Chapitre 7 — Des funérailles… fort peu nécessaires

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Exilé en ses terres de Gascogne, notre marquis, toujours habité d’un mélange aussi instable que sincère de rage, d’amour et de désarroi, prit une décision dont la logique échappe encore aujourd’hui aux esprits les plus raisonnables.

Décision que l’on attribue tantôt à un coup de tête, tantôt à une forme d’obstination méthodique — les deux n’étant, chez lui, jamais très éloignés.

Il entreprit, ni plus ni moins, d’organiser les funérailles de son épouse.

Non point en son absence.
Non point par erreur.

Mais alors même que celle-ci se portait fort bien… à Versailles.

On dressa, dit-on, une tombe symbolique, surmontée d’une simple croix de bois, portant les dates de ce mariage désormais considéré comme défunt.

Geste ultime de rupture ?
Ou tentative maladroite de faire le deuil d’un amour que rien, en lui, ne consentait à abandonner ?

Les récits divergent.

Car si le marquis enterra son épouse en apparence, il ne semble jamais avoir enterré ses sentiments.

Il demeura ce mari outragé que l’on ne parvint ni à faire taire, ni à faire plier.

Ni le roi, ni la menace, ni même les murs du For-l’Évêque n’y parvinrent.

Il conserva, jusqu’au bout, cette posture étrange — à mi-chemin entre la dignité et l’entêtement — qui fait que certains hommes, même vaincus, refusent encore de courber l’échine.

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