99. La victoire tant attendue

7 minutes de lecture

Ysée

J’ouvre doucement les yeux et je constate que mon rêve ne se termine pas pour autant. Je suis bien toujours lovée dans les bras de Mat qui respire paisiblement dans mon dos. Il m’enveloppe dans une étreinte aimante et protectrice et je bouge un petit peu pour me lover encore plus contre son torse musclé. Nous sommes tous les deux toujours nus et j’adore sentir sa chaleur contre ma peau. Mon léger mouvement a dû le réveiller car je sens sa main se refermer un peu plus sur mon sein, ce qui provoque chez moi un léger frissonnement. J’ai la confirmation qu’il est en train d’émerger car son sexe se redresse contre mes fesses et sa bouche vient se poser dans mon cou. Je penche la tête pour lui favoriser l’accès et ne peux retenir un petit gémissement quand ses doigts se resserrent sur mon téton si sensible après tout le plaisir qu’il m’a procuré tout au long de la nuit. Je suis presque frustrée quand sa main quitte ma poitrine mais je n’ai pas le temps de protester car il la glisse rapidement entre mes jambes pour me faire profiter de la magie de ses doigts qui viennent me titiller, qui s’insèrent en moi et font renaître immédiatement tout le désir que j’éprouve pour lui.

Sa bouche n’est pas en reste et quand il vient me mordiller le lobe de l’oreille, je me dis que j’ai de la chance d’être dans les bras d’un amant aussi merveilleux. Je passe ma main dans mon dos et me saisis de sa verge déjà bien durcie. Je la caresse un peu, ravie de constater que je lui fais autant d’effet. Je la dirige vers mon intimité alors qu’il grogne sous l’effet de la pression que j’exerce sur son sexe.

— Mathias, je veux te sentir en moi, fais-moi l’amour, encore.

Je sens qu’il essaie de se dégager un peu pour récupérer un préservatif mais je le retiens et me frotte contre sa hampe qui commence à s’insérer en moi. Immédiatement, son emprise sur moi se resserre et je pousse un cri de plaisir lorsqu’il me pénètre de toute sa longueur avant de se coller contre moi. Que c’est intense de le sentir aussi excité au fond de moi et nous commençons à bouger en parfaite harmonie. Je tourne la tête pour retrouver sa bouche et nous nous embrassons alors que la folie de notre envie nous emmène vers toujours plus de jouissance. Nous engageons une véritable joute et nous cherchons tous les deux à faire craquer l’autre le premier. A ce jeu-là, ce matin, c’est lui qui l’emporte quand il revient s’occuper de mon clitoris et je jouis en tremblant de tout mon corps. Il me rejoint dans l’extase et j’ai le bonheur de le sentir se déverser en moi. Je crois que je ne pourrais pas être plus heureuse.

— Bonjour Beau Blond. Tu sais que je t’aime et que j’adore me réveiller dans tes bras ?

— J’espère bien, parce que j’ai l’intention que cela se reproduise encore et encore, Madame la Ministre. Tu es un doudou très confortable, sourit-il dans mon cou.

Je me retourne et viens me nicher contre lui en souriant. C’est lui qui est le doudou le plus confortable que je puisse connaître.

— Il ne faut plus jamais que tu t’éloignes plus que ça, Mat. Je ne veux plus être séparée de toi, je ne crois pas que j’y survivrais, murmuré-je doucement.

— Je suis là, mais si tu ne me laisses pas rentrer voir ma mère de temps en temps, c’est elle qui viendra te tuer, rit-il en me serrant contre lui. Et puis, je doute que Marina apprécie que je te colle H24, Chérie.

— Je m’en fous de Marina, bougonné-je.

Je serais bien restée au lit à câliner mon beau soldat, mais il semblerait que la Gitane ait vraiment des dons de clairvoyance car, à peine avons-nous prononcé son nom que des coups retentissent à la porte et je l’imagine en train d’attendre que j’ouvre pour venir me réprimander. Je soupire et me dégage de l’étreinte de Mathias qui cherche à me retenir, enfile rapidement un short et un tee-shirt et je vais entrouvrir la porte. Ce n’est pas Marina mais un garde qui essaie de résister à la tentation de me reluquer pour ne pas que je m’emporte.

— Désolé de vous déranger, Madame la Ministre, mais la Présidente vous demande de venir immédiatement dans son bureau pour une réunion de sécurité urgente. Elle a insisté pour dire que vous devez venir sans délai et que si vous ne le faisiez pas volontairement, il fallait que… que je vous mette sur mon dos et vous fasse venir de gré ou de force.

Il est tout gêné de me délivrer ce message et je ne peux m’empêcher d’éclater de rire en le voyant ainsi rougir devant moi.

— Eh bien, dites à la Présidente que je serai là dans quinze minutes avec une surprise. Et que si elle refuse la surprise, elle pourra aller se faire pendre chez les rebelles.

Je referme la porte, amusée de voir son air choqué, et retourne voir Mathias qui a tout entendu de la conversation et qui est déjà en train de s’habiller.

— Déjà prêt à aller voir la folle qui nous gouverne ?

— Non, j’étais en train de réfléchir au chemin le plus rapide dans ce labyrinthe pour fuir, en fait… Pourquoi tu veux que je vienne, au juste ? T’es folle ou quoi ? ricane-t-il.

— Je t’ai dit que je ne voulais plus que tu me quittes ! Tu as déjà oublié ?

J’adore voir son regard appréciateur sur mon corps alors que je retire mes vêtements pour revêtir une tenue plus appropriée pour aller voir Marina.

— Je te préviens, Ysée, je n’ai rien contre prendre des risques, fricoter dans des lieux où on devrait être sages, mais je ne te prendrai pas sur la table de réunion. Je crois que tous ces pervers matent déjà suffisamment comme ça ma nana, hors de question qu’ils en voient plus, même si j’adorerais leur faire comprendre qu’un regard mal placé de leur part rimerait avec un bon K.O.

— Eh bien, alors on restera sages, soupiré-je, faisant mine de me résigner. Allez, viens, Chéri, on va aller voir ce que la Gitane me veut de si bon matin.

Nous nous étreignons à nouveau comme si nous voulions nous convaincre que ce que nous vivons est vraiment en train d’arriver et nous nous embrassons comme si nous ne venions pas de passer la nuit à nous aimer. Cet homme est vraiment tout ce dont je rêvais et il faut que je me fasse violence pour m’écarter de lui et l’entraîner à ma suite jusqu’au bureau de la Présidente.

Lorsque j’ouvre la porte et que Mat apparaît derrière moi, tout le monde se tait. Je fais comme si tout était naturel alors que je sens le Français se tendre un peu derrière moi et, après avoir pris sa main, je lui indique de me suivre jusqu’à deux fauteuils libres, en souriant, fière de mon petit effet.

— Vous ne voyez pas d’inconvénient à ce que mon assistant personnel se joigne à nous ? demandé-je en faisant le tour de l’assemblée présente.

Je suis surprise de croiser le regard de Julia car elle a quitté ses fonctions mais suis ravie de voir qu’elle me sourit et me fait un clin d'œil avant de se précipiter dans les bras de Mathias qui l’accueille avec plaisir.

— Non mais je rêve, là ! Mathias Snow présent ici et je n’étais pas au courant ? Mais il va falloir que je sévisse ! Petit cachottier, on dirait que tu m’as complètement oubliée ! le réprimande-t-elle gentiment.

— Bon sang, j’ai toujours rêvé que tu me mettes la fessée, Ju, j’ai hâte, plaisante Mathias. Disons que je ne suis pas venu pour toi, cette fois, désolé !

— Je vois ça et ça me fait trop plaisir de vous voir ensemble et si heureux ! Il était temps !

— Bon, on fera les embrassades et les effusions plus tard, intervient Marina, visiblement moins ravie de voir Mathias parmi nous. Maintenant que les invités surprises ont fait leur petite entrée fracassante et que tout le monde est là, on va pouvoir s’occuper des choses importantes. Asseyez-vous, et regardez cette image satellite.

Nous prenons place près de Julia et, même si la Gitane nous lance un regard réprobateur, je me colle contre Mathias qui passe son bras autour de mon épaule. Devant nous, un ordinateur est connecté à un projecteur qui diffuse un cliché sur un écran géant. Il s’agit en effet d’une image satellite de haute précision et c’est le Commandant qui prend la parole, alors que sa compagne s’est installée sur son fauteuil de Présidente.

— Nous avons lancé ce matin une grande offensive grâce aux armements que nous avons réussi à récupérer. L’Europe nous soutient et cela fait toute la différence. Comme vous pouvez le voir ici et ici, nos troupes ont déjà beaucoup progressé depuis le lever du jour. Et si tout se passe bien, l’encerclement des forces ennemies sera total très prochainement.

Subjuguée par la scène qui se déroule sous nos yeux, j’observe les camions de l’armée progresser à vive allure dans cette partie du pays où nous étions encore il y a peu. Sur les images, on a l’impression que ce sont des fourmis qui attaquent une forêt. Tous les présents respectent un silence de cathédrale. Maric, le Premier Ministre, appuie sur un bouton et nous entendons en direct les communications qui viennent du front. L’instant est magique et, intérieurement, je remercie Marina de nous avoir conviés à ce moment déterminant pour l’avenir de notre pays.

Lorsque des cris de victoire retentissent et que l’on obtient la confirmation de la reddition des troupes rebelles, c’est l’explosion de joie dans la salle de réunion. Tout le monde crie et saute en l’air et je me retrouve dans les bras de mon soldat préféré, à l’embrasser sans me soucier de ce que pourraient penser les autres. Nous avons gagné. Et pour Mathias et moi, je pense que la victoire est totale car nous sommes réunis, nous sommes ensemble et rien ne pourra plus nous séparer. Nous allons pouvoir désormais envisager l’avenir à deux, dans un pays qui est, je l’espère, en train de terminer son processus de libération. De toute façon, qu’importe ce qu’il va se passer, maintenant que je suis avec l’homme que j’aime, plus rien ne me fait peur.

Annotations

Vous aimez lire XiscaLB ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0