L’impossible
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La plus grande des cités en avait une immense tour,
Qui voulait toucher les cieux,
Elle en était des édifices dont l’arrogance
En voulait aux dieux,
Et chaque jour elle grandissait de vingt mètres.
Et chaque heure qui passait,
Un homme tombait.
Et chaque moitié de journée, elle resplendissait.
Cette tour d’ivoire ornée de pierres rarissimes,
Défiait l’entendement humain
Et,
Quand la nuit commençait à tomber,
Le corps des dizaines d’hommes,
S’était vidé de leur essence et tous ressemblaient
À des momies, dont le corps avait été comme vidé.
Plus un seul organe n’était des corps.
Et quand haut dans un ciel noir de jais
La lune se mit à briller
Car,
Elle avait tout observé, tout entendu, tout vécu.
Et,
Les hommes les plus puissants la voulaient,
Il voulait décrocher la Lune,
Mais comme le dit l’adage :
« À trop viser la Lune on en finit par en être aveuglé. »
Et le cœur des hommes se noya dans l’abîme,
Les yeux des hommes furent crevés,
Et les organes pillés,
De sa suprématie l’astre lunaire,
Avait tout vu, tout entendu, tout vécu,
Et elle se mit converser avec le cœur des sages
Avec les âmes des poètes,
Et depuis on se passe le mot de bouches en oreilles
Et,
Cette tour avait un nom qui avec le temps s’en est formé :
« Habel »
Mais cette tour s’appelait en réalité
« Lâmhiel »
Le temps passait et la Lune inspirait les plus grands sages
Et,
Comme elle n’avait plus de louanges ou de gloires,
Alors elle se tue dans l’éternel.
Elle se mit elle aussi en quête,
La quête de l’impossible
Dont l’objet était de se faire entendre
Et de se faire aimer.
Ainsi en était une des légendes qui se transmettait de père en fils,
Dans les hautes murailles de Rédylionne.
Et,
Sohn en était de ceux qui connaissaient la vérité.
Mais le temps avait passé dans la cité
Et,
Des rumeurs courraient que cette tour,
S’appelait maintenant Kâmhiel !
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