Chapitre 48

2 minutes de lecture

Rowan ébouriffa les cheveux de Daniel avec un rire indulgent.

  • Relève la tête, gamin. Tout est bien qui finit bien. Mais ne m’oblige pas à te lier à un fauteuil pour m’assurer que tu ne fasses pas de bêtises.

Le garçon fronça le nez avec une grimace, visiblement peu enchanté par la perspective.

  • Comment tu te sens ?

Il secoua la tête face à l’inquiétude de son protecteur, qui changeait heureusement de sujet, et ferma les yeux pour sonder son corps.

  • Je crois que ça va.
  • Tu veux te reposer ?

Rowan s’était déjà levé, prêt à le laisser dormir.

  • Non !

Daniel lâcha le pull du loup-garou, dont il avait agrippé la manche, en rougissant jusqu’au bout des oreilles.

  • Je veux dire… Je préfère rentrer…
  • Comme tu veux, mon cher, sourit son vis-à-vis.
  • S’il te plaît.

Il fit le tour de la pièce aseptisée d’un regard, et la beauté accueillante de sa chambre au manoir lui manqua soudain. Il s’était habitué au petit fauteuil bordeaux dans lequel il passait des heures à écouter son hôtesse lui conter des souvenirs de sa vie.

  • Je te ramène au Palais, dans ce cas.

La déception s’afficha sur ses traits et il déglutit péniblement.

  • Pourquoi ?
  • Eh bien, tu dois rencontrer les Grands Sorciers bientôt. Il vaut mieux que nous restions en Heaven avant que tu n’aies été recensé. Tu aurais préféré revenir sur Terre ?
  • Non, non, c’est juste… Ça ira très bien.
  • Sûr ?
  • Oui, oui, répondit-il en hochant la tête.

Rowan sembla hésiter, puis cligna des yeux, l’air tendu.

  • Je vais voir Uriel pour signer tes papiers de sortie, entendu ?

Daniel n’eut pas le temps de répliquer que déjà il s’était éclipsé. La porte se referma derrière lui avec un claquement sec qui le fit sursauter.

Il essuya rageusement les larmes qui lui montaient aux yeux, sans comprendre pourquoi son cœur se serrait.

  • Merde, siffla-t-il.

Il glissa les jambes hors du confort des draps et posa les pieds sur le carrelage étrangement tiède. Il aurait espéré une fraîcheur capable d’apaiser la chaleur fiévreuse qui l’envahissait et de calmer sa migraine.

Il se prit la tête entre les mains avec un gémissement frustré.

  • C’est pas possible d’être aussi nul…

Il se leva avec colère et attrapa le pull bleu pâle posé sur une chaise pour l’enfiler. Il réalisa qu’il tremblait et serra les poings pour repousser la crise qu’il sentait venir.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Blue :) ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0