352. L'aiguilleur
La ville se perdait entre les fumées des usines et un ciel si bas qu'il était difficile de savoir où commençait vraiment l'horizon.
La neige tombée se parait déjà du gris des cheminées éructantes d'humeurs sombres et l'homme, depuis sa vigie dans le poste d'aiguillages, observait la morne cité et les fils d'acier qui serpentaient entre les immeubles.
Il était aiguilleur, guidait les trains vers leurs destinations, mais parfois, tout son être tremblait sous la charge des émotions, ses nerfs grésillaient comme le chant lugubre des rails à l'approche d'un lourd convoi de marchandises. Alors son œil se chargeait d'électricité noire et les pulsions obscures qui l'habitaient revenaient à la surface.
Dans la multitude il se cachait. Le recherchait-on, lui l'ombre silencieuse ?
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