V

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Davy Donatella était au téléphone avec une de ses collègues, pour une histoire de trafic de stupéfiant sur le campus de la ville. Le même dans lequel il avait porté deux jours auparavant et il repensant aussitôt à la belle blonde Lydia Marshall durant la discussion avec son collègue.

Elle était si radieuse cette soirée dans sa robe à pois, qu’il se mit à dire à voix haute son prénom. C'était comme un aveu, pour son interlocuteur et collègue l'agent Hanson. Collègue qui, aussitôt, lui demanda qui était-ce cette jeune femme auquel il pensait si fort, qu’il en récitait même son prénom pendant le travail. Puis, soudainement la discussion de travail passa pour une autre et il lui répondit :

– Alors Lydia Marshall est une camarade de fac de ma sœur, ni plus ni moins que cela, conclut Davy.

Mais cela n’avait guère suffi à son camarade et lui posa une question que voici :

– Et donc, cette Lydia en question aurait-elle une amie qui se nommerait Letty Carmen, parce que si tel est le cas, cette famille a priori portoricaine, pourrait-être en lien avec des dealers de cocaïne de la ville.

Après ces propos, Davy affirma simplement que c’était l’amie de sa sœur et que la Lydia en question était innocente.

Son propos avait convaincu l'agent Hanson et cela suffit à couper court à la discussion pour en revenir à une autre plus formelle. Et tous deux échangèrent sur les personnes susceptibles d’être mêlées à ce fléau. Il avait reçu le profil d’un homme de bonne famille dont le nom lui paraissait fort étranger, inconnu aux premiers abords, Jamie Preston en lui demandant de le surveiller au cas où.

Puis il raccrocha et sur son ordinateur, il effectua une recherche sur ses états de services, mais rien. Profil vierge, aucune infraction, rien, pas même un excès de vitesse. Mais il avait fait le lien entre un homme important de sa ville, c’était le neveu d’un promoteur immobilier, du nom de Teddy Madison. Et il s’était après s’être resservis du café, il s'était posé la question : comment un homme comme Madison pouvait se dissimuler un tel démon ? Quoi que peut-être finalement que si. Constat qu’il eut fait, étrangement. Puis ce fut en voyant le shérif Anderson frapper à son bureau qu’il en oublia cette présente suspicion.

– Salut, Davy, les stups t’ont appelé aussi ?

À cela, il inclina la tête résignée et lui répondit :

– C'est un véritable fléau cette drogue surtout qu’elle circule dans le campus et donc, à proximité de nos étudiants.

Le shérif Anderson demanda :

– Il te reste du café ?

– Affirmatif, Antonio !

Après s’être servis, tous deux discutèrent sur les principaux coupables sans que Davy fasse mention des jeunes amies de sa sœur et encore moins du neveu de Madison, Jamie Preston. Ce gosse de riche qui n’avait rien pour être mis dans les suspects. Finalement, c’était aussi bien de ne pas en parler du neveu, eût-il pensé, alors que le Shérif eut terminé son café.

L’heure sonnait le moment de la pause déjeuner et le shérif invita son jeune adjoint à manger un hot-dog.

– Et pas les hot-dogs du vieux Roger ! Ils sont infects, partons plutôt chez James. Et puis s’il y a urgence, on attendra au moins d’avoir fini notre hot-dog !

Davy se mit à sourire à l’évocation de Roger, car il avait une réputation d’être un salaud et avait coutume de ne pas se laver les mains après avoir pissé. Sans penser qu’il avait reçu un procès pour avoir trouvé un ongle de pieds dans l’un de ses hamburgers. D’ailleurs, tous ceux qui avaient appris cette nouvelle, ne comprenaient toujours pas ce pour quoi il n’avait pas fermé boutique. Cette idée saugrenue avait effleuré l’esprit de Davy pendant qu’il passait devant le campus, au même lieu où il avait pris les deux jeunes femmes. Et il se remit à penser de plus belle à elle, bien qu’il se l’interdît, car elle n’était pas majeure.

Comme toujours quand le bonheur se trouve à proximité, il fallait que d’autres problèmes s'ajoutent à celui-ci ! Il se passa vingt minutes avant d’être au resto de James. Et ce ne fut qu’une fois sorti de leur véhicule qu’ils dévisageaient du regard des jeunes blancs aux tatouages douteux. Ceux-ci firent comme si de rien n’était et partirent sans dire mot, mais ils n’avaient pas l’air confiants pour autant. Et il rentra chez James et fut accueilli :

– Alors comme ça, on arrive in extremis pour manger les plats de ce sacré bon vieux Roger ?!

— Bon sang, toujours aussi bon ce James ! s’écria le shérif Anderson.

À cela, ils éclatèrent de rire. Tout semblait se dérouler comme prévu, Mardi, le cours de philosophie se déroulait comme à son habitude. Je voyais Lydia rêveuse, probablement qu’elle planait à l’idée de revoir son prince charmant, le beau brun à la Mustang noire. Consciente de cela, je lui envoyais une boulette de papier où j’avais pris soin d’écrire : tu y penses encore, bientôt, bientôt, tu vas le revoir, ou je ne m’appelle pas Judith Mendès ! Et lorsqu’elle l’avait reçu, elle avait été discrète en prenant soin de ne pas se faire repérer par le professeur de philo qui donnait son cours comme à son habitude.

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