Le maître chanteur

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Olivier ne revint que trois ou quatre fois durant le mois qui suivit. Et encore, lorsqu’il passait, c’était accompagné des garçons Bonnel pour qu’ils puissent saluer leurs sœurs ou de Tao lors de ses leçons de Taï-chi.

Dorothy fut terriblement chagrinée par ce manque de visite. Sans s’en apercevoir, elle avait commencé à croire au « nouveau papa » que j’avais émis. Depuis l’agression, elle ne voulait plus être seule, elle voulait les bras d’un homme quand on la malmenait. De plus, Dorothy croyait que c’était parce que Bonnel l’avait salie qu’Olivier ne voulait plus la voir. Elle en était profondément humiliée.

Une nuit, alors que mes sœurs dormaient calmement à mes côtés, je vis un homme dans le coin de la pièce. Il était cadaveresque, trempé, sans qu’il ne laisse de trace sur le sol. Je hurlai. Bethy et Dorothy se précipitèrent presque en même temps. J’avais vomi, j’étais brûlante. Dorothy envoya la bonne chercher de quoi me changer et me laver.

  • Il est là, Mamy, juste derrière vous, avais-je murmuré à bout de force.

Dorothy se retourna ne vit personne et posa un linge sur son front.

  • Chut, lui dit-elle, il n’y a personne.
  • Si, c’est le chacal de votre carte, répondis-je. Il est derrière vous et il rit.
  • Églantine, il n’y a aucun animal derrière moi, je te le promets. Je crois que la fièvre te joue des tours...
  • Non, le chacal, c’est mon oncle Alphonse. Il est tout mouillé et il met les mains sur votre tête.

Dorothy sentit un froid envahir le sommet de son crâne. Elle avala sa salive et vacilla un peu.

  • Il me dit de vous dire qu’il vous voit toutes les nuits et qu’il aime ça.

Dorothy trembla de tous ses membres. Elle ne croyait guère aux fantômes mais les détails que je lui donnais la remplissaient de frissons. Elle se tourna vers l’endroit que je fixais et hurla :

  • Écoute-moi bien, chacal : tu peux me zyeuter toutes les nuits, si tu veux, mais je ne serai jamais à toi. Alors, va, passe ton chemin. Laisse-nous tranquilles.
  • Il dit que vous n’aurez plus aucun amour, ici. On ne peut pas avoir deux amants dans la même maison et qu’il est devenu le vôtre.

La bonne entra à ce moment-là. Je me blottis dans les bras de Dorothy et je pleurai longuement. Les deux femmes me consolèrent, Bethy proposa à Dorothy de me veiller, Dorothy accepta et retourna se coucher.

Le lendemain, quand Dorothy se lava, elle ressentit la même impression de froid qui lui glaçait le crâne. Il était là. Il se délecterait de la voir. Elle mit un drap autour de son corps et s’entortilla dedans pour s’habiller sans être vue. Elle descendit déjeuner un peu ébranlée par mes révélations et par cette sensation de glace le long de son échine.

Elle se réfugia dans la bibliothèque. D’un petit coup hésitant, je frappai à la porte. J’étais en chemise de nuit, ma fièvre était tombée. Dorothy me tendit les bras, je courus m’y blottir. Nous reparlâmes de la nuit et de mes visions de la fillette. Je lui expliquai que je voyais toujours les personnes défuntes qui n’arrivaient pas à passer la porte. C’était souvent des morts violentes ou subites comme celle de mes parents ou celle de mon oncle. Ma mère, par exemple, n’était pas partie tout de suite, parce qu’elle voulait s’assurer que ses enfants seraient dans de bonnes mains avant de rejoindre la Lumière. Pour mon oncle, c’était différent, il était resté pour tourmenter Dorothy.

  • Seulement moi ?
  • Seulement vous. Il m’a dit qu’une fois que vous seriez au courant, il ne reviendrait plus m’importuner, sauf si j’allais dans votre chambre à coucher quand vous étiez au lit.
  • Que dois-je faire pour qu’il arrête ?
  • Il n’y a rien à faire. Il sera à côté de vous, toutes les nuits que vous passez au château. Il a dit aussi que Monsieur Chandelon ne pourrait pas y habiter parce qu’il ne peut pas avoir deux maîtres dans une maison.
  • Pourquoi Monsieur Chandelon et pas James ?
  • Non. Il n’a parlé que de votre prochain mari. Il ne sait pas que ce sera Monsieur Chandelon. Ça, ce n’est que moi qui le sais.

Je me tournai brutalement vers un point sombre de la pièce. Je le vis qui ricanait. Je me mordis la lèvre, me retournai vers Mamy et lui déclarai en pleurant :

  • Maintenant il le sait. Je suis désolée, Mamy. Je ne l’avais pas vu.

Cela mit Dorothy en rage contre lui, elle faillit exploser en s’adressant au mur, puis elle se retint. Il fallait jouer plus serré. Elle me consola en me disant que de toute façon, il n’y aurait plus rien entre le notaire et elle. Par son viol, le chacal l’avait déjà éloigné définitivement. Monsieur le notaire ne s’intéressait plus à elle et c’était tant mieux. Je la regardai d’un air dubitatif, Dorothy me fit un léger clin d’œil, la mine espiègle. Je compris la manœuvre et souris.

  • Alors, je sais qui ce sera, dis-je au bout d’un moment. Ce sera le garde champêtre.

Dorothy rit tendrement en me serrant dans les bras.

  • C’est vrai qu’il est très séduisant avec son béret basque, son vieux cigare tout mâchouillé et son gilet rapiécé ! dit-elle.

Je ris aux éclats. Je sautai hors de ses genoux et je mimai la scène en m’agenouillant devant Dorothy.

  • Oh peuchère, madame la comtesse ! Il faut que nous vous passions la bague au doigt pour que je vous protège de ce maudit spectre ! dis-je en imitant l’accent du garde.
  • C’est ce qu’on verra ! répondit Dorothy en applaudissant en riant. Je n’ai pas peur des fantômes !

J’allais rouspéter, mais Dorothy me renvoya doucement à mes jeux, avant de reprendre son courrier. Elle resta pensive. Elle regarda les meubles autour d’elle, le parc qu’elle adorait et le soleil qui chauffait la terre donnant cette lumière qu’elle n’avait jamais eue ailleurs et qui lui faisait tant de bien... Non, elle ne pouvait pas quitter tout cela, même pour un « voyeur d’outre-tombe ».

Par défi, elle remonta dans sa chambre et elle se déshabilla complètement. Elle s’allongea sur son lit et dit à mi-voix :

  • Alors, vieux vicieux, tu en prends pour ton argent ? Je te rappelle que les deux hommes qui sont intervenus n’ont absolument rien à se reprocher. Alors si tu veux, reste dans cette chambre, regarde-moi de tout ton saoul. Je m’en moque, tu ne seras rien de plus qu’un voyeur.

Un coup de mistral ouvrit la fenêtre. Dorothy sentit un air froid caresser son ventre. Elle eut un léger frisson, elle se trouva ridicule, nue, à parler dans le vide ou à provoquer un spectre. Elle se rhabilla en vitesse et descendit reprendre ses activités.

Combien de temps durerait son traumatisme. Dorothy crut que la vie reprendrait son cours et que l’agression s’estomperait, comme un mauvais souvenir. Il n’en était rien. Nous étions le printemps suivant, et elle avait encore dans son corps cette violence. Tout d’abord, elle ne put reprendre ses longues balades à cheval qu’elle aimait tant, parce que ces bras étaient encore bien trop fragiles. Puis, lors de sa première sortie, elle avait clairement entendu un homme lui faire des propositions malsaines et une femme la traiter de putain. Sur l’heure, elle n’avait rien dit, elle était rentrée stoïque au château, elle avait confié son cheval au palefrenier, puis elle avait rejoint sa chambre où elle avait pleuré toutes les larmes de son corps. Elle dut se rendre à l’évidence, la mort de Bonnel dans son parc avait amplifié les rumeurs à son sujet. Dès lors, elle ne se promenait que dans son parc et encore, ses pas refusaient de la conduire au belvédère. Certes, son magnifique eucalyptus lui tenait encore compagnie, mais cela réduisait son champ de promenade à quelques allées. Elle en était terriblement affectée.

De plus, elle se désolait du peu de roses qui semblaient se réveiller de l’hiver. Les fleurs étaient petites et presque fanées. Le jardinier en était aussi marri qu’elle. Il y portait grand soin mais les plants refusaient manifestement l’éclat des autres années. Ils en avaient longuement discuté sans arriver à déceler les causes de cet état.

Ce jour-là, elle se décida de ne point faire attention à ces mauvaises langues. Il ne fallait pas leur donner tant de crédits et la priver de tout ce qui faisait le charme de sa vie. Elle se dirigea d’un pas qui se voulait sûr, vers la grille. Elle irait chercher quelques friandises chez madame Dandois, la boulangère. Dorothy s’était armée de beaucoup de courage et elle avait même imaginé la scène dans laquelle Bonnel aurait eu son accident si on lui demandait des détails.

Madame Dandois fut charmante. Elle s’enquit simplement de sa santé et de celles de ses filles. Cela se passait tellement bien, que Dorothy acheta une tarte. Madame Dandois rajouta une bonne cuillère de bonbon. Elle lui tendit les paquets en lui disant :

  • Françoise m’a raconté la tragédie qui s’était déroulée chez vous. Quand je pense à ce que Raoul nous a fait croire, je suis honteuse pour lui. Mais maintenant, il en est bien chambré ! Tout le village s’en moque royalement ! Il paraît que c’est Églantine qui vous a soignée ?
  • Raoul ? qui est Raoul
  • Le garde champêtre. C’est vrai pour Églantine ?

Dorothy en fut muette de stupéfaction. Elle acquiesça d’un hochement de tête ; ne sachant pas très bien quelle version Françoise avait soufflée. Françoise était sa cuisinière ; c’était la femme de John. Le couple était les seuls au service de Dorothy, à vivre au village.

  • En tout cas, vous en avez eu du courage ! Vouloir sauver un homme à mains nues, vous auriez pu vous tuer ou être vous-même dans le Rhône !
  • On ne réfléchit pas à ce moment-là, avait murmuré Dorothy.
  • Mais il y a une justice ! Vous êtes sauve tandis que ce voleur est mort ! Françoise m’a dit qu’il était venu vous prendre Églantine et Violette et que vous vous étiez éloigné du château pour parlementer loin des filles pour ne pas les perturber. Vous saviez que personne ne savait que ces filles n’étaient pas les vôtres ?
  • Je ne fais aucune différence entre celles nées du comte et ces pupilles. Ce sont les miennes.
  • Oui, on me l’a dit et tout le village vous trouve très catholique ! Vous savez que ce Bonnel était un voleur ? Le fils du cousin de Mireille Larmagnat, l’épicière, habite à Séguret, sur une des terres du frère de Violette et d’Églantine. Il a raconté à Mireille que ce Bonnel avait augmenté les loyers de 25 francs par mois ! Comment voulez-vous qu’un paysan s’en sorte ! alors quand ce Bonnel est mort, Paul, le frère d’Églantine et Violette est venu le trouver pour remettre le loyer à ce qu’il était avant. C’est un homme bien, ce Paul. C’est dommage qu’il ne soit pas médecin, il aurait fait du bien. Heureusement qu’Églantine est rebouteuse, cela mettra un peu de baume sur le cœur généreux de son frère !

Dorothy ne dit rien sur ses intentions de renvoyer Paul à l’université. Elle était légèrement saoulée par les propos de la boulangère. Elle la salua et elle quitta le magasin. En sortant, elle se retourna vers elle et lui dit :

  • S’il vous plaît, madame Dandois, j’aimerais que personne ne sache ce qui s’est passé au château. Cela perturberait mes filles, puis je voudrais qu’Églantine ne soigne pas encore : elle est trop petite pour voir les gens souffrir.

Madame Dandois approuva d’un air convaincu mais Dorothy fut persuadée que c’était bien trop tard et que tout le pays était déjà au courant. Sur le chemin du retour, elle croisa le curé qui la salua gentiment. Il lui demanda si elle autoriserait une petite fête votive sur la prairie du château pour les bonnes œuvres de la paroisse. La dernière crue avait fait des dégâts considérables sur le champ réservés à cet effet à côté de la chapelle Saint-Martin qui donnait lieu à la procession annuelle. Or le champ qui longeait le parc du château était en jachère, depuis quelques années et il était assez près du village pour convenir parfaitement au besoin de la cause. Dorothy réfléchit un instant, elle savait que la chapelle Saint-Martin était interdite aux paroissiens parce qu’elle avait été trop abîmée par le Rhône pour pouvoir continuer à être ouverte.

  • Et pour votre procession ? Où allez-vous faire la messe ?
  • Heu, dans le champ, nous ne ferons qu’une bénédiction.
  • Mais non, prenez la chapelle du château ! Elle ne sert à personne. Elle est seulement très poussiéreuse, mais je demanderai à Françoise de passer un coup de balai. Sauf, bien entendu, si le fait d’être dans mon parc pose problème à vos paroissiens !
  • Que du contraire ! madame la comtesse. C’est vraiment très aimable à vous !
  • Eh bien, c’est décidé ! je demanderai à Françoise de vous apporter les clés.

Dorothy rentra le cœur léger. Il faudrait qu’elle demande à Françoise la version qu’elle avait insufflée à la boulangère car, même si c’était un mensonge, elle en était relativement soulagée. Quant au garde champêtre, Dieu sait ce qu’il avait dit. Manifestement, elle n’était pas la seule à le trouver filou. Au moment où elle passa la grille du château, elle entendit :

  • Bonjour madame la comtesse.

Dorothy se retourna gaiement. Son humeur changea quand elle vit le garde champêtre. Il tenait sa casquette en main et la toisait avec une pointe de mépris. Dorothy grimaça un sourire crispé, en inclinant la tête.

  • Reconnaissez-vous ceci ?

Dorothy s’approcha de la grille et elle regarda l’objet que lui montrait le garde. Elle en fut surprise, c’était une pince à cheveux en ivoire, qu’elle avait reçu jadis, d’un oncle qui revenait d’Afrique. Elle savait qu’elle l’avait égarée, mais elle ne se souvenait plus du lieu.

  • Certes, cela m’appartient. Où l’avez-vous trouvée ?
  • Sur les berges du Rhône, juste en dessous du parc. Puis-je vous montrer l’endroit exactement ?
  • Ce n’est pas nécessaire, dit-elle très rapidement en comprenant qu’elle l’avait dû la perdre lors de l’agression. Je vous remercie de me l’avoir rapportée.
  • Je tiens particulièrement à vous montrer l’endroit parce qu’il pourrait être important dans une affaire qui vous concerne directement.

Dorothy leva les sourcils et autorisa le garde champêtre à entrer. Il l’emmena au belvédère. Le cœur de Dorothy se mit à battre la chamade ; malgré le soleil presque au zénith, elle avait froid, elle se mit à trembler. Il se pencha au-dessus du précipice et il lui désigna un petit rocher quelques mètres plus bas. Dorothy y jeta un œil rapide et se redressa immédiatement. Elle était livide. Elle revoyait l’agression avec précision, elle n’avait aucune envie de s’attarder à cet endroit.

  • Eh bien, dit-elle enfin. Je vous remercie de l’avoir retrouvée.

Elle tendit la main pour récupérer la pince. L’homme la glissa dans sa poche, sans cesser de regarder la châtelaine.

  • Vous êtes bien pâle, madame la comtesse, dit-il.
  • Je suis sujette au vertige, mentit-elle.
  • Je pense que vous avez tué Monsieur Bonnel et ceci est l’arme de crime.
  • Pardon ? C’est absolument faux, j’ai essayé de le sauver !
  • Non. Vous venez de dire que vous aviez le vertige. Ce que Françoise a dit est faux, nous le savons, vous et moi. Les causes de son décès ne sont pas très claires...
  • C’est pourtant la vérité.
  • Où étiez-vous exactement ? Mettez-vous dans la position de votre sauvetage...

Dorothy désigna l’endroit exact. Il lui demanda de s’agenouiller, elle refusa catégoriquement.

  • Ça n’a pas de sens ! Racontez-moi la vérité, où alors je vous arrête ! Votre pince n’aurait pas pu tomber d’ici.

Dorothy fronça les sourcils. En effet, sa pince n’aurait pas pu tomber à l’endroit décrit par le garde, mais elle s’était mise à l’endroit précis du viol. Donc le garde mentait également. Cela lui donna le sursaut nécessaire :

  • C’est un fait ! Vous avez dû la récupérer ailleurs ! Que cherchez-vous exactement ?
  • Certes, j’ai ramassé la pince ailleurs, reprit le garde sans se perturber par la réplique de Dorothy. Je l’ai prise, là où vous avez pris du bon temps avec ce Bonnel.
  • Du bon temps ? Comment osez-vous ?
  • Comment j’ose quoi ? Ma petite dame, répliqua-t-il en s’approchant d’elle. Prétendre que vous avez copulé ici ? Mais tout le prouve ! Vous n’êtes qu’une putain.

Dorothy était incapable du moindre geste. Elle s’en étonnait presque, quelque temps auparavant, elle aurait giflé la personne qui l’injuriait de la sorte et cette fois, elle reculait tandis qu’il s’avançait vers elle. Elle avait l’impression de revivre ce qu’elle avait dû endurer quelques semaines plus tôt. Au bout de trois ou quatre mètres, elle se cogna au pin. Il posa une main sur l’arbre juste au-dessus de la tête de Dorothy en frôlant son visage. Dorothy plissa les yeux en rentrant ses épaules.

  • On pourrait se prendre du bon temps ensemble, dit-il en posant un doigt sur ses seins.
  • Non ! souffla-t-elle. Fichez le camp, tout de suite !
  • En fait, je n’en ai même pas envie... Vous n’êtes pas assez bien roulée pour moi. Je pense que je vais montrer cette pince au maire et, croyez-moi, il sera très heureux de vous écrouer pour récupérer quelques terres, soit on trouve un petit arrangement...

Dorothy était livide. Elle comprit enfin la manœuvre de ce maître chanteur mais elle n’eut pas la force d’entraver ses plans.

  • Dites, murmura-t-elle.
  • 1000 francs pour le silence, 1000 francs pour le dossier.
  • C’est une honte.
  • C’est à prendre ou à laisser.
  • Revenez dans un mois.
  • Pas un mot à quiconque de tout ceci, n’est-ce pas ? Sinon, je vous arrête pour l’assassinat de Monsieur Bonnel.

Dorothy acquiesça d’un hochement de tête. L’homme grimaça un sourire satisfait et s’enfuit rapidement.

Elle revint au château livide, James la fixa d’un œil inquiet. Il avait vu le garde passer dans le parc. Elle coupa court à toute question en s’enfermant dans sa bibliothèque où elle pleura toute la tension accumulée. Puis, elle prit une feuille et envoya un message à Maître Chandelon pour qu’il vende une vigne sur les terres de Chateauneuf.

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