8. Va te faire
Thalixia regarda son téléphone. Une partie d’elle voulait répondre, savoir, comprendre… mais elle savait que céder à ce numéro inconnu ne ferait que la replonger dans la peur. Elle inspira profondément, et avec une détermination nouvelle, elle fit défiler le numéro et appuya sur « bloquer ». Puis, d’un geste décisif, elle changea de numéro. D'un coup, elle sentit un poids s’envoler de ses épaules. Les messages menaçants ne viendraient plus la hanter. Elle pouvait enfin respirer.
Camille et Maxime étaient là, souriants, le cœur léger. « T’as fait le bon choix, Thalixia », dit Camille, en posant une main rassurante sur son épaule.
Maxime ajouta : « Maintenant, on peut vraiment t’aider à reconstruire. Tu n’es pas seule. »
Le jour de l'enterrement, Thalixia se tenait à l’écart, un bouquet de fleurs serré contre sa poitrine, les mains tremblantes. Devant elle, le cimetière semblait silencieux et infini. Les cercueils de ses parents et de Léna reposaient côte à côte, recouverts de fleurs fraîches, entourés par des visages endeuillés, des murmures et des sanglots étouffés.
Elle ne voulait pas regarder, mais elle ne pouvait détourner les yeux. Chaque pas vers le lieu de l’enterrement lui semblait peser une tonne. Ses souvenirs défilaient : les rires de Léna, le parfum du pain chaud dans la cuisine, le sourire rassurant de ses parents… tout avait disparu en un instant. La perte était brutale, inhumaine. Elle sentit son corps se raidir, un sanglot coincé dans sa gorge.
Maxime et Camille restaient près d’elle, silencieux mais présents. Leurs mains sur les siennes, des gestes simples mais essentiels, lui donnaient un peu de courage. Elle savait qu’elle n’était pas complètement seule, mais le vide qu’elle ressentait ne pouvait pas être comblé.
Lors de la cérémonie, Thalixia observa les cercueils descendre lentement dans la terre. Le son des chutes résonna dans sa poitrine comme un écho de son propre cœur brisé. Elle laissa échapper un cri silencieux, un hurlement que seuls ses larmes et son corps tremblant pouvaient traduire. Les voisins et amis qui l’avaient connue depuis l’enfance s’approchaient, offrant des mots réconfortants qu’elle n’arrivait pas vraiment à entendre. Tout paraissait flou, irréel, comme un mauvais rêve dont elle voulait se réveiller.
Après l’enterrement, Maxime prit sa main et la conduisit chez lui. Sa famille l’accueillit avec chaleur, des bras ouverts et des sourires doux, comme si elle avait toujours fait partie de leur vie. Les mois suivants furent complexes, mais doux. Thalixia retrouva une routine simple : des promenades, des rires avec ses amis, des soirées à parler de tout et de rien. Maxime et sa famille lui offrirent un foyer chaleureux. Les repas, les jeux, les vacances… chaque petit moment semblait remplir le vide laissé par la tragédie.
Thalixia grandirait, non seulement protégée mais aimée. Elle se rendra compte que même après l’horreur, la vie pouvait redevenir belle, douce et pleine de promesses. Les cauchemars du passé s’éloignerait, remplacés par des éclats de rire, des confidences, et le sentiment précieux d’appartenir à une famille.
Et un soir, alors qu’elle regardait les étoiles avec Camille et Maxime, elle se surprit à sourire sincèrement, le cœur léger. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit vraiment libre.
Bravo ! Thalixia a une belle vie désormais, mais le secret du stalkeur n'a pas disparu, si tu veux changer de fin, retourne au chapitre 6 ^^

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