Le 15 avril 2025

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Le 15 avril 2025
Je m’étais réveillé en me demandant si les événements d’hier s’étaient vraiment produits. J’étais arrivé en cours et je parlais avec Lïa. Hier, une amie avait deviné ce qu’il s’était passé... Je ne sais pas mentir, sapristi ! En arrivant devant les rangs de la 4C, mon amie était là. Elle était en train de parler avec Katie, Mathilde, Kassy et plein d’autres filles. Quand elle m’a vu, elle a regardé les filles :
— Eh ! Je vous ai pas dit !!
— De ? Raconte ! s’exclamèrent-elles.
J’ai lancé un regard noir, lourd de sens. Pitié, dites-moi que je suis dans un cauchemar...
— Corentin a embrassé Aurou !
Mon Dieu, réveillez-moi…
— Sur la bouche ? a demandé Cécile.
— Oui, s’est exclamée l’autre.
J’aurais adoré que le sol s’ouvre et m’engloutisse. Toutes les filles étaient tournées vers moi. Je rougissais de honte, de gêne, de malaise... Je retire ce que j’ai dit sur mon changement de classe. CE moment a été le plus humiliant de ma vie entière.
— T’es chiante. Vraiment, ai-je lâché avant de tourner les talons.
Les merles gazouillaient, mais cette fois-ci, je n’avais pas le sourire aux lèvres. La journée s’est déroulée comme à son habitude. Le soir, nous sommes sortis plus tôt que prévu, mais nous devions attendre pour le BIA. Avec Corentin, nous nous étions posés au snack, la Tange. Nous étions sur le petit canapé, une bouteille de Pokka posée sur la table devant nous. Un courant d’air circulait. Je m’étais blottie contre lui. Son parfum embaumait mes narines... Quel réconfort. J’avais fini par associer ce parfum à la sécurité, la liberté, la vie. Ne pas confondre la vie et l’existence. Je vous parle de ce phénomène où l’on a ce sentiment d’appartenance à la Terre. D’être une part de l’univers, mais d’être soi-même. De faire partie d’un tout plus important que ce que l’on imagine.De la vie avec un "V" majuscule.Son bras était enroulé derrière mon cou, sa main se posait sur mon épaule. J’ai levé la tête vers lui et j’ai souri. Il a sorti son téléphone et nous avons commencé à jouer au simulateur de pilotage d’avion. Lïa était à côté, elle lisait. La pauvre, je ne lui parlais pas. C’était comme si elle n’était pas là... putain, je n’avais d’yeux que pour lui. C’était comme s’il n’y avait que Lui et moi. Il s’est tourné pour demander quelque chose à un ami à lui. Je me suis penchée contre son torse et, quand il s’est redressé, j’ai déposé un bisou sur sa joue. Juste parce que j’en avais envie. Juste parce que je ne pouvais pas m’en empêcher. Je suis restée là, penchée au-dessus de lui. Son bras était descendu sur le creux de mes côtes.

Il m’a regardée.

De cette façon.

Il m’a regardée.

Tout s’écroulait dans mon cerveau.

Son regard est descendu sur mes lèvres.

Mon cœur palpitait.

Ses lèvres ont caressé les miennes.

Mon cœur s’envolait.

Sa jugulaire battait la chamade. La peau entre ses clavicules aussi. Le vent soufflait sur son cou quand j’ai déposé un baiser sur sa jugulaire. On chuchotait. On a repris le jeu, comme si de rien n’était.
— Je te parie que je peux atterrir avec la pluie, la nuit et du vent.
— Pari accepté.
Il a réussi.
— Tu me dois quelque chose…
— Non, et je lui ai tiré la langue.
Il souriait…
— Bon... bah tu bougeras pas de là. Et son bras s’est refermé sur ma poitrine. Je ne m’étais pas rendu compte que mon dos s’était collé à son torse. Je ne m’étais pas rendu compte de cette proximité. J’essayais de me libérer de sa prise en riant.
— Espèce de patate, j’ai envie de faire pipi, laisse-moi me lever. J’étais quasiment allongée sur lui, je n’avais pas assez de force pour me relever dans cette position.

J'avis vu un camrade de mon ancien collège passer.C'était l'ami de Noah.Encore cette amertume sur le palai.
— Mmmmh... Non. Et il souriait. Et je retombais amoureuse.
Je n’ai pas réussi à me libérer. Malgré mes nombreuses tentatives : faire des guillis, supplier, des bisous en échange. Ça le faisait rire aux éclats et j’aimais ça.Mon téléphone s'alluma, c'était Mat'.

-Tu l'aimes?Il m'avais posé cette question d'un air soucieux, un pli entre les sourcils, le ton plus serieux, un soupçon de doutes et de peur dans sa voix grave.

-T'es con toi hein...Tu n'y comprends rien patate.C'est toi que j'aime, pas lui.

-Tu m'aimes?Il l'avait murmuré, comme si ces lèvres avaient agis avant qu'il ne puisse réfléchir.

-Oui, je t'aime...Corentin.J'avais rajouté son nom, je ne sais pourquoi.Comme un mot sacré, interdit.Comme un aveu.Comme si rien que les syllabes de son prénom me fascinaient.

-Te amo...lui avais je répété, pour être sure qu'il avait compris que je n'avais d'yeux que pour lui.Que je ne voulais pas de quelqu'un d'autre.Que c'était lui et Lui seul.

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