9 : Belle Désirable Sophie Mutine ou la spirale rouge et noire

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Inconsciemment, je fais de petits mouvements de bassin et me caresse contre le sexe de Michel.

Je devrais être folle de jalousie de voir mon homme prendre cette femme par derrière mais non, ça m'excite au plus haut point et ce serait mal venu de ma part dans la position dans laquelle je me trouve actuellement.

J'ai chaud, j'ai la peau moite.

Michel me tend une nouvelle coupe de champagne que je bois, affalée de manière impudique sur ce sexagénaire que je ne connaissais pas il y a moins d'une heure.

Il me demande à l'oreille si ça me plaît, je ne réponds rien, obnubilée par ma vision...

-Tu n'as pas honte petite voyeuse ?

Michel me repousse et par le collier m'incite à me mettre quatre pattes sur le tapis, face au trio.

Michel assis sur le rebord de son fauteuil en profite pour faire claquer sa main sur mon cul tendu. Je ne montre pas de réaction si ce n'est une légère contraction du fessier. Il se penche vers moi et remet une plus grosse fessée, puis de l'autre main, me relève le menton, sans doute pour voir ma réaction, peut-être chercher un regard implorant dans mes yeux.

Mais non. Rien, du moins, je le fixe, limite provocante.

- Tu en veux plus c'est ça ? Il m'avait dit que tu aimais ça... Ce n'est pas assez fort pour toi, c'est ça ?

Sans sourciller et d'une voix plus lascive :

- J'espère que ce n'est pas tout ce que vous avez...

- Petite salope.

- Moi ?

- Oui toi !

Et une grande fessée vient à nouveau s'abattre sur mon postérieur qui se contracte.

Dents serrées, je lui réponds :

- Oui je suis une salope, mais je mérite mieux.

Que m'arrive-t-il ? Je m'abandonne réellement à cet homme. J'en oublie le mien ! Tiens ? Et lui ? Où en est-il ?

Je tourne la tête, il est là, je le vois assis sur le canapé, il est en train de se faire sucer. Il la regarde en lui caressant les cheveux. Elle, impudique, ouverte est allongée pour son ouvrage pendant que Paul est debout à côté, lui se sert une coupe de champagne, le serpent pendouillant entre ses cuisses.

Bref, tout va bien tout le monde vit sa meilleure vie. Je tourne la tête vers Michel en lui souriant, je remue du popotin.

- Tu veux plus alors... c'est ça ? Dit-il en prenant la ceinture en cuir de son pantalon...

- Hm oui, ça c'est bien...

Je pose ma tête sur la moquette afin que mes fesses soient bien dressées, totalement soumise à ce maître d'un soir.

Ça se voit qu'il maîtrise le geste car lorsque le cuir de la ceinture s'abat sur ma peau ça claque plus que ça ne fait mal.

Même si ça pince un peu, qu'est ce que j'aime ça, je ne saurais l'expliquer mais me voilà à nouveau dans cette spirale BDSM qui me transcende.

Il fait de plus en plus chaud dans cette pièce, heureusement que la cheminée n'est pas allumée même si visuellement ça aurait pu donner un côté encore plus érotique à l'endroit pour notre scénographie !

Une main ferme me saisit par les cheveux et me décolle le front du tapis.

Michel me regarde dans le blanc des yeux, je dois avoir une drôle de tête avec des cheveux collés par la sueur et le maquillage coulé, car il me regarde d'un air satisfait.

- Tu es une bonne petite chienne, Sophie. Regarde moi bien.

Je le fixe, et je sens au même moment des mains se poser sur mes fesses puis un énorme gland écarter mes lèvres détrempées.

Tellement gros que j'en ai le souffle coupé, la bouche grande ouverte, les yeux rivés dans ceux du maître de cérémonie... Je souffle un peu à chaque avancée de cette lente poussée. J'ai du mal à avoir un regard provocateur pour Michel.

Le bougre, il jubile de voir la pute que je suis se faire écarteler par cette énorme bite.

Il me tient toujours par les cheveux... puis me prend le visage en me pressant les joues, je ne suis plus qu'un objet pour lui, pour eux.

- Tu aimes la bite, hein Sophie ?

- Ou-ouii

- Je n'ai pas compris. Dis-le !

- Oui j'aime les grosses bites.

- Tu as envie d'en avoir deux en même temps ?

- Euh, je sais pas...

J'ai du mal à me concentrer car pendant ce temps là, Paul s'enfonce profondément en moi...

- Pardon ? Comment ça, tu ne sais pas ? Tu n'as pas aimé voir Christine comme ça ? Ça ne t'a pas excitée ?

- Si beaucoup..

- Alors ? Ne Veux tu pas me faire plaisir ma petite salope ?

- Si... je ferez tout ce que vous voudrez... je... je suis à vous ce soir...

- Hm... Tu es à moi... J'aime quand tu me parles comme ça ! Allez viens ma belle !

Paul se retire de moi d'un trait et je me sens comme béante.

Je me lève et petit instant de répit, comme pour me donner du courage ou simplement me désinhiber, Michel me tend la bouteille de champagne et me fait boire au goulot.

Je sais, ce n'est pas bien de gâcher mais je n'ai pas pu empêcher de laisser échapper un filet de champagne qui coule sur mon corps, la fraîcheur du liquide me fait du bien...

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