425. Paresse
Ses fesses contre mon bas-ventre, mon nez dans le creux de son épaule, nous nous endormîmes.
Je me réveillais à la caresse de la pluie sur la fenêtre. Délicatement, je sortis du lit et laissais Beatrice dormir. Depuis mon fauteuil, je la regardais se reposer.
Quand elle ouvrit les yeux, je lui souris :
" Bonjour, toi.
- Salut, bel homme. Tu es déjà debout ?
- Pas depuis très longtemps. mentis-je un peu. Comment te sens-tu ?
- Merveilleusement bien. Et toi ?
- Aussi bien qu'il est possible d'aller. Peut-être même davantage.
- On rentre ?
- Pas tout de suite. J'ai envie de traîner un peu ici et j'ai commandé un petit-déjeuner au lit.
- Oh, toi. On peut dire que tu ne fais pas les choses à moitié.
- Pourquoi se contenter du minimum quand on a quelqu'un d'aussi inspirant que toi à ses côtés. lui répondis-je avec un clin d'œil.
- Approche. " murmura-t-elle.
Elle m'embrassa avec une tendresse si désarmante que je la rejoignis sous la couette pour cacher le trouble de mon cœur débordant. La chambre s'envahit de nos soupirs, de nos baisers jusqu'au moment où on toqua à notre porte.
" Room service.
- J'arrive. criai-je en enfilant un caleçon.
Le plateau était appétissant, plein de couleurs, d'odeurs et de parfums.
Repus de toutes ces douceurs, après une longue douche, nous prîmes le chemin du retour. À la maison, Emily devait s'impatienter même si je savais qu'elle ne s'ennuyait jamais avec mes grands-parents.
Sur la route, Bea suivait du regard la course des ondes lumineuses sur les eaux du golfe. La tête contre le dossier de ma Jeep, elle se tourna vers moi :
" Richie ?
- Oui ?
- C'était une soirée et une nuit extraordinaires.
- Ravi que ça t'ait plu. J'ai adoré moi aussi. "
Elle se redressa, m'embrassa sur la joue et me glissa à l'oreille :
" Je t'aime. Si fort, Richie Goodison.
- Je t'aime aussi, Beatrice Hooper. "
Notre parenthèse pouvait-elle se refermer sans la déclaration de nos sentiments profonds ? Ou les actes amoureux suffisaient-ils ?
FIN

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