse, et pourtant impossible de faire sortir la moindre goutte pour enfin se soulager.

Blocage psychologique colmatant la vessie plus fort qu’une muraille de diamant, c’est tellement infâme qu’on en tomberait dans les pommes.

Salt Lake City,

Sueurs froides et larmes naissantes,

Au secours Sole, aide-moi à faire pipi,

Paradoxe des envies trop pressantes,

Je vais mourir assise dans un cagibi,

Assaillie par une verge menaçante.

Tiens j’avais oublié cette histoire avec Thibault le deuxième mec de ma life, trooooo l’hypra loose.

-Justine, ?

-Mh ?

-On est tous seuls là non, tes parents sont partis ?

-Mh !

-C’est bien ce qu’il me semblait, viens toucher par ici ce que cette pensée me fait comme effet.

-Haha, hé bé dis donc juste à penser à mes parents absents te voilà bien en forme toi.

-C’est pas tes parents Justine, c’est toi, juste à l’idée de te voir toute nue.

-Ah tiens c’est flatteur, mais pourquoi ce serait à moi d’être à poil au fait ?

-Tu as raison, un peu de galanterie ne fait pas de mal, regarde donc ce qu’il se passe à l’intérieur.

-Hihihi, mais l’autre, hihi, il le fait carrément.

-Tiens, regarde, il est pour toi mon mortier, mon missile nucléaire.

-Ca fait un peu violent cette histoire.

-Ouaiiiis à l’assaut, mes vingt centimètres sont prêts à t’envahir.

-Rien que ça, heuuuu, c’est un peu menaçant plus que sensuel non ?

-Le sexe, c’est fort, c’est viril, c’est sauvage, regarde un peu ce que tu vas prendre, vite vire moi ce Jean tout de suite.

-Pfffffff qu’est ce qu’y faut pas entendre.

-Mais ouaiiiis regarde je suis obligé de la tenir à deux mains, elle est trop lourde, trop grosse, regarde comme elle s'agite, comme elle frétille, elle veut ta chatte, montre là moi vite.

-Mh, je vais plutôt me faire une ptite tisane d’abord, t’en as pas envie ?

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

-Hé, ça va Thibault ?

-AAAAAAAAAAAAAIIIIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll

-Mais qu’est ce qui se passe tu me fais peur ?

-Ahhhhhh je me suis claqué la teub en la tordant avec mes mains, c’est horrible, appelle les urgences.

-Heu vraiment ? Mais qu’est ce t’as fait ?

-Ouilllaiiiiiiiiilllllll, je la tordais pour te la brandir puis d’un coup j’ai senti comme un claquement atroce.

-Mais je sais pas, tu peux pas mettre de la glace ou quoi, tu veux que j’appelle le 15 ?

-Aiiiiiiiiiilouuuuuuu, ça va un peu mieux je crois, mais j’ai cru que j’allais crever.

-Ouuuf tu m’as fait peur, ça t’apprendra à te tordre ta bite dans tous les sens.

-C’était pour te montrer comme elle était belle et puissante.

-Bon ben tu sauras que non seulement je m’en fous, mais qu’en plus si c’est pour voler à l’hosto, c’est pas le plan le plus love du monde, hein.

Bien sur on a pas baisé pendant plusieurs jours, et il n’a plus jamais fait le kéké à brandir son lance missile à tout va.

Pis à y réfléchir post mortem, il était plus talentueux en Rambo d’opérette qu’en amant sensuel, je n’ai jamais vraiment eu de plaisir avec lui et on n’est pas restés très longtemps ensemble, je me souviendrais surtout de cet épisode concernant ses prestations hihihi.

Et là,...

Miracle !

Une gouttelette vient s’immiscer à l’orée de mes petites lèvres.

Le tunnelier aurait franchi le massif ?

Je ferme les yeux de soulagement.

Me plonger dans cette histoire saugrenue, mais qui m’a faite tellement ricaner, m’a détendue au point qu’enfin je sens un doux et chaud ruissellement percer ma vulve.

Au début tout timide et si fin, qu’il n’y a que quelques gouttes qui glissent le long de mes lèvres, pour aller humecter mes cuisses, leur amerrissage est quasi inaudible.

Mais comme l’effondrement d’un barrage hydraulique, la faille est annonciatrice de l’apocalypse, rapidement un premier jet s’échappe, suivi d’un second, puis d’un troisième bien plus intense.

Et là, je ne sais pas ce qui se passe, mon vagin s’élargit à son summum, mes lèvres s’ouvrent au maximum et voici ma chatte transformée en geyser tonitruant.

J’ouvre les yeux sans les lever, je vois une main vigoureuse, caresser lentement un vit veineux et dressé plus haut que jamais.

Comme la vanne a explosé, rien ne m’arrête plus, pas même cet engin particulièrement vaillant, je suis une source vivante, je ne suis plus que tsunami.

Je vous avoue qu’à cet instant, je suis tellement soulagée, que paradoxalement mon état est plus à l’euphorie qu’à l’anxiété.

Désormais tout peut arriver, je suis comme imprégnée d’un puissant shoot de morphine.

J’aime bien ce genre de sensation, celle ou t’as l’impression d’être une superhéroïne.

Bon, j'espère pas trop blindée d'héroïne.

C’est étrangement vivifiant, la limite est parfois le contre coup. Celui de revenir sur terre après s’être sentie divine.

Comme un bel orgasme non ?, on est autant bourrée d’endorphines.

Quand on fait pipi on pense à toutes sorte de choses, à sa journée d’avant d’après, je ne sais, mais on n’écoute jamais la mélodie construite par les petits jets.

Bien sûr, personne ne prend le temps d’analyser le bruitage des éclaboussures de notre fait.

Là, je me retrouve face à moi-même.

Mon intimité livrée brutalement à cet énergumène.

Et j’ai l’impression que le son produit par l’hémorragie de ma minette résonne fois mille dans l’étroite mansarde.

Chaque jet a un son différent qui vient, qui part, qui surgit, qui s’étouffe, qui change de gamme, de registre.

Mes tympans vibrent, le temps parait mille ans.

Avec mon muet, il n’y a vraiment plus que mon intimité qu’on entend.

Jusqu’à ce qu’enfin le ru se tarisse.

Que mon flux se finisse.

Enfin je vais pouvoir m’éclipser.

Faire comme si tout ceci n’avait jamais existé.

Nécessairement je vais faire les choses comme il faut, m’essuyer discrètement, relever ma culotte dans ma robe sans qu’on puisse trop l’analyser.

Puis m’échapper dignement, heuuu, en le poussant et en courant de toutes mes forces par exemple.

Comment je fais, je me lève, ma robe tombe je m’essuie à l’intérieur, ou alors pour être rapide et efficace, je ne bouge surtout pas, je prends vite du papier je le glisse entre mes cuisses sans trop relever ma robe ?

Bon on va en effet se la jouer discrétion, le moins de mouvements possibles, je vais vite chopper le papier et hop le tour est joué.

Ma main droite, doucement s’éclipse sur le côté, et au moment ou je saisi le rouleau…

Nouveau sursaut !

« attends ! »

Une voie grave et suave me fait tressaillir

Mais putain, j’y crois pas, il parle…

… A suivre

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