Das Rudel – La meute

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Loreleï avait dit au revoir à Jördis du bout des lèvres. Une ombre d’incompréhension était passée sur le visage du garçon.

Adieu, ciao, Auf Wierdersehen, go fuck yourself !

Le programme de la dernière journée était chargé. Ce n’était pas pour Jördis qu’elle s’était levée tôt.

Elle entendit une voiture arriver. Ce devait être les retardataires : Maja, la mère de Paul et Anna, accompagnée de son mari Louis, ainsi que de leurs deux autres enfants, Elias et Sofia.
Il n’était pas encore 9 h, mais toute la famille était déjà dehors, en tenue de randonnée. Paul et Anna embrassaient leurs parents. Loreleï préférait attendre.

Elle aperçut Siggi près de sa tante. Il avait l’air de la reconnaitre, mais elle n’osait pas l’appeler.

S’il m’a oubliée… ce serait normal, mais je ne le supporterais pas.

Elle s’approcha, sans regarder Siggi.

  • Hallo Maja !
  • Grüß Gott Loreleï ! Wie geht’s ? Bonjour Loreleï, comment vas-tu ?
  • Toujours bien avec la meute !

Sa tante lança un regard d’avertissement à Siggi, avant de revenir vers sa nièce :

  • Je crois qu’il veut jouer ! Il a été bien sage pendant le trajet, mais là, il n’en peut plus !
  • Il se souvient de moi ?
  • De chaque louveteau ! Même de ceux qui vivent loin de la meute !

Loreleï s’agenouilla face au molosse. Elle avait compté parler posément, mais son excitation débordait de chaque mot.

  • Siggi ! Tu te souviens de moi ?

Le regard du chien allait de sa maîtresse à Loreleï, en gémissant d’une impatience mal contenue. Maja sourit largement.

  • Go Siggi !

Le Leonberger sauta sur le louveteau dernier-né. Bousculade, léchage enthousiaste, rires… Loreleï plongea son visage dans la crinière fauve et feu. Odeur sauvage et familière. Elle se releva en courant, suivie de Siggi.

Maja secoua la tête en souriant.

Zwei Welpen, murmura-t-elle. Deux chiots.

Loreleï courut dans la forêt, devancée par Siggi. Ses mollets commençaient à tirer. Elle était plus sirène que nymphe des bois. Elle n’emprunta pas un chemin bien tracé, préférant s’écorcher dans les halliers. Une racine traitresse : petit saut. Une grosse bûche pourrissante : appui, bond. Ne pas perdre Siggi du coin de l’œil, qui s’ajuste à son rythme. Branche basse : se baisser. Lumière changeante, végétation qui s’espace : accélérer, tout donner !
Et découvrir Siggi allongé, nonchalamment, même pas essoufflé.
Elle resta un moment à regarder le ciel, la tête posée sur le flanc du grand chien de berger. Le cor de chasse d’Onkel Sebastian retentit, battant le rappel des retardataires.
Siggi et Loreleï s’ébrouèrent. Go !

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