Chapitre 5

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Les doigts sur ses tempes, Daniel s’efforça de détendre l’étau qui lui enserrait la tête et de réfléchir rationnellement.

Je suis perdu au milieu de la forêt, dans une maison que je ne connais pas. J’ignore si je suis prisonnier, mais en tous cas ce truc sur ma cheville est putain d’effrayant. Et puis ce mec immense… Je n’ai aucune chance contre lui.

Il déglutit péniblement.

Je suis dans la merde.

Il gémit. Rien ne se déroulait comme prévu. Rien dans la posture du dénommé Rowan ne lui inspirait confiance, mais il ne lui avait objectivement pas fait de mal.

Argh. Je dois réfléchir. Agir.

Il bâilla. Une chape de plomb lui était tombée sur les épaules et engourdissait ses membres. Il était épuisé. Il tenta de se pincer le bras pour rester éveillé, mais la fatigue eut raison de lui.

Il sombra dans un sommeil agité.

  • Je ne te veux aucun mal.

La voix de Rowan se déforma et prit les intonations de Mark ; ses yeux dorés devinrent démesurés et l’engloutirent.

Daniel se débattit contre l’étreinte qui le plaquait contre un mur, mais ce dernier se déroba sous lui et il chuta dans le vide.

Il tenta vainement de se rattraper aux parois, mais ne parvint qu’à s’écorcher les mains.

Il se retrouva alors sur les genoux de sa mère, qui caressait son front. Ses yeux violets immenses reflétaient un garçon brisé.

  • Fuis dans la forêt si tu es en danger, mon bébé.
  • Maman… Tu me manques…
  • Tu me manques aussi, mon amour…

Il tendit la main pour effleurer le visage maternel, mais il se fondit dans la forêt et devint un nœud dans le tronc d’un arbre.

Daniel s’éveilla à quelques doux coups frappés. Il lui fallut quelques secondes pour se souvenir. Il essuya prestement les larmes qui avaient sali ses joues et se redressa, aux aguets.

Une femme d’un certain âge poussa la porte et s’approcha de son lit.

De petite taille, ronde, elle avait les cheveux noirs et les yeux dorés de Rowan. Elle marchait appuyée sur une canne, et Daniel pensa que son sourire était le même que celui de sa mère, mais rejeta cette pensée.

  • Bonjour, mon petit. Comment vas-tu ?

Elle posa sa canne et s’assit dans un fauteuil voisin du lit avec élégance. Sa robe noire bruissa autour d’elle et elle la lissa d’un geste léger.

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