Chapitre 1 - Le Captif, les Brutes et le Truand

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Winifred

Les talons de ses bottes résonnaient dans le hall du palais. Les domestiques jetèrent un regard surpris vers le Prince, qui semblait dans tous ses états. Cela n’arrivait jamais, Winifred étant réputé pour sa douceur, sa candeur et sa jovialité. Ses boucles blondes rebondissaient sur ses épaules comme des ressorts, tant sa démarche était énergique ; désormais, elle était agitée, nerveuse, saccadée et ses boucles bougeaient de façon chaotique. Il se dirigea droit vers une gigantesque porte ornée d’or et de diamant - celle qui mène au bureau de son père. Le Roi de Durnstall.

Le jeune homme ouvrit la porte dans un fracas. À l’intérieur, le dirigeant du royaume était assis à son bureau, des cartes et divers documents étalés devant lui. S’il semblait au premier abord soucieux, ses yeux brillèrent d'angoisse dès l’instant où son plus jeune enfant déboula en catimini dans la pièce, doucement éclairée par des bougies runiques - qui ne fondaient pas comme la cire classique et promettaient une lumière éternelle tant que le lanceur de sort ne levait pas le charme.

  • Winnie, dit-il doucement malgré ses yeux qui mentaient, que se passe-t-il ?

Winifred fronça les sourcils, puis le nez. Il prit une inspiration tremblante, peu habitué au sentiment qui le rongeait depuis le début de l’après-midi.

  • Père, j’ai appris par sa lettre que Valérian avait rejoint l’armée.

Il serra ses poings laiteux devant le manque de réaction apparent de son père. Bien sûr. Le grand roi de Durnstall ne pouvait pas ainsi faire étalage de sentiments négatifs, pas même devant son fils. Pourtant, l’homme à la barbe courte et bien taillée, blonde piquée d’argent, bouillait à l’intérieur.

  • Je pensais qu’il partirait faire des études supérieures en magico-ingénierie dans un autre royaume et que je le rejoindrais cette année, comme Mère et toi me l’aviez promis, siffla le jeune homme avec une hargne qu’on ne lui connaissait pas - lui, le doux et gentil prince Winifred.
  • Winnie, répondit le Roi en se levant de son siège de velours, les choses évoluent chaque jour. Cette promesse n’engage que ta mère et moi. Ton frère a le droit d’évoluer vers ce à quoi il aspire depuis toujours !
  • Et moi, alors ? s’insurgea Winifred en posant brutalement ses mains sur le bureau, j’attends depuis des années ma sortie du Palais, avec comme seul but d’aller me perfectionner en magie. Pourquoi êtes-vous si égoïstes ?

Le père soupira. À la naissance de Winifred, un puissant Ancien avait décelé un immense pouvoir en lui. Après en avoir informé la famille royale, cette dernière décida de le protéger des atrocités dont pouvait receler le monde extérieur et de le préserver. Mais ce temps était révolu et Winifred étouffait dans sa cage dorée.

  • Je suis enfermé depuis toujours au Palais, continua Winifred en arpentant la pièce, avec comme seul réconfort les livres et les papillons du jardin…
  • Et Sibius ? Réagit son paternel d’une petite voix.
  • Oui, soupira-t-il, Sibius est mon ami. Mais ça n’empêche qu’il ne peut pas m’apporter autant de choses que le monde extérieur pourrait le faire, et…
  • Valérian a fait son choix, nous devons le respecter. C'est ainsi.

Il se leva de toute sa hauteur, dont le benjamin de la fratrie n’avait pas hérité. Lui était beaucoup plus petit et délicat, pas comme son ours de frère Darrick. Mais la grandeur importante du roi n’effrayait pourtant pas le petit homme qui soutint le regard de son père avant de rétorquer :

  • Très bien, - un sourire tordu apparut aux coins de ses lèvres, je vous souhaite le bonsoir, Père.
  • S’il te plaît, Winnie, s’estomaqua le roi tandis que son fils tournait les talons pour sortir de la pièce, Winifred ?

Mais le prince avait déjà quitté les lieux, sous les appels de son père. Des larmes noyaient ses yeux dans un torrent intarissable. Comment pouvait-on s’arrêter de pleurer quand notre dernier espoir venait d'être réduit à néant ? Il allait devoir se débrouiller seul et enfreindre les règles, détruire cette structure solidement construite par ses parents pour sa sécurité, des années durant. Alors, pourquoi lui et pas les autres ?

Il ne vit même pas son ami Sibius le suivre de près dans les couloirs, jusqu’à arriver dans ses appartements. Winifred prit un sac qui semblait l’attendre sous son lit, et commença à y fourrer des vêtements en tous genres, livres et babioles qu’il chérissait de toute son âme - ses seuls compagnons durant ces années de solitude, malgré les nombreux domestiques qui hantaient le château de leurs pas discrets, malgré les banquets réalisés à chaque occasion possible, malgré les visites de sa famille éloignée, malgré la présence de son cher Sibius.

Il ne suffisait pas d’être entouré d’un grand nombre de personnes pour effacer une solitude tenace qui pesait depuis vingt-quatre ans.

  • Alors vous partez ? demanda Sibius, calé contre l’encadrement de la porte dans une posture décontractée.

L’homme, de trois ans son aîné, était son plus proche confident et seul véritable ami. Après leur première rencontre dans les jardins, où il avait vu Winnie jouer de sa magie pour faire pousser des roses sauvages, Sibius avait décidé de toujours le garder près de lui. Si bien qu’il avait renoncé à une vie en dehors du château, même si on le lui avait proposé bon nombre de fois. Depuis sa plus tendre enfance, l'homme aux cheveux de feu restait toute la journée en ces lieux et rejoignait les appartements de ses parents le soir.

  • Il le faut, souffla Winnie en fixant de ses yeux limpides le morceau d'écorce étrange qu'il tenait dans sa main, je suis convaincu que c'est la meilleure chose à faire.

Les deux hommes n’eurent pas besoin d’échanger plus que cela. Sibius attrapa le sac du Prince et sa main de l’autre, puis l’emmena dans les passages secrets qu’ils avaient arpentés des centaines de fois pour se faufiler dans le jardin, la nuit. Lors d’un tournant, un garde apparut. Sibius réussit de justesse à se cacher entre une statue et le mur, collant Son Altesse contre lui pour le camoufler. Ils retinrent avec peine leur souffle, pendant ce qui semblait être de longues minutes - mais qui n’étaient en réalité que quelques secondes.

Puis ils continuèrent leur chemin vers les Jardins royaux, qui étaient vides de monde en cette soirée, ce qui rendit la manœuvre bien plus simple pour Sibius, dont le don pour la discrétion lui était plus que favorable en ces heures sombres. Les Jardins étaient réputés pour être des endroits privés, là où les châtelains s’aventuraient pendant leurs pauses. Lorsque les membres de la famille royale s’y rendaient, les gardes quadrillaient le coin pour éviter des malheurs. Mais ce soir, il n’y avait personne, ce qui était tout à leur avantage.

Le crépuscule s’avançait déjà, engloutissant le ciel dans un camaïeu de rouges, d’oranges et de pourpres, étendant ses ailes sombres et constellées pour permettre à Sibius et Winifred de se fondre dans la masse. Les deux amis étaient bien chanceux de se retrouver dans de telles augures. Ils réussirent à se faufiler aisément entre les buissons pour retrouver un arbuste bleu, éloigné des autres et dont la couleur se fondait parfaitement dans le reste malgré son originalité.

  • Pourquoi les Jardins ? râla le Prince à voix basse en époussetant ses chaussures qui avaient pris une teinte verdâtre.
  • Il y a une porte ancienne camouflée par des domestiques, l’informa son ami en tâtant le mur devant lui.

Winifred leva les yeux au ciel. Sibius avait tendance à trop croire aux rumeurs qui couraient dans les quartiers des domestiques, même quand il s’agissait des pires superstitions et inepties inventées. Une fois, Sibius avait entendu dire que manger du pain mouillé par de l’eau de pluie et du crottin rendait plus fort. Après en avoir fait l’expérience, il avait été malade pendant une semaine.

  • Si, pour une fois, tu pouvais te montrer raisonnable, commença à s’énerver le doux Prince, on aurait pu sortir par la herse, dans une charrette ! Enfin, quelque chose de possible et pas complètement folklo…rique ?

Le brun-roux poussa une pierre vers le haut et d’un coup, une poignée rouillée apparut comme par magie. Avec un sourire arrogant, Sibius l’enclencha et, une petite partie du mur s’ouvrit sur une flopée d’arbres sombres. Aucun garde à l’horizon. Il fit passer Son Altesse avant de sortir lui-même, avec plus de mal à cause de sa corpulence. La porte se referma d’elle-même en un claquement discret.

  • Et maintenant ?

La question du Prince résonna dans la forêt broussailleuse qui ne lui répondit pas. La main posée sur son sac, il sentait sa précieuse relique pulser sur sa paume gantée à travers le tissu.

C'était la meilleure chose à faire, oui. Il devait le faire.


Felicia et Asbel

Une certitude agaçante s’était insinuée dans les veines de Félicia lorsqu’elle et Asbel firent un énième détour parmi les arbres et les fourrées. Ils étaient perdus, et pas qu’un peu. Malgré leurs trois années d’expérience, ils n’étaient encore que des novices aux yeux des autres aventuriers ; et en bon novices qu’ils étaient, ils s’étaient égarés sur la route qui devait les mener à la frontière. Tout ça, c’était de la faute de la jeune mage puisqu’elle avait un sens de l’orientation épouvantable mais ça, elle se gardait bien de le dire par pure mauvaise foi.

Une mauvaise foi qu'Asbel connaissait par cœur et qui le rendait dingue.

  • Il fallait tourner à droite à la dernière intersection, puis encore à droite, fit-il remarquer en se contenant pour ne pas exploser.
  • J'étais pourtant sûre qu'il fallait aller tout droit à la deuxième, rétorqua Felicia qui resplendissait de fierté mal placée.
  • Tu vois bien que non !

La dispute dura encore un moment quand la jeune femme se décida à grimper au sommet d'un énorme chêne pour se repérer, ignorant les élucubrations d'Asbel.

  • C’est bon !

Le guerrier-mage leva les yeux au ciel et rattrapa son amie quand elle trébucha à l'atterrissage.

  • J'espère pour toi que tu ne te trompes pas encore, parce que je peux te jurer que je t'enverrai si pieds sous terre.
  • T'es nul en magie terrestre, se moqua la blonde en lui tapant le dos dans une accolade un peu brutale.

Asbel la poussa par l'épaule et elle s'étala de tout son long dans la boue.

  • Tu vois ? Je suis trop fort.
  • Alors là, tu abuses ! se plaignit Felicia en se relevant, les articulations et les mains boueuses et humides.
  • Je maîtrise la magie terrestre à la perfection, ajouta Asbel en lui tapotant la tête, maintenant, en route.

Aristide

La carriole sentait le bois moisi. Des échardes se plantaient dans la peau de ses cuisses à travers son fin pantalon de toile, ajoutant une couche à son irritation intérieure. Il était dans un sacré pétrin et il ne savait toujours pas comment il allait se sortir de là. Sa vie ne tenait littéralement plus qu’à un fil et pourtant, ce n’était pas ce fait qui l’angoissait le plus ; il était plus préoccupé par la façon dont il allait laver son honneur une fois qu’il serait sorti de là car il en était sûr, il vivrait. Son intuition le lui disait et il suivait toujours son instinct qui ne s’était jamais trompé en vingt-cinq ans d’existence.

Assis en tailleur à l’arrière de la carriole depuis maintenant un jour et demi, les muscles ankylosés, il se rapprochait dangereusement du royaume de Dunstall. Retour à la case départ. Il ne sentait plus la magie qui grouillait en lui à cause des runes de compression gravées sur ses menottes ; c’étaient comme des tatouages sur la peau de ses poignets, retenant ses mains et l’empêchant d’utiliser son feu dévastateur, empêchant les autres mages de ressentir sa présence magique. Seul le mage runique qui avait lancé le sort en était capable et ce dernier reposait tranquillement à l’avant du véhicule, discutant avec entrain de ses prochains congés.

Aristide avait eu le temps de réfléchir en chemin et il s’était tant remué les méninges qu’il en avait mal au crâne. Il s’était déjà sorti de situations improbables, mais là, c’était la cerise sur le gâteau. Ce royaume, qui l’avait accueilli en soldat de l’armée royale, l’accusait désormais d’outrage à officier puis d’assassinat. La première faute passe encore - et est totalement assumée. Mais la seconde… Il ne voulait pas y retourner. Ce n’était pas juste. Il posa sa tête contre un des barreaux en fer en soupirant quand, soudainement, le véhicule s'arrêta. Le jeune homme se cogna le crâne en un rebond douloureux.

  • Aaah… Les gars ! Faites un effort, s’il vous plaît. C’est quoi ce raffut ?
  • Ferme ton clapet, sale raclure !
  • On est arrivés à l'auberge, on va y passer la nuit, indiqua le garde à la belle moustache à ses trois autres compagnons, laissez-moi ça là, ça va lui rafraîchir les idées. “

Aristide soupira tandis que ses gardiens l'abandonnaient là, au beau milieu de la cour de l'auberge. L’endroit était peu vivant mais coloré. On aurait pu obtenir quelque chose d'un peu chaleureux si on ignorait la vieille matrone en train de dépecer un cervidé, sous le porche, étendant le sang et les tripes un peu partout.

La grosse dame lui lança un regard mauvais du coin de l'œil et retourna à sa tâche sans plus se préoccuper de ce pauvre type, qui devait être si faible et insignifiant que ses gardes ne jugeaient pas utiles de le faire surveiller- les menottes runiques n'étaient-elles pas suffisantes ?

Aristide passa ses mains nouées dans ses cheveux d'un noir d'encre, quelque peu vexé qu'on le prenne si peu au sérieux. Il lui fallait trouver une solution, c'était sa dernière chance de s'en sortir.

La providence se montra une heure après, alors que le soleil s'était étendu dans son séant pour laisser place à sa compagne la lune, accompagnée de son ciel serti de diamants stellaires. Le prisonnier aurait voulu prendre le temps de contempler le spectacle qui s'offrait à lui, mais l'urgence de sa situation ne lui laissa pas cette chance. Tant pis, ce serait pour un autre soir. Après tout, le ciel et les étoiles étaient éternels.

Une jeune femme aux cheveux tressés venait de sortir de l'obscurité de la forêt, accompagnée d'un homme qui, lui, s'engouffra dans l'auberge après qu'ils eurent échangé quelques mots.

La blonde, adossée au mur, observait distraitement la cuisinière plongée dans son travail. Aristide, lui, se dit qu'une chance pareille ne se présenterait pas une seconde fois. Il prit alors son air le plus nonchalant malgré le stress qui lui nouait les entrailles.

  • Vous savez, ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre quelqu'un d'aussi…captivant, dans un endroit comme celui-ci. C'est mon jour de chance, on dirait.

La fille se réveilla en sursaut de ses pensées et lança un regard curieux teinté de méfiance au prisonnier.

  • Quoi ? C'est à moi que vous parlez ?
  • Oui, vous. Approchez, je vous en prie. Je suis…dans une situation délicate, comme vous pouvez le voir. Vous avez l'air pleine de ressources, et j'ai besoin d'aide, donc…

La blonde posa une main sur sa hanche, le fixant de son regard acéré et méfiant, ses prunelles de la couleur d'un lac et du sable mouillé, les deux à la fois. Jamais Aristide n'avait vu des yeux dépareillés et cela contribua à son malaise grandissant ; cette femme était un tantinet effrayante et il se demandait pourquoi il lui demandait de l'aide alors qu'elle le regardait comme s'il valait moins qu'une bouse de dragon.

  • Vous êtes en cage et menotté par des runes. J'imagine que ce n'est pas pour vos talents en jardinage, rétorqua-t-elle soudain en haussant un sourcil, pourquoi je vous aiderai ?
  • Ah ! Vous voyez tout de suite le pire en moi alors que tout ça, là (il désigna ses poignets liés du menton) c'est carrément exagéré. Ils m'ont dépouillé de tout. Magie, liberté, dignité… tout ce qui me reste, c'est ma parole. Et je vous donne ma parole : je n'ai tué personne.
  • Vous croyez que je vais gober ça ? Vous me prenez pour un lapin de six semaines ? S'offusqua la jeune femme en approchant son petit visage furieux du sien à travers les barreaux, pourquoi je vous croirai, hein ?
  • Vous savez ce que ça fait d'être brisée et trahie. Je le vois dans vos yeux, déclara Aristide en soutenant l'étrange regard de son interlocutrice, je vois que vous aussi, vous avez eu besoin d'aide, un jour, et que personne n'était là au bon moment. Alors s'il vous reste une once de compassion, je vous en supplie, ne me laissez pas pourrir ici.

Il manquait de temps, et le stress montait désormais réellement, nouant sa gorge et sa poitrine dans un nœud complexe et étriqué. Un silence tendu s'était installé et la blonde semblait troublée. Elle s'était reculée de deux pas, surprise par la perspicacité du prisonnier puis jeta un regard vers l'auberge dont son compagnon n'était pas encore sorti. Les rires et paroles des clients résonnaient dans le silence de la nuit malgré la porte close et la vieille cuisinière s'était repliée dans les cuisines, laissant Aristide et sa potentielle sauveuse dans un tête à tête étrange, teinté d'urgence et de méfiance des deux côtés.

La jeune femme semblait se battre avec elle même pour prendre la meilleure décision. Elle se pencha vers lui, le regard enflammé, avant d'empoigner les barreaux de sa prison.

  • Je sens que je vais le regretter, soupira-t-elle, je vous jure que si vous me trahissez, je vous le ferai payer.
  • Si je vous trahis, vous aurez le droit de me tuer vous-même, répondit Aristide d'un ton léger mais sérieux, mais je ne le ferais pas. Promis.

Les mains qui allaient d'un instant à l'autre déchirer le voile qui le séparait de sa liberté se mirent soudain à chauffer, à crépiter dans un son qui sonnait presque doux aux oreilles du brun.

  • Puis-je vous demander votre nom ?
  • Felicia. Maintenant, taisez-vous et laissez-moi me concentrer.

Quelques flammes se mirent à lécher la peau hâlée de la jeune mage et les barreaux qu'elle maintenait fondirent entre ses doigts, lui permettant ensuite de les moduler pour les écarter, créant une ouverture à Aristide.

L'homme se faufila comme une anguille dans le trou alors que sa sauveuse s'était éloignée de quelques pas.

  • Pour les menottes, il faudra vous débrouiller. Je ne maîtrise pas assez bien la magie runique pour vous les retirer, expliqua-t-elle calmement, toujours méfiante.

Soudain, un rugissement bestial s'éleva de la forêt. Le vent se stoppa et les oiseaux s'envolèrent avec panique, laissant l'écho de leurs cris funestes retentir, se cogner aux grognements gutturaux qui se rapprochaient ; Aristide frissonna et Felicia fit volte-face.

  • Ah. Ça, ce n'était pas mon ventre. Peu importe à quel point je suis affamé.
  • À TERRE !

Felicia se jeta sur lui alors que le monde se retournait, sans dessus-dessous.

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