Chapitre 36

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Suzie

M. ROSSI a insisté pour nous emmener dans sa limousine jusqu’au restaurant de son choix. Je suis assise à côté de lui sur la banquette arrière et Aédan est assis en face de moi. Son regard est si pénétrant que j’ai beaucoup de mal à déglutir. Mon cœur s’arrête de battre une seconde. Ses yeux me perturbent mais je n’arrive pas à me décrocher de son regard sombre m’invitant à la débauche. Je ne peux pas fuir. Comment peut-il garder autant de self control ? Je suis au bord de l’orgasme après ce qu’il m’a fait dans cet ascenseur.

Après des échanges de regards, une conversation débute ayant un rapport avec la réunion de ce matin. Je suis contente que le silence pesant pour ma part se soit rompu. Mon corps est en ébullition, l’échange entre Aédan et M. ROSSI me permet de faire redescendre la température. La journée n’est pas terminée, il faut que je me concentre sur le reste de la journée. Ma respiration se ralentit et elle reprend un rythme plus normal.

A notre arrivée au restaurant, Aédan me décontenance une nouvelle fois en me prenant par le bras et en me susurrant à l’oreille :

- Suzie, une fois que l’on sera sortie de ce restaurant, Charles nous ramènera chez moi. Je te promets de rester très sage durant ce repas. Mais une fois que je t’aurais fait franchir le seuil de ma maison, je vais te faire perdre la tête. Tu pourras t'époumoner autant que tu voudras, on sera seul cette fois. Ma langue se promènera sur tout ton corps, tes lèvres, tes seins, ton ventre et sur ton intimité. Je vais te faire jouir à plusieurs reprises. Ma queue te pénétrera jusqu’à l’extase. Elle t’emmènera dans un tourbillon d’orgasme. Je recommencerai toute la nuit jusqu’à ce que tu me supplies d'arrêter. Je n’ai pas l’intention de te laisser m’échapper encore une fois. Je te promets que cette fois-ci la porte de la chambre restera ouverte, Suzie chérie.

- Hmm …, dis-je abasourdie par autant de certitude et d’enthousiasme.

Sa déclaration me laisse pantoise. Aédan me sourit d’un air coquin. Je dois absolument reprendre un peu de contenance avant de mettre un pied dans ce restaurant. Une douce chaleur me monte aux joues en nous fantasmant dans un lit.

Oulà ! Mademoiselle !

Prendre une grande inspiration et ne pas lui montrer votre excitation.

- J’ai du travail qui m’attend au bureau, Monsieur, dis-je en badinant. Je me surprend par ma réponse, sortie avec tant de facilité et d’effronterie.

- Je m’occupe de ton boss, j’en fais mon affaire.

- Vous êtes bien présomptueux, Monsieur.

- Tu me rends dingue Suzie. Je veux plus jouer. Je te veux tout entière, tous les jours et toutes les nuits à venir.

Son ton suave et son regard empli d’une lueur sauvage et tendre à la fois ont un effet sur mon intimité. Je suis si excitée par ses paroles que j’ai du mal à m’appuyer sur mes jambes. Aédan me tend son bras pour l'accompagner jusqu’au restaurant. Je m’y agrippe comme une bouée de sauvetage. Se serait-il rendu compte de l’effet de ces mots sur moi ?

Une table ronde pour 5 personnes a été réservée dans un restaurant étoilé avec nappe blanche où le service y est irréprochable et une carte traditionnelle gastronomique.

M. ROSSI me demande de bien vouloir m’asseoir à côté de lui et me précise les yeux brillants qu’à chaque déplacement sur Paris, il ne rate pas une occasion de venir déguster un plat dans ce restaurant car la cuisine française est son péché mignon.

Je lâche à contre cœur le bras d’Aédan qui se retrouve sitôt encerclée par les collaborateurs de M. ROSSI. Un traquenard a été fomenté. Il voulait nous séparer. Je lance un regard doux et amusé à Aédan pour calmer sa contrariété.

Une fois à table, M. ROSSI engage la conversation avec moi, il me rassure en me disant qu’il ne va pas me compter fleurette, que ce traquenard avait un but professionnel. Je le regarde médusé, je ne comprends pas pourquoi faire autant d’effort. On aurait pu en discuter à un autre moment dans un autre lieu.

- Mademoiselle MARTINS, la proposition qui va suivre est très sérieuse, je vous demanderai de prendre le temps de la réflexion.

- Vous m’inquiétez M. ROSSI ? De quoi voulez-vous me parler ?

- Je souhaite vous proposer un poste dans la nouvelle agence que je vais ouvrir en France en région parisienne. Vous serez mon adjointe directe dans notre branche française que je souhaite développer.

- Je suis très flattée mais je ne pense pas avoir les compétences pour le poste que vous me proposez. Même si votre proposition est très alléchante, mes obligations m’engagent encore pour une durée d’au moins 8 semaines.

- Mademoiselle MARTINS, le poste est pour vous dès demain ou dans 8 semaines.

- Je suis flattée que vous ayez pensé à moi mais j’ai un autre projet qui me tient à cœur et que j’aimerai mener à bien.

- Réfléchissez-y tout de même s’il vous plait et donnez-moi une réponse d’ici 2 à 3 semaines. Je dois revenir pour un autre rendez-vous avec M. SCOTT. Si vous refusez mon offre, je serai déçu je ne vous le cache pas mais je ne pourrais pas vous en vouloir. Peut-être que nous aurons une autre occasion de travailler ensemble dans l’avenir.

Je suis sur les fesses. Depuis que Jean m’a quitté, un tout nouvel univers s’est ouvert à moi. Un amoureux qui ne désire que mon bonheur et les propositions professionnelles qui se multiplient.

Annie avait encore raison une fois de plus, Jean ne voyait que par son nombril. Je n’étais qu’une faire-valoir à ses yeux qu’il pouvait mettre dans son lit quand l’envie lui prenait. Sa carrière il me la doit car je me suis toujours effacé devant lui, j’ai été son ombre toutes ces années. Mais aujourd'hui, je sors de l’ombre et prend mon envol vers ma destinée.

Je suis affamé mais pas uniquement de nourriture.

Une seule de ces propositions me tente pour le moment, mon corps se languit de cet homme. Sa proposition de tout à l’heure ne quitte plus mes pensées.

Nous quittons le restaurant. Charles nous attend comme prévu. Aédan a subit notre séparation forcée comme une torture. Il ne tient plus de savoir de quoi nous avons pu nous entretenir avec M. ROSSI. Je le fais languir et je dois avouer que j’aime ça. Finalement je lui cède et lui révèle la proposition de M. ROSSI. Il le prend mieux que je ne le pensais mais il veut tout de même que l’on en reparle plus tard car il a d’autres idées en tête qu'il ne peut retenir. Le travail est mis de côté un temps pour mieux profiter du plaisir de nous retrouver.

Il m’avait fait la promesse de rien tenter tant que nous n’aurions pas franchi la porte de sa maison. Heureusement ou malheureusement pour moi, il a tenu sa promesse. Je me consume de l’intérieur tellement mon désir est intense.

Le trajet me paraît plus long que la dernière fois que je m’y suis rendu. Mais enfin on arrive. A peine ai-je franchi le seuil de la porte qu’une main se pose délicatement sur mon épaule. De l'autre, il repousse mes cheveux lâchés et dépose de doux baisers dans mon cou. Ma veste et mon sac glissent de mes mains jusqu’au sol. Il me retourne brusquement et il me plaque sur le mur de l’entrée. Il m’attrape les poignets qu’ils me relèvent au-dessus de ma tête. Il ne prononce aucun mot, pas besoin. Son regard s’enfonce dans le mien, il me désire de tout son être. Il appuie son bassin contre le mien et frotte sa bosse sur mon bas ventre. Je lui souris en me mordant la lèvre comme pour lui donner mon accord. Il se jette sur ma bouche goulument, son baiser se fait intense, mordant puis plus doux avant de nous laisser reprendre notre respiration. Il me maintient les bras au-dessus de ma tête avec fermeté avec sa main gauche. Alors que sa main droite glisse de mon cou jusqu’entre mes seins. Il continue ses caresses sur ma hanche, ma fesse. Il se saisit de ma jupe qu’il retrousse jusqu’à ma taille. Mon corps n’a jamais été touché de cette manière. Aédan avait raison, il me fait perdre la tête. Il est vraiment très habile de ses mains presque autant que de sa langue.

Oh ! Comme je désire cet homme !

Il libère mes mains et je les pose sur son torse. Mes doigts frôlent à travers sa chemise son torse viril, ses muscles saillants. Je remonte mes mains sur ses larges épaules et fait tomber sa veste au sol et continue dans mon élan par lui déboutonner sa chemise. Il me rend l’appareil et alors que je porte plus que ma jupe et mon soutien gorge, il m’embrasse avec fougue. On reprend notre souffle, on se dévore du regard. L’intensité de nos baisers me renverse. Il n’y a plus de réflexion, de pensées, tout est instinctif et sauvage.

Il me dézippe ma jupe qui tombe au sol et me soulève avec une aisance déconcertante, mes jambes viennent s’enrouler autour de sa taille naturellement. Mes mains se glissent dans ses cheveux et nos langues se mélangent.

Il monte l’escalier et nous emmène dans sa chambre. Jusqu’ici le menu tient ses promesses. L’entrée était renversante, vivement le plat de résistance et le dessert !

Devant la porte de sa chambre, il me demande si j’en ai toujours envie. Il me laisse le choix de ralentir nos ébats ou de les accélérer. Il veut que je me sente à l’aise. Aucun stress, aucune angoisse ne m'envahit dès que je suis près de lui. Un seul regard et il comprend. Dans ces pupilles dansent les flammes du désir. Nos corps et nos esprits sont connectés. Il a embrasé un feu qu’il faut éteindre. Je ne connais qu’une unique manière d’éteindre ce type de feu.

Il m’allonge sur son lit comme on dépose une fleur délicate. Il se relève et se déshabille devant mes yeux désireux d’en voir plus. Ceux-ci ne quittent plus Aédan, il ne faudrait pas rater le dévoilement de la moindre parcelle de peau. Il est si sexy ! J’ai le plaisir de voir son corps se dénuder, sa ceinture s'échappant de son pantalon qui le suit au sol. Il se retrouve en boxer devant moi avec une énorme bosse qui me fait saliver. Je me mords la lèvre d'excitation et je m’agenouille au pied du lit pour mieux assister au spectacle qu’il m'offre. Je touche du bout des doigts sa proéminence. Un râle s’échappe de sa bouche, son organe frémit sous mes doigts.

Les préliminaires est une étape dont je n’ai pas l’habitude. Je ne suis pas très au courant de ce qui ce fait ou pas. Pourtant très naturellement, mes doigts sont attirés par cette bosse, je réitère mon geste. Aédan me demande de le libérer ce que je m’empresse de faire. Sa main se glisse entre mes seins et je m'étends sur le dos. Il relève mon soutien gorge par-dessus ma tête et libère ma poitrine gonflée. Il me maintient d’une main les poignets avec mon soutien gorge qu’il accroche à la tête de lit. Il poursuit sa torture en me caressant la naissance du sein jusqu’à ma hanche. Chaque parcelle de peau qu’il frôle me met en trans. Il se délecte de me sentir à sa merci, son souffle chaud sur ma peau me fait frémir, une vague de chaleur m’emporte. Je n’ai jamais ressenti autant d’émotions contradictoires. J’ai envie qu’il me touche et en même temps ses caresses sont insoutenables. Je ne contrôle plus mon corps avide du sien.

Sa main finit par trouver le chemin de mon entrejambe et caresse ma fente humide. Je suis à bout de souffle, une nouvelle vague de chaleur monte dans mon corps.

- Tu es toute mouillée, Suzie chérie, dit-il d’un ton lascif.

- Délivre-moi Aédan. dis-je spasmodiquement. Je n’en peux plus, s’il te plait … .

- Pas tout de suite, il faut être patiente.

Libérées, mes mains viennent fouillées sa chevelure. Les siennes se posent de chaque côté de mon corps, seule, sa langue se glisse entre mes seins. Il assaille mes tétons durcis de bonheur puis les caresse chacun à leur tour, tout en leurs adressant de petites morsures.

Mon corps est rempli de fourmillements. Sa langue reprend son chemin jusqu’à atteindre mon nombril ce qui m’extirpe un gémissement. Elle continue sa traversée jusqu’à ma culotte. Aédan se redresse sur ses genoux et m'ôte ma culotte qu’il fait s’envoler dans les airs. Mon souffle est court. Je suis nue devant cet apollon sans aucune gêne. Moi qui suis pudique et n’aime pas montrer mon corps, ici, là, à ce moment précis, je m’en fous. J’aime y lire la soif qu’il a de moi dans ses yeux alors qu’il me scrute et qu’il me désire.

Je suis haletante, je me tortille suppliant Aédan d’assouvir notre envie de nous unir dans un orgasme.

- Je vais te rendre folle, Suzie !

- J’ai envie s’il te plait …

- On a tout notre temps. Je vais mettre à profit chaque minute pour te faire perdre totalement la tête.

La pression ne cesse de monter. Je ne sais plus comment résister. La lutte est perdue d’avance, je le sais mais la délivrance tarde à venir. Je voudrais qu’il soit en moi et je voudrais qu’il me remplisse de sa chair.

- Tu es prête pour ton premier orgasme, Suzie chérie ?

- Oh oui ! Je suis prê….

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase qu’il m’engloutit, sa langue se délecte de l’humidité de mon intimité. Il lèche, il happe mon clitoris gorgé rendu si sensible sous ses doux baisers. Je ne résiste pas à l’assaut répété de sa langue, un soupir violent de plaisir s’extrait du fond de ma gorge. Sa langue accélère le rythme de ses mouvements, la pression se fait plus forte. Il enfuit deux doigts dans mon vagin sans cesser sa stimulation lingual. Mes cris sont plus présents. Aédan redouble son intensité, des spasmes me parcourent le corps. L’extase m’enveloppe de sa douce couverture, je me laisse étreindre de cette béatitude si réconfortante.

- Désolé, dis-je timidement. J’ai fait un peu de bruit.

Aédan me dépose un dernier baiser sur mon intimité avant de relever la tête et de me regarder le sourire aux lèvres. Sa bouche humide de ma mouille me dit que lui ne l’est pas. Il relance son assaut, je continue de plus belle à me tortiller, l’extase du premier orgasme s’est à peine atténué qu’un second vient poindre le bout de son nez. Il est incroyablement doué avec sa langue. Je sens une nouvelle montée de plaisir envahir mon corps. J’essaie de ne pas succomber mais mon petit bouton se gorge à nouveau, l’orgasme est au bout de sa langue.

- Vas-y Suzie chérie, jouie ! J’adore le son que tu fais quand tu jouis. Ne te retiens pas, laisse toi aller.

Il retourne fouiller ma fente avec plus d’ardeur que la première fois et un deuxième orgasme éclate dans ma chair. Cette fois-ci il me laisse reprendre mon souffle.

Il se relève et m’offre à nouveau un spectacle plaisant avec son corps athlétique. Je ne suis pas rassasié, j’ai encore envie de lui, la vue de son corps nu aiguise mes sens. Son organe est tendu plein d'honneur, certainement flatté de mes coups d'œil remplis d'étincelles.

Il s'allonge sur moi et il me titille le bout d’un sein puis l’autre. Il asticote mes tétons durcis d’excitation. Il les suce, les mords, les pinces même. Chaque salve envoie comme un courant électrique dans mon vagin. Ses mains, sa langue sur mon corps tout entier m'électrisent. Il tend son bras et d’un tiroir en sort un préservatif. Il le déroule sur sa virilité offerte à ma vue et le présente à l’entrée de ma fente. Aédan me pénètre tout en douceur. Il laisse le temps à nos deux corps de s’emboiter puis accélère les mouvements de va et vient comme les vagues qui viennent et repartent avec vigueur se fracasser contre la roche.

- Tu es prête Suzie chérie ? Tu es encore très excitée, veux-tu un autre orgasme ?

- J’en ai très envie. Oh oui …… Aédan …

Les mouvements de son bassin prennent une cadence différente. Mes jambes s’enroulent autour de son bassin, nos mains s'entrelacent. Je suis à nouveau au bord du précipice.

- Tu es serrée, je vais jouir, Suzie !

L’union de nos deux corps m'entraîne dans un tourbillon puissant. Je découvre le plaisir charnel pour la première fois avec un homme. L’apothéose nous embarque dans un orgasme mutuel. Nous sommes transpirant et haletant, nos corps flottant dans une plénitude érotique.

Aédan s’allonge à mes côtés après avoir enlevé le bout de plastique rempli de sa semence. On est l’un contre l’autre en position de cuillère et nous profitons des endorphines libérées dans nos corps encore sensibles.

- T’es incroyable Suzie chérie ! On dirait que ton corps en redemande, dit-il amusé.

- C’est peut-être parce que je n’ai jamais eu autant de plaisir, avoué-je timidement.

- Tu n’avais jamais joui auparavant ? s’étonne-t-il.

- Non, pas aussi intensément, dis-je honteusement.

- Je suis fier de t’avoir offert ta première jouissance.

Je sens un soubresaut dans le creux de mes reins, il a encore envie de moi. Il m’a offert trois orgasmes successifs, je suis éreintée. Ses bras m’étreignent et nous restons dans cette position. Aédan remonte les draps sur nous. Je sens le sommeil m'appeler.

Après une pause et une petite sieste, ses caresses m’invitent à un deuxième round. Je finis par perdre toute notion de pudeur face à cet homme qui aime mon corps et mes gestes tendres.

Après chaque moment torride, s'ensuit une étreinte.

Au petit matin, câlin post-coïtal c’est tout ce dont j’avais besoin pour embrasser les bras de Morphée après une nuit mouvementée.

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