Mon amour
En réponse au défi : Aux amoureux
Qui l'eût cru ?
À cette phrase, parfois entendue lorsqu'on se confronte à une situation tantôt enthousiaste, tantôt dramatique.
Qui l'eût cru ?
À chaque fois le même murmure vient hérisser mon épiderme.
Toi et moi.
On le savait, même si on le niait. On le puait même avant de s'être touché.
De regards en coin, en rire bien trop fort afin de détourner l'attention de l'un.
Pendant que l'autre, le coeur fort, tentait de rester de marbre et se recroquevillait dans sa zone de confort.
10 ans plus tard, c'est une évidence. Avec tout ce qui s'est bâti autour, presque tout seul, alimenté par la seule force de notre amour.
"L'amour, ça suffit pas." Qu'ils disent.
Et bah, avec toi, putain si.
Parce qu'on ne fait pas de l'amour juste un mot baveux qu'on colle sur nos corps et dans nos mots.
On fait de l'amour une putain de forteresse unie et courageuse qui résisterait à n'importe quelle tempête.
J'en suis intimement convaincue, et c'est même là ma seule conviction : je t'aimerais toujours et serais prête à me plier littéralement en 8 pour toi.
Et tu en es intimement convaincu, et c'est là ta seule conviction : tu m'aimeras toujours et seras prêt à te plier littéralement en 8 pour moi.
Un équilibre parfait, à toi mon Yang ou mon Yin par moment.
Nos âmes se sont trouvées, comment aurait-il pu en être autrement ?
Est-ce qu'on peut leur dire ? À quel point c'est facile pour nous ? Là où des tumultes semblent pouvoir naître, seul notre amour grandit, et bat toujours plus fort que tous les parasites du monde.
Faisons profil bas mon amour, ne détenons-nous pas la chose la plus précieuse au monde ?
Et en même temps, qui pourrait avoir la prétention de nous détrôner ? De cette forteresse si bien consolidée ? De cette union invisible pourtant si forte et magnétique.
Nos regards s'entrechoquent constamment et nous lisons l'un dans l'autre.
Dans une forme Aragonienne je t'admire, te glorifie, te sanctifie et tu me rends la pareille.
Je pourrai tant écrire sur toi mon amour, tant conter nos aventures et rendre compte de notre bravoure.
Nous serions capable de naviguer en barque sur le Styx lui-même et boire à grandes gorgées ses effluves foncés pour prêter notre serment.
Rien ne semble assez fort pour décrire ce lien invisible, rien de commun ou de mortel et tellement indescriptible.
Alors merci d'être toi, car c'est grâce à cela que je peux être moi.

Annotations
Versions