Chapitre 7 : Le sang des Yzareph

13 minutes de lecture

Une douleur lancinante pulsait dans mon dos et je tressaillis en reprenant conscience. J’étais allongée sur le ventre, sur une surface peu confortable et un draps rêche me grattait la joue. Au vu de l’inconfort dans ma nuque, j’imaginai que cela devait faire un bon moment que ma tête était tournée sur le côté. Un gémissement sourd s’échappa de mes lèvres.

Je sentais la chaleur d’un drap recouvrir ma peau dénudée, me brûlant presque le dos.

Une odeur fraîche et piquante envahit mes narines. Après quelques instants de réflexion durant lesquels je réfléchis à l’endroit où j’avais bien pu la sentir, je reconnus la silariane.

De toute ma vie, je n’avais eu la chance de n’en cueillir et utiliser qu’une seule fois. Nous étions parties dans les Bois Brumeux, Mère et moi. Nous devions récolter des remèdes pour Nica qui était malade.

Nous avions aperçu la silariane dans une petite clairière peuplée de Piolantes. Mère m’avait expliqué que cette plante ne poussait que dans les endroits où une de ces petites créatures avait vu le jour peu de temps auparavant. Elle était capable de soulager n’importe quel maux. Ses tiges transparentes et ses bulbes tombants bleus et luminescents la rendaient particulièrement reconnaissable. De par sa rareté, ses propriétés curatives étaient réservées à la noblesse d’Eatrea.

Je me questionnai donc. Que faisait-elle près de moi ?

J’ouvris les yeux, certaine de me trouver à l’infirmerie du manoir, seul endroit de Blackglen où je pourrais espérer trouver de la Silariane. Quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris qu’il n’en était en fait rien.

Par la lucarne de ma chambre, je pouvais apercevoir un rayon de soleil illuminer la pièce. Les draps en désordre jetés dans un coin de la pièce attestaient du fait qu’ils avaient été utilisés, et pas par moi. Je prenais grand soin à les replier tout les jours. Mes sœurs avaient donc dû dormir dessus afin de me laisser le lit.

Mes sœurs. . . Elles devaient avoir eu si peur en me voyant m’effondrer ainsi. Une larme m’échappa et je tentai de me lever, mais la douleur me foudroya. Terrassée, je m’affalai lourdement sur le matelas usé.

Un bruit de pas retentit dans le couloir, puis la porte s’ouvrit discrètement. Le grincement qui résonna dans la pièce fut rapidement suivi par une petit cri de joie.

— Je crois qu’elle est réveillée ! Cam ? Tu m’entends ?

Un piétinement précipité s’approcha de moi.

Au prix d’un effort douloureux, je rouvris les yeux pour tomber sur le visage rond de la benjamine de ma fratrie. Ses mèches blondes étaient ébouriffées et sa robe froissée.

Malgré tout, elle affichait un sourire soulagé et me regardait avec des prunelles emplies d’amour. Elle me caressa la joue avec délicatesse et je tentai de lui rendre son sourire. Malgré tout, au vu de son expression, j’imaginai que ça ne devait pas être concluant. Aussi optai-je pour la parole.​​​​​​

— J. . . Je. . .

Une quinte de toux me frappa lorsque j’essayai de parler. De ma gorge sortit un simple murmure rauque qui me brûla les cordes vocales. Les larmes jaillirent à nouveau lorsque les mouvements saccadés qui me parcouraient ravivèrent mes blessures.

— Simon ! Elle saigne !

La chambranle craqua au moment où la porte fut ouverte avec fracas et j’entendis des pas rapides claquer sur le parquet. Un gémissement s’échappa de ma bouche.

— Camélia, chérie. Ne parle pas. Tu as hurlé tellement fort que tu as du t’abîmer les cordes vocales.

La voix de mon amant m’apaisa instantanément. Je rouvris les yeux vers lui et l’observai en silence.

Quel soulagement de le voir près de moi. Au vu de la rapidité de sa réaction, il devait être à côté de Nicalina lorsqu’elle était entrée dans la pièce. Le savoir à ses côtés me conforta dans le fait qu’il avait bel et bien été présent pour ma famille.

Sous ses yeux en amande enfoncés dans son visage perclus de fatigue se dessinaient des cernes foncées. Ses boucles blondes étaient emmêlées et je pouvais voir de la paille en ressortir.Cela ne devait pas faire longtemps qu’il avait fini de travailler à l’écurie.

Il leva une main et souleva le draps qui me recouvrait avec douceur. Un sifflement s’échappa de ses lèvres

— Il faut nettoyer tes plaies et les laisser sécher un peu ma douce. . . Si nous voulons éviter l’infection, c’est le mieux à faire. Nica, tu veux bien aller chercher Elyraje s’il-te-plaît ? Et un peu d’eau pour Camélia. Elle doit mourir de soif.

Je ne pus qu’approuver lorsque je sentis sous ma langue les craquelures de mes lèvres.

Je devais faire peine à voir, avec mes boucles rousses emmêlées et encore recouvertes de sang et mon dos ouvert. Malgré tout, Simon gardait sur moi un regard doux et aimant.

Nicalina se releva, manifestement ravie de pouvoir se montrer utile.

— Tout de suite Simon ! Je reviens vite grande sœur.

Elle posa un baiser sur mes cheveux avant de s’éloigner. Je fermai les yeux. Son geste m’apporta un réconfort bienvenu, bien que bref. La sentir si attentionnée envers moi réchauffa mon cœur.

Je lâchai un grognement de douleur lorsque le draps retomba sur ma peau. Je lançai un regard de reproche à Simon et il me répondit avec un petit sourire contrit en se levant.

— Navré, ma douce. Je vais me laver les mains pour pouvoir manipuler ta blessure. . . Je n’en avais jamais vu de pareille. ajouta-t-il dans un souffle si bas que je dû tendre l’oreille pour l’entendre.

Il s’éloigna et le bruit de ses pas lourds fut rapidement suivi par le clapotement produit par l’eau présente dans la petite bassine prévue pour nos ablutions à mes sœurs et moi.

Nous avions appris à prendre grand soin de l’hygiène avec laquelle nous soignions nos pairs depuis le décès d’une jeune lavandière qui avait été fouettée. Ses blessures s’étaient infectées après avoir été manipulées par des mains sales, et la pauvre petite y avait succombé.

Au bout de quelques minutes durant lesquelles Simon se déplaçait pour réunir des draps propres, la porte s’ouvrit une fois de plus et je vis entrer Elyraje dans la chambre.

Elle referma derrière elle avec douceur et posa le regard mi- fâché mi- inquiet sur moi. Dans sa main reposait une boite en bois de laquelle s’échappait une lueur bleue. Son odeur caractéristique m’inquiéta. Ma sœur avait-elle volé un pot de cataplasme de silariane à l’infirmerie ?

J’ouvris la bouche pour l’interpeller malgré la mise en garde de Simon pour ma voix, mais elle me coupa derechef en levant les yeux au ciel:

— Je t’avais dit de te faire discrète Cam. Espionner le prince Eiden. Non mais quelle idée.

— Tu as le cataplasme Lyra ?

La voix de Simon retentit à mon côté, coupant court à ses remontrances et m’interrompant avant que je ne tente de lui répondre, outrée par le gratuité de ses accusations.

— Nous avons de la chance que notre mystérieux bienfaiteur soit assez gentil pour nous en avoir remis à disposition. Il faut vraiment que nous trouvions qui c’est. Nous en fournir tout les jours n’est pas anodin. Il est soit très riche, soit très imprudent.

— Nous nous attèlerons à sa recherche une fois Camélia sur pieds, Elyraje. promit mon compagnon avec une voix douce. Nous le remercierons comme il se doit. Nicalina en a pour un moment encore ?

— Oui, je l’ai envoyée demander un peu de soupe à Monsieur Karouv pour Cam.

Monsieur Karouv, le chef de cuisine, éprouvait une profonde sympathie pour la plus jeune de notre fratrie. Il tentait toujours de répondre positivement à ses demandes, dans la mesure du possible. J’avais entendu dire qu’il avait perdu sa femme et son enfant en couches peu de temps avant notre arrivée au manoir. J’imaginai que c’était pourquoi l’homme s’était pris d’affection pour Nicalina. Nous l’envoyions donc toujours auprès de lui lorsque nous avions une doléance à lui faire.

— Nous avons donc le temps de remettre le cataplasme. reprit mon compagnon en s’agenouillant à nouveau à côté du lit. Si nous pouvons lui épargner la vision de toute cette violence. ..

“Dis tout de suite que c’est repoussant à souhait” pensai-je.

Il attrapa les bord du draps qui recouvraient mon dos et tira dessus délicatement mais rapidement, m’arrachant un bref sifflement de douleur.

Je crispai les doigts sur l’oreiller alors que l’air frais parcourait mon dos et piquait mes plaies. Ce n’était pas tout à fait désagréable. Je sentis la chaleur pulser de mes plaies, signe qu’elles risquaient de s’infecter sans traitement correct.

Clignant des yeux pour en chasser les larmes qui commençaient à les voiler, je faillit ne pas voir le regard hanté de Lyra. Mon dos devait être dans un état pire que je ne le pensais pour lui tirer une réaction pareille.

Apercevant mon attention posée sur elle, elle s’ébroua et alla se laver les mains elle aussi. Elle s’approcha ensuite afin de s’asseoir sur le lit à mon côté. Lyra déposa la boîte sur notre petite coiffeuse de bois vermoulu et posa un main sur mon bras en prenant garde à ne pas me faire mal.

— Nous avons un cataplasme de silaria. Et avant que tu ne dises quoi que ce soit, nous ne l’avons pas volé. Voilà deux jours que nous en trouvons sur le rebord de la fenêtre en face de notre chambre. Un message l’accompagnait lorsque nous avons découvert le premier pot. Il nous disait de l’appliquer sur tes plaies. Il est sensé accélérer ta guérison, même si rien ne t’évitera les cicatrices. Elles sont. . .

— Lyra, elle aura tout le temps de les voir plus tard. Pour l’instant, elle doit se concentrer sur sa guérison !

— Elle a le droit de savoir maintenant, Simon.

Elle leva sur le jeune homme un regard réprobateur. J’étais reconnaissante envers lui de vouloir m’éviter la réalité trop vite, mais Lyra avait raison. Plus vite je me faisais une raison sur mon dos défiguré, mieux je vivrais ma convalescence.

Malgré tout, le soulagement qui m’avait envahie en entendant parler de mon bienfaiteur s’était évanoui face à l’échange entre Simon et Elyraje. Dans quel état est-ce que je pouvais bien être pour qu’il ne veuille pas que je l’apprenne ?

Il se leva, l’air mécontent, et attrapa quelques draps propres qu’il avait réunis préalablement. Il les trempa dans l’eau et les tendis à Lyra en silence sans oser me regarder.

Il se détourna pour en humidifier d’autres tandis que la voix de Lyra se faisait plus douce alors qu’elle reprenait:

— Cam. . . Je sais que bien que tu n’arrives pas à parler immédiatement, mais tu me dirais certainement que tu veux le savoir. Tu as bien vu que ce fouet était différent de ce que nous connaissons. . . Ton dos. . . C’est bien pire que tout ce que nous avons déjà pu voir. . . Tu ne pourras jamais le retrouver comme avant.

Elle posa un linge sur ma peau en douceur et la sensation glaciale de l’eau m’engourdit légèrement. Sur son visage transparaissait un regret non dissimulé. Elle commença à me nettoyer avec des gestes rapides et précis.

— Cela fait deux jours que tu es inconsciente. Le Capitaine a continué à te fouetter malgré le fait que tu t’étais évanouie. Après ça, il t’ont laissée suspendue à cette potence jusqu’à la tombée de la nuit et nous avions interdiction de t’approcher. Comme tu commençais à divaguer, Madame Spirt est intervenue auprès des ducs pour qu’ils nous laissent te soigner. Ce qu’ils ont fini par faire après un bon moment de supplications. Quand nous sommes arrivés dans la chambre, tu brûlais de fièvre. L’insolation que tu as eue n’a pas aidé. Ensuite,. . .

Le flot rare et ininterrompu des paroles de ma sœur attestait de sa nervosité, tandis qu’elle me relatait les événements des derniers jours. Elle fut toutefois interrompue au bout d’un moment par Simon, qui avait ouvert le cataplasme.

— Je m’en occupe Lyra, si tu veux. Va voir où se trouve Nica s’il-te-plaît. Il faut que nous nourrissions Cam avant qu’elle se rendorme.

La jeune femme se leva et s’éloigna suite à l’ordre de mon compagnon. Je lui étais reconnaissante d’épargner la suite des soins à ma sœur. Elle me fit un geste de la main en repassant le cadre de porte. Son attitude attentionnée détonnait tellement avec ce dont j’avais l’habitude venant d'elle que cela me désarçonnait.

Simon se rassit, ce qui fit s’affaisser le matelas et me fit revenir à l’instant présent. Le mouvement me tira une grimace et il s’excusa d’un air contrit:

— Je vais te mettre la crème. Ca risque de piquer sur le moment, mais ça passera vite. Ton dos est déjà dans un état cent fois meilleur qu’il y a deux jours.

Un froid glacial m’envahit lorsque la mixture touchames plaies, m’arrachant un petit cri. Il fut très vite suivi par une sensation de délivrance bienvenue.

Un soupir m’échappa et Simon poursuivit son œuvre en silence.

Une fois terminé, il recouvrit à nouveau ma peau pour la protéger et mes sœurs pénétrèrent dans la chambre, m’apportant le repas tant attendu. Lorsque l’odeur appétissante de la soupe chaude atteignit mes narines, mon ventre gronda bruyamment, ce qui allégea l’atmosphère instantanément en faisant rire Nica.

— Je le savais !

***

Trois jours durant, ma vie fut rythmée par les visites de Simon et Tressia, qui m’aidaient à manger et nettoyaient régulièrement mes plaies.

Le premier me couvrait de petites attentions. Bouquet de fleurs cueillies à côté de l’écurie ou petits récits amusants sur les invités des ducs. Chaque instant passé avec lui me faisait l’aimer d'avantage. Je ne sais pas ce qu’aurait été ma vie s’il ne m’avait pas fait la cour avec tant d’assiduité quelques années auparavant.

La deuxième, quant à elle, me transmettait les derniers potins tout en coiffant mes cheveux que je savais crasseux, n’ayant pas pu les laver depuis le bal. Ce fait n’avait pourtant pas l’air de la déranger. Elle prenait grand soin à brosser mes boucles emmêlées et à les tresser, m’épargnant ainsi la longue tâche de les démêler lorsque mes mouvements seraint moins douloureux.

Ces brefs instant de normalité m’apportaient un profond réconfort.

Nicalina et Elyraje, elles, faisaient de leur mieux pour me laisser le plus de tranquillité possible. Tout les soirs, après leur journée de travail, Lyra me passait l’onguent de silaria qui n’avait jamais manqué de se trouver sur la fenêtre du couloir. Nicalina nous faisait la lecture jusqu’à ce que notre petite bougie soit entièrement consumée.

Savoir que la famille que nous nous étions créées était à ce point soudée me remplissait d’un sentiment de gratitude intense qui ne faisait que grandir. Je savais malgré tout que je n’allais pas tarder à devoir retourner au travail. Les ducs ne nous laissaient que très rarement plus de cinq jours pour nous remettre d’une punition.

Le cinquième jour, la quiétude qui avait fini par envahir la petite pièce disparu. Le matin même, mes sœurs m’avaient aidées à m’asseoir, calant tous les tissus qu’elles avaient trouvé dans la pièce derrière moi, afin d’épargner mon dos de toute pression. Alors que je lisais un livre de botanique que Tressia avait chapardé à la bibliothèque ducale, j’entendis une discussion devant la porte de la chambre.

Je posai sur la coiffeuse le recueil discrètement et tendis l’oreille, interloquée.

— Je te dis que ce sera le meilleur moment. murmurait une voix grave que je jurais connaître sans pouvoir en nommer le détenteur. Il sera le plus vulnérable à cet instant de la parade.

— Oui, mais nous risquons de toucher les spectateurs. répondit une voix plus douce, plus jeune.

— Qu’importe. Quiconque l’acclame est un traître aux Yzareph. Et les traîtres aux Yzareph ne méritent pas de vivre.

— Je ne pense pas que. . .

Les voix s’éloignèrent, toutes à leur dispute. Elles me laissèrent perdue dans mes pensées. La chair de poule envahit mes bras lorsque je compris ce qu’impliquait la discussion.

Quelque chose se tramait. Et cette chose, quelle qu’elle soit, aurait certainement lieu le jour de la parade de la Récolte Royale.

Pourquoi avaient-ils parlé des Yzareph ? Voilà des centaines d’années que cette lignée s’était effacée. A l’entente de ce mot, mes lèvres formèrent un “Oh” étonné.

***

Cela faisait longtemps que je n’avais pas entendu ce nom prononcé. La dernière personne à m’en avoir parlé était ma mère.

Mère avait pris pour habitude de me parler des Yzareph lors de nos escapades dans les Bois. J’aimais l’entendre conter les exploit de cette famille de faes.

Ils étaient les précédents souverains d’Eatrea. Dans leur lignée se transmettait un pouvoir puissant qu’ils utilisaient avec sagesse, garantissant la prospérité du royaume.

Dans chaque génération royale naissait un enfant capable de contrôler les éléments. On le disait béni du pouvoir de la vie. Cet enfant était élevé pour reprendre le trône à la suite de ses parents et régner avec bonté et générosité.

Grâce à leur contrôle de la terre, celle-ci était fertile et les moissons fructueuses. Les plantes médicinales poussaient à foison et aucune maladie ne pouvait être éradiquée.

Grâce à celui de l’eau, la sécheresse épargnait le peuple durant les chaudes saisons d’été.

Le vent leur permettait d’éviter les tempêtes et de faire venir la pluie lorsqu’elle se faisait désirer.

Et par le feu, ils protégeaient le peuple de tout envahisseur.

Bien que par ce dernier point, Eatrea se trouvait bien épargné. Aucun empire n’avait osé s’attaquer à nous car tout les dirigeants étrangers connaissaient la légende des protecteurs de ces terres.

En effet, les Yzareph étaient liés à des créatures surnaturelles, qu’on disait immenses, couvertes d’écailles, dotées d’ailes membraneuses et capables de cracher des gerbes de flammes mortelles. Elles étaient plus vieilles que la terre elle-même et plus puissantes qu’une armée de milles hommes.

Des dragons.

Ils avaient pourtant disparus, terrassés par le désespoir lorsque le dernier de leurs souverains faes avait perdu son souffle de vie.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire sofelyane ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0