Test 2

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Tête rentrée sous la capuche, dos voûté, visière baissée, La Fouine avançait au hasard des ruelles désordonnées de la vieille ville. Les gouttelettes, projetées loin devant par ses pas rapides, venaient brouiller le reflet des lampadaires dans les flaques d’eau acide. L’averse avait vidé les trottoirs des derniers badauds encore debouts à cette heure tardive. Un bon point, ce n’était pas le moment de tomber sur une connaissance.

Un mouvement attira son attention dans la devanture d’un magasin miteux. Au milieu d’un étal de vieilleries pompeusement baptisées antiquités apparut un visage encadré d’ombre, au menton fuyant, au nez fin et pointu. Il mit une fraction de seconde avant de reconnaître son propre reflet dans une psyché hors d'age. Il détourna le regard, effaçant du mirroir l'ingrat profil qui lui avait valu son surnom.

Capuche relevée, voûtée et visière baissée, La Fouine déambulait sans but dans les rues chaotiques de la vieille ville. Les gouttelettes, propulsées loin devant par ses pas rapides, brouillaient le reflet des lampadaires dans les flaques acides. L'averse avait débarrassé les trottoirs des derniers passants qui s'attardaient à cette heure tardive. C'était une bonne chose, ce n'était pas le moment de croiser une connaissance.

Un mouvement attira son attention dans la vitrine d'un magasin miteux. Au milieu d'une collection d'antiquités aux noms ostentatoires, un visage encadré d'ombre apparut. Il lui fallut une fraction de seconde pour le reconnaître. Elle détourna le regard, effaçant de la psyché antique le profil peu flatteur qui lui avait valu son surnom.

Vêtu de sa vieille combinaison étanche, les épaules voûtées et son long nez touchant presque l'écran de la visière, La Fouine marche nerveusement dans la nuit, ses semelles mouillées résonnant le long de la ruelle déserte et détrempée par la pluie.

La pluie corrosive vient de s'arrêter, et la rue faiblement éclairée est maintenant parsemée de quelques flaques de lumière colorée provenant des lampadaires. La Fouine, espérant avoir dissous les éventuels badauds dans les caniveaux noirs et huileux, est seul dans ce labyrinthe de ruelles désertes, se murmurant à voix basse.

" Bon sang ! Tout ce travail pour rien ! Cinquante mille plaks partis en fumée à cause de ce maudit clochard !".

La Fouine repasse en boucle dans son esprit les événements de la soirée. Son entrée dans le bar, la conversation avec Diago, l'échange... Tout s'était déroulé comme prévu jusqu'à ce que le vieil ivrogne apparaisse au milieu du stand, son costume d'extérieur traînant sur ses hanches, une bouteille de whisky à la main, marmonnant dans sa barbe, arrosant tout de ses gesticulations sauvages. On aurait dit un prêtre avec un arroseur d'eau bénite un jour de grand-messe.

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