Chapitre 5

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La journée touchait à sa fin. Le soleil avait déjà glissé derrière les tours et filtrai au ras des vitres, déposant sur les bureaux une lumière ambrée qui rendait tout plus doux.

Sofia aligna les derniers dossiers, vérifia une dernière fois sa boîte mail et jeta un regard à l’heure dans le coin de son écran.

18h07. Miracle : elle pouvait partir à l’heure.

Elle attrapa son sac derrière elle, éteignit l’écran, savourant presque physiquement l’idée de quitter enfin Bradford & Co à une heure descente. Sa main était déjà sur la poignée de la porte quand on frappa.

Une fois. Deux fois. Une signature qu’elle ne connaissait que trop bien maintenant.

Non pas lui. Elle avait réussi à l’esquiver toute la journée ou du moins, il n’était pas venu l’importuner avec un dossier sorti d’on ne sait où.

Elle ouvrit la porte, Alex était sur le seuil. Costume impeccable, cravate légèrement desserrée, veste ouverte comme si la journée n’avait eu aucune prise sur lui. Il tenait un dossier dans une main, ses doigts tapotant le carton, rythme mesuré d’un homme qui a déjà répété sa scène.

_ Vous partez déjà ? demanda-t-il.

_ Il est dix-huit heures passées, répondit-elle. Oui, je pars. Je sais, c’est incroyable.

Sourire en coin pour ne pas changer. Il entra, l’obligeant à reculer et referma la porte derrière lui.

_ J’ai relu votre révision sur le dossier italien, dit-il en avançant vers elle. C’est excellent.

_ Merci.

_ Tellement excellent… qu’il serait dommage de bâcler la suite.

Il s’approcha encore, juste ce qu’il fallait pour imposer sa présence. Pas de contact, pas de geste déplacé. Juste ce champ magnétique invisible qu’il déplaçait avec lui.

_ J’aimerais que nous en parlions autour d’un dîner, ajouta-t-il.

Sofia le fixa une seconde en se demandant à quel petit jeu sadique il était encore entrain de jouer.

_ Un dîner… ? répéta-t-elle.

_ Professionnel, précisa-t-il, d’une voix beaucoup trop tranquille pour être totalement crédible. On travaillera mieux hors du bureau.

Elle inspira profondément. Une fois pour la forme, une deuxième pour le courage.

_ Non.

Il cligna des yeux, réellement surpris comme s’il ne s’attendait pas à un refus.

_ Non ?

_ Je préfère rester sur des horaires de bureau, dit-elle posément. Et sur un cadre… clair. De 8h à 18h.

Il répéta lentement, comme pour savourer la résistance :

_ Vous préférez…

_ Oui.

Un silence dense s’abattit. Il la regarda longuement, comme s’il essayait de décider si elle venait de poser une limite… ou de lancer un défi. Elle soutint son regard sans flancher.

— Très bien, dit-il finalement. Je respecte.

Le mot glissa avec une nuance difficile à lire. Est-ce qu’il respectait… ou est-ce qu’il prenait note ?

Il ouvrit la porte sans laisser transparaître sa déception et se retrouva nez à nez avec Gabriel.

A non, pas les deux.

Adossé au mur, bras croisés, posture maîtrisée, visage neutre. Sauf que sa mâchoire était un peu trop crispée pour que ce soit totalement innocent. Il n’était clairement pas là pour parler de la météo.

Sofia sut en une seconde : Il avait entendu.

Alex sourit, presque amusé, comme quelqu’un qui vient d’entrer sur un terrain déjà miné mais qui trouve ça divertissant.

_ Je proposais un dîner de travail, expliqua-t-il d’un ton faussement léger. Mais Mademoiselle Valencia tient à conserver un cadre strict.

Gabriel ne le lâchait pas du regard.

_ Elle a raison, répondit-il.

Deux mots, polis, nets comme des coups de scalpel. Un avertissement, emballé dans du velours.

Alex hocha la tête, enregistrant la frappe.

_ Bonne soirée, Sofia, dit-il avant d’adresser un clin d’œil provocateur à Gabriel.

_ Bonne soirée, Monsieur Rossi, répondit-elle, droite.

Il s’éloigna d’un pas tranquille.

Gabriel le suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse dans l’ascenseur, puis reporta son attention sur elle.

_ Vous n’avez rien à justifier, dit-il doucement.

Elle réalisa qu’elle avait instinctivement redressé les épaules, comme si elle se préparait à expliquer quelque chose.

_ Je ne me justifie pas, répondit-elle, je n’ai même rien dit.

Gabriel acquiesça avec un mouvement infime trop contenu pour être parfaitement naturel.

_ Bonne soirée, Sofia, ajouta-t-il.

Elle sentit un léger décalage dans sa poitrine.

Son prénom. De sa bouche à lui, c’était… autre chose.

_ Bonne soirée, Monsieur, dit-elle.

Elle traversa le couloir, consciente, dans son dos, de son regard. Un regard qui, sans le vouloir, lui donnait l’impression d’être réellement vue.

Le jour suivant, Gabriel arriva encore plus tôt que d’habitude.

Il traversa un open space presque vide, salua d’un signe de tête distrait les rares présents, s’enferma dans son bureau et resta quelques secondes immobile, les mains à plat sur son bureau.

Il n’avait presque pas dormi et il n’aimait pas ce que cette simple donnée disait de lui.

À huit heures précises, on frappa.

_ Entre, dit-il.

Alex entra sans attendre, évidemment. Veste sur l’épaule, chemise légèrement ouverte, comme si la nuit n’avait été qu’une formalité.

_ Tu voulais me voir ? demanda-t-il, calme, presque amusé.

Gabriel s’asseya derrière son immense bureau en bois de noyer, bras croisés, regard froid.

_ Oui. Assieds-toi.

Alex s’installa, une jambe croisée sur l’autre, dans une décontraction qui, en soi, était une provocation.

Gabriel ne perdit pas de temps et attaqua sans préambule.

_ On va parler de Sofia, dit-il.

_ Direct, commenta Alex avec un sourire. Ça me manquait.

_ Ce que tu as fait hier soir était inapproprié.

_ Proposer un dîner de travail ? Il haussa les épaules. Tu deviens prude avec l’âge.

_ Ne joue pas avec moi.

Sa voix était basse et lente. Il y avait là une tension que même Alex ne put ignorer. Ce dernier inclina légèrement la tête, l’attitude plus sérieuse.

_ Qu’est-ce que tu veux, exactement ? demanda-t-il. Que je prenne rendez-vous par mail ? Que je garde mes distances ? Que je la laisse tranquille ?

Le silence de Gabriel fut plus parlant que n’importe quel discours. Alex le fixa, puis un éclat de compréhension passa dans ses yeux.

_ Je vois, souffla-t-il.

Un sourire, cette fois, plus fin, plus dangereux.

_ Elle te plaît, déclara-t-il, sans ironie.

Gabriel ne bougea pas d’un millimètre mais il ne démentit pas. Il n’y avait pas besoin, son attitude de ces derniers jours avait parlé pour lui.

Alex se leva, fit le tour du bureau, s’appuya du bout des doigts contre le bois.

_ Toi, l’homme au contrôle absolu, dit-il doucement… Tu rencontres enfin quelqu’un que tu ne peux pas complètement prédire, dont l’intelligence te fascine c’est ça ?

Gabriel se redressa, planta ses yeux dans les siens.

_ Ce n’est pas un jeu, Alex.

_ Pour toi, non, admit Alex. Pour moi, pas seulement.

Il parla plus bas, comme si les murs avaient des oreilles.

_ Elle est brillante, Gabriel. Rapide. Elle comprend avant qu’on ait fini de lui expliquer. Tu sais très bien que ce genre de profil… m’intéresse.

_ Non, rectifia Gabriel. Ce qui t’intéresse, c’est ce qui te résiste.

Alex eut un rire bref mais Gabriel continua, plus tranchant :

_ Tu es attiré par ce que tu ne peux pas avoir. Le jour où elle cédera, tu passeras à autre chose. Comme toujours.

Les mots tombèrent entre eux, lourds de choses non dites. Des noms, des visages, des dégâts.

Alex soutint son regard en se mordant l’intérieur de la joue.

_ Tu parles comme si tu valais mieux que moi.

Gabriel ne se déroba pas.

_ Je parle comme quelqu’un qui a passé assez de temps à réparer derrière toi.

Un flash de colère passa dans les yeux d’Alex puis il se calma en haussant les épaules.

_ Je ne joue pas avec elle, dit-il. Pas comme tu le crois.

_ Tu joues toujours, insista Gabriel. Tu chasses. Tu veux qu’elle dise oui parce qu’elle te dit non. Et tu sais très bien que le jour où elle te suivra… ce ne sera plus intéressant.

Alex eut un silence, un vrai.

_ Peut-être, admit-il. Ou peut-être que tu te trompes, cette fois.

Gabriel se leva à son tour. Ils se retrouvèrent face à face, à une distance calculée.

_ Elle mérite la paix, dit-il. Elle mérite d’être respectée pour ce qu’elle est, pas pour ce qu’elle représente dans ton tableau de chasse.

_ Je la respecte, répliqua Alex. D’une manière qui, je le reconnais, te dérange profondément.

Il marqua une pause.

_ Tu veux que je me retire ? demanda-t-il. Tu veux que je la laisse à ton admiration silencieuse, à tes regards par la baie vitrée, à tes conseils sur ses “priorités” ?

Le trait porta, Gabriel se raidit.

_ Je veux qu’elle ne devienne pas… un enjeu entre nous, répondit-il.

_ Trop tard, dit Alex calmement.

Il se détourna, posa la main sur la poignée.

Gabriel ajouta, d’une voix plus basse, presque fatiguée :

_ Tu vas la blesser.

Alex resta immobile une seconde, le chasseur, pour la première fois, sembla hésiter.

_ Peut-être, répondit-il honnêtement. Ou peut-être pas.

Il ouvrit la porte et s’arrêta net. Sofia était là.

Droite, dossier en main, visage maîtrisé. Mais ses yeux…

Elle avait entendu. Ils le comprirent tous les deux en même temps.

_ Bonjour, Sofia, dit Alex, comme si de rien n’était.

Elle ne le regarda pas. Elle entra, posa calmement le dossier sur le bureau de Gabriel.

— Voici les documents pour l’Argentine, dit-elle d’une voix parfaitement calme, beaucoup trop calme.

Gabriel la regardait, silencieux, comme s’il cherchait à mesurer l’ampleur de ce qu’elle venait de recevoir en pleine figure mais elle ne s’attarda pas.

— Je reste disponible si vous avez des questions, ajouta-t-elle simplement.

Puis elle se retourna, et sortit en refermant doucement la porte derrière elle.

Alex souffla, un sourire en coin.

_ Eh bien, dit-il. Maintenant, elle sait comme ça.

Il lança à Gabriel un regard où se mêlaient défi, amusement… et quelque chose de plus sombre.

_ Que le meilleur gagne, ajouta-t-il avant de s’éclipser.

Gabriel resta au milieu du bureau, soudain immobile. Il se sentait comme si qu’on lui avait forcé la main. Il ne comptait pas se dévoiler à Sofia. Alex avait raison, il préférait la regarder de loin. Mais parfois les plans changent.

Sofia referma la porte de son bureau avec un calme qui ne leurrait personne. Son palpitant battait à toute vitesse.

Elle resta debout un moment, les mains à plat sur le bureau, la respiration trop rapide. Puis elle se força à inspirer profondément. Une fois, deux fois, comme un exercice de cohésion cardiaque.

Les phrases tournaient dans sa tête.

“Tu es attiré par ce que tu ne peux pas avoir.”

“Le jour où elle cédera, tu passeras à autre chose.”

“Elle te plaît.”

Elle se laissa finalement tomber dans sa chaise. Essaya d’ouvrir un mail mais le texte se brouilla.

Formidable. Tu lis quatre langues, mais dès qu’il est question de toi, tu ne comprends plus rien.

On frappa et pour la première fois depuis qu’elle travaillait ici, elle espérait que ça soit Miranda avec une vacherie cinglante.

_ Entrez, dit-elle, fière de ne pas avoir laissé sa voix trembler.

Gabriel passa la porte. Raté. Démarché assurée, cravate bien en place, mais regard… fissuré.

_ Je peux ? demanda-t-il.

_ Oui, Monsieur.

Il s’avança de quelques pas, s’arrêta devant son bureau. La distance parfaite entre prudence et tentation.

_ À propos de ce que vous avez entendu tout à l’heure…

Cette fois, il ne jouait pas au directeur, il cherchait réellement ses mots.

_ Alex et moi avons… un long contentieux, dit-il. Il aime provoquer. Il aime gagner. Et il aime… tester les limites des gens.

Il marqua une pause, comme s’il triait les phrases à garder et celles à enfouir.

_ Je ne veux pas qu’il vous entraîne dans quoique ce soit, ajouta-t-il.

Sofia le regardait intensément en fronçant légèrement les sourcils.

_ Dans quoi, exactement ? demanda-t-elle doucement.

La question le prit de plein fouet. Il cligna des yeux, son masque glissa un peu.

_ Dans ses manipulations, répondit-il. Ses… jeux de pouvoir. Ses histoires qui finissent… mal pour les autres.

Ses doigts se crispèrent légèrement, faisant blanchir ses jointures.

_ Je préfère que vous gardiez vos distances avec lui, dit-il.

Un silence s’étira, maintenant il lui disait qui elle pouvait fréquenter ou apprécier.

Elle fini par demander à voix basse, presque en murmurant :

_ Et avec vous, Gabriel… je dois garder mes distances aussi ?

Elle avait prononcé son prénom sans y réfléchir, en franchissant une limite.

Il la regarda, réellement déstabilisé cette fois. La réponse instinctive était “non”, la réponse raisonnable était “oui”.

Il ne dit ni l’un ni l’autre. Le temps qu’il mit à répondre était, à lui seul, une confession.

_ Ce n’est pas la même chose, finit-il par dire.

_ Vraiment ? demanda-t-elle.

Ses yeux à elle ne fuyaient pas. Ils cherchaient, ils appuyaient là où ça faisait mal.

Il ouvrit la bouche. La referma. Pendant une fraction de seconde, l’homme prit le dessus sur le directeur.

_ Je ne vous veux aucun mal, Sofia, dit-il enfin.

C’était un aveux simple et désarmant.

Un frisson la traversa. Parce que c’était exactement ce qui la troublait : il la regardait comme s’il la voyait vraiment.Pas comme une distraction, pas comme un défi. Comme une personne avec sa valeur propre.

_ Je sais, répondit-elle très doucement.

Et elle le savait, c’était bien le problème.

Gabriel recula d’un pas, remit son masque presque parfaitement en place.

_ Bonne journée, Mademoiselle Valencia, dit-il.

_ Bonne journée, Monsieur, répondit-elle.

Il sortit et la porte se referma dans un léger clic qui résonna beaucoup trop fort dans la pièce.

Sofia resta immobile, le cœur cognant contre sa poitrine.

Pourquoi tu as posé cette question ? Pourquoi tu avais besoin de savoir ?

Parce qu’elle savait très bien qu’elle n’était plus neutre. Ni avec Alex, ni avec Gabriel. Et ça, ça lui faisait plus peur que n’importe quel tableau Excel.

Son appartement l’accueillit avec sa pénombre habituelle et son odeur familière.

Elle laissa tomber son sac sur la chaise de l’entrée, retira ses chaussures à la va-vite, marcha directement vers la petite étagère près de son bureau. Elle en tira son carnet noir, celui où elle n’écrivait que quand ça débordait.

Elle s’assit, le stylo coincé entre ses doigts, la gorge serrée.

La première phrase jaillit presque toute seule :

“Journée mouvementée, encore.”

Elle s’arrêta, soupira et reprit.

“Je n’arrive pas à comprendre ce que je ressens.”

Elle gribouilla le mot “ressens” trop fort, l’encre fit une tache.

“J’ai pensé à Papa.”

Une larme se forma, roula, tomba sur le papier. Elle l’essuya d’un geste agacé.

_ No. Pas maintenant, murmura-t-elle.

Les souvenirs de son père revinrent : lui, derrière son petit comptoir à Porto Rico, ses mains tachées de fruits, son regard doux et espiègle. “Respira, mi niña. Quand ça déborde, tu respires.”

Elle inspira profondément et continua :

“Alex me déstabilise trop vite, trop fort.

Il sait quoi dire, comment regarder. Il aime ce qui lui échappe.”

Elle dit une pause en mâchouillant le capuchon de son stylo pour réfléchir à sa prochaine phrase.

“Gabriel… me fait peur autrement.”

Ses doigts tremblaient légèrement.

“Il me regarde comme si j’étais transparente…

No. Comme si j’étais lisible. Comme si ce qu’il voit en moi lui importait vraiment.”

Elle posa le stylo une seconde, appuya son front contre sa main.

Alex. Son regard bleu clair, ses phrases toujours à la frontière entre sincérité et jeu, cette lueur dans son regard dès qu’on lui disait non. Le frisson qu’elle ressentait à chaque fois qu’il faisait irruption dans son bureau.

Gabriel. Son calme, sa précision, ses silences plus parlants que certains discours, sa manière de la la faire se sentir importante, ses phrases qui en disaient trop et pas assez à la fois.

Elle reprit le stylo.

“Alex sait y faire. Il sait appuyer là où l’ego aime qu’on le touche. Avec lui, je me sens désirée, choisie. C’est dangereux, mais c’est… flatteur.”

Elle inspira plus profondément. L’encre continuait de glisser.

“Gabriel me trouble parce qu’il voit plus loin.

Avec lui, je me sens… comprise. Ou en train d’être comprise. C’est encore plus dangereux.”

Elle laissa le silence se déposer.

Le bruit lointain de la ville remontait par la fenêtre fermée.

“Je ne veux pas être un enjeu, ni un jeu.

Encore moins une distraction entre deux hommes qui ont déjà trop d’histoires à régler.”

Une autre phrase monta, qu’elle écrivit sans se censurer :

“L’un me voit comme une tentation.

L’autre me voit comme une évidence qu’il ne devrait pas toucher.”

Elle s’interrompit, ses yeux piquaient.

“Je suis venue ici pour travailler, pour rembourser mon prêt étudiant. Pour construire autre chose que des amourettes de bureau.”

Elle serra le stylo si fort qu’il faillit lui glisser des doigts.

“Alors pourquoi… pourquoi ça m’affecte autant ?”

Elle resta là, le stylo suspendu au-dessus de la page, l’image des deux hommes dans la tête.

Alex, chasseur élégant, tournant déjà autour de sa proie avec un intérêt presque ludique.

Gabriel, stratège silencieux, troublé malgré lui par un esprit qui répondait au sien.

Et elle, en plein milieu. Pas naïve, pas passive.

Juste humaine et flattée d’être le centre de leur attention.

Elle referma le carnet sèchement. Le bruit claqua dans le petit appartement comme un verdict. Elle n’avait pas la réponse. Elle savait juste une chose : C’était un terrain miné et elle venait de se rendre compte qu’elle avançait déjà dessus sans carte.

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Merci d’avoir lu ! Le prochain chapitre est pour le 16/12/25.

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