L’envol
Dès que sa langue humide entre en contact avec ma féminité, je m’envole, mes pieds ne touchent plus le sol, littéralement.
Mes yeux se révulsent et je me sens défaillir.
Le sentir en moi de cette façon me tue et me maintient en vie en même temps.
Sa barbe naissante vient doucement caresser l’intérieur de mes cuisses au rythme de la pénétration qu’il instaure avec sa langue.
Ma respiration s’accélère , je m’agrippe aux draps : je déteste perdre le contrôle, mais putain avec lui c’est si bon.
Je me mords les lèvres, presque au sang, mais je m’en fous, c’est si bon.
Je prie pour que cet instant ne s’arrête jamais, équilibre parfait, je suis sur un fil et j’ai l’impression de vivre un orgasme qui ne s’arrête jamais.
Tout bascule lorsqu’il ajoute son doigt, d’abord hésitant, il me caresse la chair lentement, mais soudain je le sens gémir et je vois bien que pour lui aussi il n’est plus question de se contenir.
Il entre son majeur en moi : De son doigt long et fin, prend plaisir à le remuer, jusqu’à le faire cogner contre les tréfonds de mon intimité.
Putain ce que c’est bon.
De son autre main il me maintient contre le matelas pour que je ne m’en aille pas trop loin.
Je vous l’ai dis : je déteste perdre le contrôle.
J’ai envie d’hurler : je crie déjà.
Il relève la tête, me transperce du regard.
Allongée complètement nue, à sa merci, je vois bien que ça l’excite.
Lentement, le prédateur s'approche de sa proie.
Toujours les jambes écartées, je peine à ne pas trembler, il le constate car doucement de sa main, il vient figer mes cuisses.
-Passons aux choses sérieuses, me susurre t-il à l’oreille.

Annotations
Versions