6 : Faites entrer l'agneau dans la fosse aux loups...

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Je franchis le seuil d'une grande pièce qui semble être un genre de salon-bibliothèque, une grande cheminée trône sur un côté. Devant elle, le salon proprement dit avec deux grands canapés Chesterfield face à face et deux en fauteuils en cuir sur le côté. Une jolie table basse vitrée sur un épais tapis persan.

Sur les murs opposés de grandes bibliothèques garnies de livres de toutes factures. Si grandes qu'il y a sur les côtés une grande échelle sur un rail.

Assis dans un fauteuil, un homme, la soixantaine, grisonnant, bien portant. Dans un canapé une dame, apparemment la quarantaine avancée, très élégante, en robe de soirée très... échancrée. Face à elle un bel homme la cinquantaine.

Ils me regardent tous trois en silence. Je me sens un peu comme un agneau qui vient de rentrer dans une tanière de loups affamés.

En fond sonore une douce musique classique.

Il va falloir que je retire ma culotte, je serai nue sous mon manteau.

J'ai très très peur d'un coup.

Mais machinalement, je glisse ma main derrière mon trench coat et attrape l'élastique de mon brésilien que je fais glisser tout en essayant de rester digne et élégante en ne me tortillant pas de manière ridicule mais également en tentant tant bien que mal de cacher cette nudité qui ne demande qu'à éclater au grand jour.

Je prends discrètement une grande inspiration, et je marche doucement en direction des canapés.

L'homme le plus âgé me regarde et tend la main :

- ah ! bienvenue Sophie venez par ici très chère.

Mes talons claquent sur le parquet en bois massif qui craque par endroit.

Je tiens ma culotte en main comme si je portais un plateau.

Je suis maintenant suffisamment près, car le bruit de mes pas est soudainement étouffé par le tapis.

Je m'arrête à l'angle entre le canapé de gauche et le fauteuil où le maître des lieux est assis.

Celui-ci tend la main vers mon sous-vêtement :

- Laissez-moi vous libérer de ce fardeau, Sophie.

Je lui tend ma culotte, je dois être aussi rouge que lui.

Mon homme se tient derrière moi,

Il prend mon slip brésilien en souriant et le porte à son nez, le respire comme on humerait un bouquet de fleurs.

Il le glisse ensuite dans la poche de sa veste comme si c'était une pochette de costume.

- Merci très chère. Veuillez maintenant retirer ce manteau, voyons n'ayez pas peur, il faut vous mettre à l'aise.

Je tourne la tête vers mon homme, qui me sourit et hoche la tête.

Je baisse le menton, je sens le poids du regard des personnes présentes.

Je suis dans un état second.

Et sans réfléchir je défais un à un les boutons de mon trench coat qui petit à petit laisse apparaître ma peau blanche.

Au moment de le retirer complètement, Christophe le saisit pour m'aider à l'enlever.

Et devant les yeux brillants de mon hôte, je suis là, debout. Étonnamment je suis plus troublée que gênée, j'ai le coeur qui tape très fort et le souffle coupé.

Juste chaussée de mes talons, je suis nue.

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