313. Mean Ruz
J'ai gardé l'habitude de mettre le couvert pour deux, même si la maison ne vibre plus désormais que des seuls bruissements de la mer et de mes soupirs.
Ton fauteuil est resté légèrement tourné vers la fenêtre, vers cette côte de granite rose qui t'avait toujours tant plu. Chaque jour, je regrette que tu n'aies pu en profiter davantage. Lucien et Rosa me reprochent de m'être isolé en m'installant dans notre résidence d'été, mais c'est ici que je me sens le plus proche de toi.
Et, comme tous les jours, j'irai, après le dîner, me promener sur le rivage et je consignerai dans ce carnet tout ce que j'ai observé. Je m'accroche à cette routine car je n'ai pas trouvé de meilleur pont pour te garder encore un peu près de moi.
Dans la perte, le temps paraît si long.
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