7. Je suis cuite

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Thalixia s’affala sur son lit, la gorge sèche, le cœur lourd. Elle fixait le plafond, incapable de penser clairement. Chaque souvenir de la matinée, de l’accident, de la voix des policiers, lui brûlait l’esprit. Elle avait besoin de quelque chose pour calmer cette douleur.

Elle se leva, titubante, et se dirigea vers la cuisine. Dans l’ombre, elle trouva une bouteille d’alcool que son père avait laissée à moitié vide dans un placard. La main tremblante, elle versa un peu dans un verre et porta le liquide à ses lèvres. Le goût amer lui brûla la gorge, mais elle continua, gorgée après gorgée, comme si cela pouvait effacer le monde autour d’elle.

La pièce tourbillonnait doucement, les murs ondulaient, et elle se laissa tomber à nouveau sur le lit, le verre à la main. Ses larmes se mêlaient à l’alcool et à la fatigue. Elle repensa à Léna, à ses parents, aux cris, à ce silence soudain et glacial… et chaque gorgée semblait l’éloigner un peu plus de la réalité, un peu plus de la douleur.

Les heures passèrent, ou peut-être seulement quelques minutes, elle ne savait plus. Son corps était lourd, son esprit flou, et pourtant un coin de son cerveau continuait de tourner. Une partie d’elle savait que boire ne changerait rien… mais cette partie était trop fatiguée pour se battre.

Alors elle resta là, immobile, la bouteille presque vide à ses côtés, espérant que le sommeil viendrait la sauver du cauchemar de la veille. Mais elle savait au fond d’elle… rien ne pouvait vraiment la protéger de ce qu’elle venait de perdre. Elle sombra dans le sommeil, rempli de vapeurs d'alcool.

Quand Thalixia rouvrit les yeux, la lumière du matin lui éclatait presque les yeux. Son crâne cognait, une douleur sourde et brûlante qui la faisait trembler de tout son corps. Son ventre se nouait, sa gorge était sèche. Tout autour d’elle tournait, comme si le monde refusait de rester stable.

Dans un réflexe confus, elle chercha ses comprimés pour dormir. Elle en avala quelques-uns, pensant calmer la migraine qui lui perforait la tête. Mais chaque gorgée semblait insuffisante, chaque seconde de douleur plus insupportable que la précédente. Ses mains tremblaient, ses pensées se brouillaient.

Et puis, sans vraiment réfléchir, elle attrapa le flacon entier. Les cachets glissèrent dans sa paume, un à un. Elle les avala presque tous, comme si la fin de la douleur pouvait venir plus vite, plus fort. Le monde devint flou, lourd, étouffant. Son cœur battait trop vite, puis trop lentement. La panique la traversa une dernière fois, glaciale et terrible, mais son corps ne répondit plus.

Tout s’éteignit. Ses yeux se fermèrent pour de bon, son souffle s’arrêta. La pièce resta silencieuse, immobile, témoin de la fin tragique de Thalixia.

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