VIII
La nouvelle et l’accident de voiture de John Dyson avaient été répandus en ricochets, déformant ainsi propos et faits de ladite réalité. Je me rappelle avoir eu tout juste le temps de terminer une partie de mon devoir que j’avais appris par plusieurs sms, objet i-Tech que je détestais par-dessus tout avec en dernier, la nouvelle que voici : John à eu un accident, appelez-le, il semble bouleversé. Message qui venait tout droit de Denver. Enfin ! m'étais-je dit un soupçon de vérité.
À cela, je n’avais pas immédiatement dit à Lydia cette terrible nouvelle tant elle était absorbée par son travail, tellement que nous avions oublié de déjeuner et on avait passé la moitié de l’après-midi à travailler dur afin d’avoir la meilleure note de notre promotion. J’avais, malgré cette nouvelle, des étoiles dans les yeux. Car sortir major me donnait des frissons allant de mes avant-bras jusqu’au cou. Quand en me voyant rêveuse, Lydia me demanda :
— À quoi penses-tu, ma chère ?
— Rien de plus que d’être major de la promotion.
Lydia avait souri.
— C’est tout ce que je te souhaite ! J’ai bientôt terminé de mon côté même s’il me manque mes arguments, la partie référence est planifiée. Je n’ai qu’une hâte c’est d’être à ce week-end. Finalement, j’aime bien les soirées. Mais pas trop, car je n’ai pas envie d’être débordée entre les études et les amitiés potentielles.
Lydia avait toujours le don pour savoir ce qui était bon pour elles, mais j'avais reconnu qu’elle n’avait pas tort et, pour une fois, j’étais en totale adhésion avec elle.
— C’est vrai… et au fait…
Mais à peine voulais-je lui apprendre la nouvelle, qu’elle s’était déjà remise à étudier. Sacrée Lydia, je me demandais même si elle ne méritait pas elle-même d’être la major de la promotion. Face à mes réflexions, je m’étais remis au travail, et avait ignoré ce sms, car tant qu’il n’y avait pas de mort d’homme tout allait pour le mieux. Et puis de toute manière, à part me faire du rentre-dedans John était un homme solide, sans peur alors, je lui répondrais plus tard.
Nous quand on étudie on stoppe toutes les idées parasites qui pourraient nous jouer de mauvais tours ! Et puis c’était quand même à rendre dans moins de deux jours !
Et le soir tomba sans crier gare et notre chambre exposée en plein sud-ouest nous avait indiqué l’heure qu’il fallait peut-être arrêter de travailler pour enfin pouvoir aller manger. Alors, quand enfin Lydia avait terminé la partie de son travail, j’avais moi aussi presque terminé la mienne. Et ce fut synchronisé que nous entendîmes nos ventres crier famines, nous signifiant ainsi une pause bien plus que méritée. Alors, nous étions sorties de notre chambre pour aller dans un stand du coin, chez Roger.
Ce restaurant avait la réputation était plus que douteuse, mais qui restait finalement assez accessible pour nous autres jeunes étudiants croulant sous un crédit que l’on devait rembourser une fois nos études terminées. Alors, autant vous dire que nous travaillions bien plus que nous faisions la fête enfin et surtout pour Lydia, me concernant. moi, Judith, j’avais quelques facilités à me dissocier et allier festivité et travail acharné. Quoique parfois, je m’en voulais de tout le temps l'inciter, Lydia à venir, mais bon pour la seule fois où elle avait voulu venir, la police était venue.
Les salopes Carmen, avais-je pensé jusqu’au moment où, j’eus mis le point final sur mon devoir et cette fois-ci, c’était Lydia qui m’avait invité et moi qui voulais que l’on se fasse inviter. Dommage, une autre fois peut-être qui sait… Demain est loin, avais-je de nouveau pensé.
Puis en sortant du notre bloc nous avions croisé des personnes étrangères au campus on aurait dit des gothiques, j’aurais même dit des vampires tant ce groupe composé de trois personnages était sombre, maquillés jusqu’aux sourcils. Mouais, il faut de tout pour faire un monde, avais-je repensé. Et au moment où on passa à côté d’eux, l’une m’interpela pour me demander si je n’étais pas intéressé par des amphétamines, en mentionnant les effets immédiats sur les capacités cognitives.
À cela, Lydia refusa gentiment et j’en fis de même, quoique cela m’avait quelque peu intrigué avec la réflexion que voici : effet immédiat, égal plus de fêtes et de meilleurs résultats, ma foi pourquoi pas, mais plus tard ! J’avais gardé cette idée sous le coude, jusqu’à l’instant où je fus appelé par mon prénom par Jordana Donatella, qui nous avait interpellé de loin. On arrêta notre marche et l’avions attendu. Justement, on voulait la voir pour parler de la future soirée. Puis, elle ralentit son élan et nous fit un grand sourire et disant :
— Merci… de.. m’avoir attendu. Je peux venir avec vous ?
Lydia lui avait souri pour signifier que oui tandis que moi j’avais validé par un grand, mais bien sûr quelle question !
Et nous partîmes à trois vers chez Roger. Là où soi-disant les hot-dogs étaient infestés de cafards.
— On va chez Roger Jordana, ça ne te dérange pas ?
— Non du tout, et puis c’est bon et bon marché, et personnellement, je n’ai rien contre cet homme.
— J’ai ma voiture pas loin d’ici, mais à pied c’est mieux, non ?
— Aucun souci, Judith garde ta décapotable pour plus tard, me répondit Lydia.
Après une longue discussion à parler des jumelles Carmen, nous arrivâmes enfin devant chez Roger, dont le magasin semblait plutôt bien rempli pour quelqu’un qui avait mauvaise réputation.

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