Hérésie

Une minute de lecture

Que Dieu lui-même descende sur cette terre et me dise que cet amour est vain, qu’il ne me rendra plus jamais heureux… je lui répondrai ceci :
Alors tu n’es pas le Dieu en qui j’ai foi.

Car le vrai Dieu, le mien, connaît l’amour sincère.
Il le reconnaît dans sa forme la plus brute, la plus folle, la plus incandescente.
Il sait que l’amour véritable ne meurt pas.
Il change, il vacille, il se tord parfois de douleur, mais jamais il ne disparaît.
Il croît, il hurle, il mord, il saigne, il brille, il brûle, il irradie, il explose.
Il vole en éclats même, pour renaître encore et encore !

Il est Phénix. Eternel !

Et mon Seigneur, le vrai, ne me demanderait jamais de le faire taire.
Il ne me dirait pas de renoncer à cette flamme, à cet incendie qui m’anime.
Il tendrait sa main, ferait de moi son élève, m’apprendrait à en faire une arme de lumière
A m’élever avec elle, à devenir plus fort, plus juste.
Car lui sait : ce feu-là, loin de me consumer, me construit.
Et s’il me fait souffrir, alors je souffre pleinement, profondément, mais jamais inutilement.
Parce que cet amour est vrai.

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