503. La viuda
Les vieilles cheminées continuaient de cracher leurs fumées mauvaises et tant qu'il en serait ainsi, Marisol continuerait son combat. Jamais elle n'abdiquerait et quand sa détermination vacillait, elle s'efforçait de visualiser Armando vivant ses dernières heures sur leur lit conjugal, rongé de l'intérieur par un mal silencieux et fourbe.
Se dresser face à la multinationale, c'était comme planter son regard dans l'éclat du soleil. Mais Marisol se refusait à abandonner ou à négocier.
Elle ne désirait que la justice. Pas en son nom, en celui de son époux. Elle n'était pas oublieuse de leurs enfants. Elle voulait seulement qu'ils puissent grandir en se disant que leur papa n'était pas mort pour rien.
La lumière de l'aube cachait les écailles de rouille sur les silos. Dans sa grande robe de deuil, elle déroula sa pancarte sur le passage des ouvriers.
Armando, assassiné au nom du profit.
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