6. Venez s'il vous plaît
Elle ne voulait plus se lever, ne voulait pas affronter le monde. Tout ce qu’elle voulait, c’était rester là, sous les draps, et laisser la tristesse la traverser.
Son téléphone vibra sur la table de chevet. Elle n’avait pas envie de le regarder… mais une partie d’elle ne pouvait pas s’empêcher de le prendre. Nouveau message, même numéro que la veille :
« Tu crois que rester au lit va changer quelque chose ? »
Thalixia sentit un frisson lui parcourir l’échine. Les larmes coulaient silencieusement sur ses joues. Elle inspira profondément, ses doigts tremblant sur l’écran.
« Laisse-moi tranquille… »
Quelques secondes plus tard, un autre message arriva :
« Tu ne peux pas fuir. Tu sais trop de choses… »
Elle laissa échapper un sanglot, les épaules secouées par la douleur et la peur. Après un moment, elle attrapa son téléphone et composa un numéro qu’elle connaissait par cœur.
« Camille… Maxime… c’est… c’est urgent. Il se passe quelque chose… ma famille… je… je ne sais pas quoi faire. »
Les voix de ses amis se firent entendre, paniquées mais rassurantes.
Camille : « Thalixia, on arrive. Ne bouge pas, reste où tu es. »
Maxime : « On va être là très vite. T’inquiète pas. »
Un petit filet de soulagement traversa Thalixia. Elle savait que, pour la première fois depuis ce matin tragique, elle n’était pas complètement seule. Même si la peur et les messages du stalker restaient présents, elle n’était pas seule.
Elle se recroquevilla dans son lit, laissant ses larmes couler, attendant ses amis. Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte. Thalixia sursauta, mais un petit sourire tremblant apparut sur ses lèvres.
« C’est vous ? » murmura-t-elle, sa voix encore tremblante.
La porte s’ouvrit presque aussitôt. Camille et Maxime entrèrent, les yeux pleins d’inquiétude. Camille, comme toujours, ne perdit pas une seconde : elle prit Thalixia dans ses bras, serrant fort, presque pour lui transmettre un peu de courage. Maxime restait un peu en retrait, mais son regard était plein de détermination.
« Thalixia… calme-toi, ok ? » dit Camille doucement. « On est là maintenant. »
Thalixia s’effondra presque dans leurs bras, laissant éclater les larmes qu’elle retenait depuis des heures. Les messages du stalker brûlaient encore sur son téléphone, mais pour un instant, tout ce qui comptait, c’était qu’elle n’était plus seule.
Elle leur expliqua, entre deux sanglots, tout ce qui s’était passé : les policiers, le drame de sa famille, le message du stalker. Camille l’écoutait sans l’interrompre, tandis que Maxime tapotait doucement son épaule, comme pour lui dire qu’ils allaient gérer ça ensemble.
« On va trouver un moyen de t’aider, Thalixia. » dit Maxime. « On va pas te laisser toute seule. »
Pour la première fois depuis le matin tragique, Thalixia sentit une petite étincelle d’espoir. Même si la peur du stalker était là, même si tout restait incertain, elle n’était plus seule. Ses amis étaient là, et ils allaient l’aider à affronter ce qui venait.
Assises ensemble sur le canapé, elles laissèrent le silence les entourer quelques instants. Les larmes séchèrent peu à peu, remplacées par un souffle plus régulier. Thalixia sentit que le début d’un plan, d’une stratégie, pouvait enfin commencer.
Assise sur son lit avec Camille et Maxime autour d’elle, Thalixia sentit un peu de calme revenir, mais les messages du stalker brûlaient toujours dans sa mémoire. Chaque vibration de son téléphone lui rappelait qu’elle n’était pas en sécurité, que quelqu’un savait des choses sur sa famille… et qu’il n’allait pas s’arrêter.
Elle inspira profondément, les yeux fixant l’écran de son téléphone. Ses amis étaient là, à quelques mètres, prêts à l’aider, mais la décision restait à elle.
Choix :
A. Ignorer le stalker – Va au chapitre 8
B. Enquêter sur lui – Va au chapitre 10

Annotations
Versions